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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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nuer cas, ii suffit d'apparier les individus quien présentent au plus haut point les carac-lères unis à l’âge, à la vigueur, à la taille etaux autres conditions convenables; daos lesecoud, ou l’on importe et l’on propage sansmélange une race étrangère, ou on la croiseavec celte du pays, ou t'on amélioré celle-cipar elle-même. La degénéralion, écueil quereucontre surtout la multiplication par les(leux premiers de ces modes, est d'autantmoins à craindre que la race améliorante estmieux llxee, a plus d’ancienneté, et qu'ellecontraste moins avec la race à nmélioier;quelquefois il est nécessaire de maintenir lesraces transplantées en rafraîchissant lesang par des importations partielles. Lecroisement a pour but de fondre une racecommune dans une race meilleure , ou d'eucréer une mixte : l’alliance des métis femel-les avec les mâles de la race étrangère doit serépéter jusqu’à la dixième ou douzième gé-nération avant d’assurer aux extraits laconstance ou la faculté de transmettre sansvariation à leurs descendants leurs caractèresacquis, et jusqu'à leur quatorzième ou quin-zième, pour leur donner une faculté amélio-rante. La manière d'ameliorer une race parelle-même consiste à unir de génération engénération les mâles et les femelles cbez les-quels les particularités à perpétuer sont leplus développées, et à en seconder la propa-gation par un régime approprie, surtout parl'alimeutaliou : la taille est le caractère leplus apte à se modifier sous cette double in-fluence. L’amélioratioo des races par les deuxderniers modes nécessite souvent des allian-ces entre proches (in and in des Anglais },véritables incestes qu'ou a accusés de menerdroit à la dégéueration, mais qui out réussià Bakewell et à d'autres éleveurs anglais mutes les fois que la famille entre les mem-bres de laquelle les arcoupiemeuts avaieutHeu appartenait à une race coustanie etexempte' de défauts prédominants Parmi lesbestiaux, les espèces âne et cheval sont les.seules qui présentent l'exemple d'hybrides.Le produit de l'âne et de la jument s'ap-pelle mulet ou mule , celui de l'etalou et dela Jument porte le nom de bardeau. Le fai-san et la poule commuue ont aussi donné deshybrides.

L’âge et l’epoque de l’année les plus favora-bles à l’accomplissement de l'acte générateur, àla monte des bestiaux, août ceux où les animauxentrent le plus vivement en chaleur, on p« utchanger cesépoques cbez la plupart des espè-ces par le régime. I.a moule se lait en libertéil pour peu qu'on y attache d’importance àla main. La copulation des vers à soie durele 20 à 24 heures; maison les sépare ordi-nairement au bout de 8 à to heures.

Sur la gestation, la mise bas , l'a'laitementet le sevrage, il D'y a rien à dire à l'égarddes bestiaux qui ne soit d'observation vul-gaire ou ne rentre dans l'histoire naturelleou l’art vétérinaire. Lors de la ponte, cer-tains oiseaux de basse-cour, qui aiment à ca-cher leurs œufs, comme la poule d'Iude, de-mandent à être surveillés de près; maiscette même espèce se range avec la poulecommune parmi les meilleures couveuses ;aussi leur fait-on volontiers couver les œufsd'autres espèces. La volaille, dans le jeuneâge, demande généralement plus de soinsque le jeune bétail. Quant aux abeilles, lamère ou reine, une fois fécondée, peut pon-dre toute l'année: les œufs qu'elle fait don-nent des ouvrières ou des reines suivant lagrandeur des cellules où elle les dépose et la

quantité de nourriture que les ouvrières ser-vent aux larves qui en proviennent : uneponte d'œufs de mâles a lieu séparément. Lesœufs de vers à soie, qu'on appelle graine, ,seconservent dans un heu frais jusqu'au prin-temps de l'année suivante. On les fait éclore,soit parla chaleur du corps humain, soit àl'étuve.

Comme pratiques spéciales qui se rappor-tent à la propagation, nous avons encore àciter, d’un côté, la castration, qui de l’éta-lon fait uu cheval hongre, du taureau unbœuf, du bélier un mouton, du verrat un co-chon, du coq un chapon, de la poule une pou-larde, en les rendant impropres à la repro-duction ; de l’autre, le pansage du cheval etdes bêtes bovines avec l 'étrille, Y époussette,la brosse, le bouchon en paille, l'éponge, etc.Dans l'éducation des abeilles, les soins prin-cipaux ont pour objet de recueillir les essaim*ou colonies qui emigrent pour lorraer denouveaux etablissements, soit par uu instinctnaturel, soit qu on les y force.

Maladies spéciales. — Les herbivores etparticulièrement les bêtes bovines sont sujet-tes à la météorisation ou tympanite, indi-gestion gazeuse accompagnée <ie ballonne-ment du ventre. On la traite par l'ammouid-que. l’eau de javelle mêlée à une lessive riecendres, l'introduction d’une sonde par labouche, la ponction du rumen.

Les affections suivantes attaquent spécia-lement les solipèdes et surtout les chevaux,la fève ou gonflement inflammatoire de I»membrane Ubro-muqueuse qui tapisse 1«voûte du palais; la colique rouge ou desang f le vertige abdominal ; l'immobilité; lecornage, indice bruyant d'un derangemeutdans les organes de la respiration ; la pousse.que caractérisent un soubresaut dans l'ucte del’expiration et une toux sèche, et qui n'estqu'un symptôme de différantes maladies de-organes de la respiration ; la gourme, ma-ladie des jeunes chevaux, qu’on reconnaît auJetage d’une matière floconneuse et blanchepar les naseaux et à un abcès qui se forme sousles mâchoires; la morve, écoulement de mu-cosités par les deux narines ou une seule,avec apparition de tubercules ou d'ulcèressur la membrane qui revêt la cloison mé-diaue des narines elles cornets; \e farctn,déterminé par le développement de tubercu-les dans le tissu cellulaire , les ganglionset les vaisseaux lymphatiques sous - cuta-nés , ou par rinllammatiou chronique etl’induration de ces parties; la fluxion pé-riodique ou ophthalmie intermittente; lesnombreuses boiteries ou maladies des mem-bres et des pieds, entre autres les eaux auxjambes, les atteintes, les efforts, la four*bure, les java rts, les seimes, les bleunes,le crapaud , etc. , . ,

Les bêtes bovines sont plus spécialementles victimes de la pommelière ou phthisietuberculeuse très-frequente parmi les vacheslaitières mal logées, inul nourries et privéesd’exercice; la maladie des bois ou le «flde brou , affection du tube intestinal quiprovient de ce que les animaui ont mangede jeunes feuilles d’arbres et surtout des bour-geons de chêne; le pissement de sang,e\\limace, ou affection ulcéreuse du pied, ayantson siège entre les deux ongloos.

Parmi les bêtes ovines, régnent souvenu*claveau ou la clavelée, maladieidentique a la petite vérole de l hommequ’on fait naître artificiellement par ta avelisalion , ou inoculation artificielle durus claveaux, afin de soustraire les troitl*»'» 1