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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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/21 EXPLOITATION DES BOIS. AMMAUI Ü0M1.S1 IQVES. 722

t.a nouvelle futaie est soumise à des éclair-cies ou nettoiements qui reviennent tous lesvingt ou vingt-cinq ans, et qui sont pi ati-quées de manière à la tenir close , ou epai»6e.

Prescrite par l'ordonnance «le 1(j(i9, encoreen vigueur pour 'es forêts du domaine public,puis vivement attaquée par Keaumur, Duba-inel, BufTun , ttozier, la méthode des futaiessur taillis est maintenant sur son déchu.L'usage général, dans ce système, est de ré-server, lors de chaque coupe du taillis, 50baliveaux de l'âge, nombre qu'on réduit plusou moms à chacune des coupes suivantes.Dans les bois soumis au régime forestier lé-gal, les baliveaux de réserve reçoivent uneempreinte qui leur est donnée pur le war-teiuge.

Lorsqu'il s'agit de calculer le produit en boisque peut donner une futaie pleine ou sur taillis,il faut prendre, soit sur chaque arbre en par-ticulier,soit parcategories de (aille, la huuteurei la circonférence. On obtient la hauteur eul'estimaui à ta vue ou par les procédés higono-metnques. La circonférence se mesure a U ouCi décimètres au-dessus du niveau du sol ;(a grosseur de l'extreinite supérieure s'es-time a la même distance du sommet, en ad-mettant comme valeur du décroissement dela circonférence de douze eu douze centimè-tres de hauteur, 1 centimètre pour les fu-taies sur taillis, et 5 niillniiéiu-s pour lesmassifs de futaie. Delà on déduit la circon-férence moyenne, et l'on ramène le cubageà celui d'un prisme à base carrée, lequel apour côte rie sa base le quart de la circonfé-rence iimyenue, apres déduction de I/O à 1/4pour l éco ce.

C'est pendant le repos apparent de la sève,ei surtout peu ne temps avant son reveil,qu'il convient d'abattre les arbres. I. ab t-lf| ge s'exécute à la cognee ou à la scie aideede coins ; ou coupe au-dessus, au mveau.ouau-de*sous de la surface du sol.

Après l'abattage , le bois est traité de diffé-rentes mauières, suivan 1 se» differentes des-tinations. Les taillis fournissent principale-ment «lu bo s de chauffage; les ramilles for-ment des bourrées ; les branches, ries/a-gots;\w tigfg, des bûches qu'on refend ouqu’on laisse en rondins, et qu’on empile enviens. Les cercles , ou cerceaux de futailles,les écbalas, differentes sortes de perche»,lecharbon , le tan , sont aussi des produits deslaillis .Les futaies y ajouient le bois a'équar-nssage pour la charpente et la manne; lehou de fente, débité en merrain, lattes,ectisses , pour 6eaui, mesures à blé, etc.; lebois de sciage, qui se façonne en planches,

1 Devrons, solives, madriers, etc.; enüu le boispr«»pre au charronnage, à la menuuene et àune foule d’arts qui y rechercbeut diffeientesqualités.

b anteurs, tes forêts sont encore une sourcede production, soit en contribuant à l'ali-in« ntaiion des bestiaux lorsqu'on les y admetpour le pâturage, ou lorsqu on en retire ! esiçuiiies, les glands, les faines, pour les leurll«Df er -' ^i 11 en ,ivra "l à la consommationts iruits de toutes sui tes, et aux arts la po-asse, la térébenthine, la résiné, le goudron,ie noir de fumée, etc.

S t. Education des animaux domestiques,

ou Zoopédie.

■-On tient les chevaux dansi,iîf C i Urtes ' es bâtes bovines dans des éfa-paU >cl m ? u,on8 daus des bergeries ou desartv à ciel ouvert, les porcs dans des loges

dont la réunion forme la porcherie , les la-pins dans des garennes closes ou forcées et desgarennes domesiiques ou clapiers , les pi-geons fuyards «ni nisets dans des colombierssolitaires , les pigeons domestiques dans des■volières, les faisans «lans les faisanderiesqui sont des parcs tout entiers ou des coursgrillées de tous côtes et appelées parquets,les autres oiseaux do basse-cour dans lespoulaillers , les abeilles dans les ruches dontremplacement porte le nom de rucher , lesvers à soie dans les ateliers de magnanerie.L’hygiène exige dans ces locaux l’ttb>euceri'bumidué, un bon système d'aération, etdes dispositions nui permettent ( écoulementdes liquides, l'enlèvement des déjections et lesautres soins de propreté.

Le mobilier de» écuries, des étables et desbergeries consiste essentiellement en râte-liers et en mangeoires, auges ou crèches ;celui de la basse-cour en juchoirs , eu caba-nes. nids ou mehes pour ms couveuses, et enèpinetles pour les bêtes qu'on engraisse; ce-lui des magnaneries en poêles , lableties ,claies, thermomètres et hygromètres; celuides ruchers en plateaux à supports, sur les-quels les ruihes reposent, et en surtouts ouchemises en paille. Les ruches ei es-mêmes,fa îles de paille, de vannerie ou de b >is, sonttantôt simples, <'est-à-dire formées d'uneseule pièce sausdivisionsrians l'intérieur,lan-lôi composées et se divisant en deux on plu-sieurs pièces , soit sur la bauieur, comme laruche 'villageoise et la ruche a hausses;son sur la profondeur, comme la ruche deSerain ; soit sur la largeur, comme ce.le deGélicu.

îioi nr.iTrnE, — Sous le rapport de la fa-culté nutritive, les differentes catégories defourrages se rangent à peu près dans l'ordresuivant, qui va en décroissant : graines delégumineuses, céréales , châtaignes, glands,tourteaux de graines oléagineuses, feuillesd'arbres, foin des prairies de légumineuses,foin des prairies de graminées, fanes de légu-mineuses grainfères, résidus de brasserie,balles de céréales, gous-es de légumineuses,résidus de distilleries de grains, tubercules,paille d'orge et d'avoine , racines , paille defroment, herbes des prairies en vert, paillede seigle, choux et navets. On modifie ia fa-culté nutritive de ces substances en les con-cassant, hachant, humectant, salant, faisantfermenter, macérer ou cuire. L’ammai dontla table est la mieux servie , mais aussi lamoins variée, c'est le cheval. A l'extrême op-posé est le cochon, qui ne laisse rien perdre;la volaille nous rend à peu près le mêmeservice; les abeilles vont elles-mêmes buti-ner sur les fl urs et ailleurs pour recueillirou former le pollen, le miel, la eue, la pro-polis ; les v. rs à soie ne reçoivent que desfeuilles de mûrier. En hiver les bestiaux ,renfermes dans leurs logements,sont réduitsaux fourrages secs, aux racines, aux tubercu-les et aux choux ; en été, iis sont mis auvert, soti qu on les laisse paître en liberté,soit quon les tienne renfermés. Cette der-nière méthode est la pus fructueuse; elles'applique principalement aux chevaux et auxbêtes bovines; le pâturage convient mieuxaux «nouions. En recevani par jour, et pourtôt» kilog. de son poid», 2 kilog. de foin, oul'équivalent eu autres fourrages, le bétail vit,mais ne ben«*ücie pas; avec 3 kilog. il peutdonner du profit; avec 5 il engraisse.

Mciiii'UCviion. — Dans la multiplicationdes animaux, on se propose ou de maintenirou de changer la race existante. Dans le pre-

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