mmiTS DES ANIMAUX. ECONOMIE AGRICOLE.
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h l'invasion plus terrible de la maladie natu-relle; le tournis ou tournoiement, déterminépar la présence d'une hydotide dans le cer-veau; le sang de rate ou coup de sang; lapourriture ou cachexie aqueuse, foiedouvé, goitre, bouteille, etc.; la 'viv rogneou le noir museau, analogue è la gale et auxdartres; le muguet des agneaux, espèced’aphthe ou de chanrre <|tii survient dans labouche; les œstres du nez; le piètin et lefourchet, maladies du pied.
Chez le porc, In maladie la plus notable estla ladrerie , caractérisée par le développe-meut dans le tissu cellulaire de vésicules ouvers hydntigènes.
Chez les poules et quelques autres oiseauxde basse-cour, on observe la pépie, pendantlaquelle il se développe a l'extrémité de lalangue une pellicule cornée d’un blanc mat,qu'il faut enlever ; la tumeur du croupion ,•la roupie , maladie contagieuse, reconnaissa-ble à un écoulement d'humeur par les nari-nes. Les dindonneaux sont particuliérementsujets au bouton , affection qui se développedans te bec, d*ns le gosier et sur toutes lesparties extérieures non garnies de plumes ;l'époque où leurs caroncules commencent à sedévelopper est aussi pour eux un moment cri-tique. Les mues sont également des espècesde maladies périodiques.
Dans les magnaneries, on a surtout è crain-dre la muscardinc, due à une végétationrryptogannque dans le tissu graisseux du>er ; la grasserie ou jaunisse ; l'apoplexiequi a pour résultats les morts-plats ; lemarasme; la touffe ou suffocation par l'exeesde chaleur uni à l'insalubrité.
Lorsqu'une maladie attaque un grandnombre de bêtes è la fois dans un mêmecanton, elle prend le nom (tepizootie.
LstoKS et moulins. —TOus les animauxque nous élevons nous sont utiles pour l'en-grais des terres, par leurs déjections pendantleur vie, et par leurs dépouilles après leurmort. A ce produit commun, les vers è soieajoutent la soie; les abeilles le ntiel et lacire nous les autres, à l'exception des so-Itpèdes, leur chair; tous les mammifèresleur peau et leurs poils, parmi lesquels rentrela lame ; tous les oiseaux de basse-cour leursplumes, et les poules en particulier leursœufs. E 11 Q 11 , notre puissance est doublée parle travail du cheval, du mulet, de l'âne, dubœuf et même de la vache, qui, cependant,f 8 . 1 bien plus utile par l’abondance de sonlait.i. agriculteur entretient des bestiaux prin-cipalement pour en avoir les fumiers et en em-ployer les forces ; il les garde en vue et commeinstruments de sa culture. L 'éleveur et lenourrisseur, au contraire, ne s’adonnent àeur éducation que pour les vendre, eux otileurs produits en viande, lait ou laine; maisagneulteur se fait éleveur, parexemole, quandi destine ses poulains à être vendus commei^ ne ^ va j X cava !eric, de carrosse, de rou-age, de poste; quand il fait vendre son lait> n uan <f il élève des mérinos ou desP? U| .‘ spfr'uler sur ia finesse ou lao«m- U iu U h de ) eu r la J» e; quand il engraissePour I» boucherie des bœufs, des moutons ouies porcs.
ronîUniü!"? 1,68 °P ér " lion 8 importâmes quics pr0llims Iles animaux, il fautplacer les suivantes :
de îâ L ?Æ ersi ?“ du ’î' 1 ou PrtKrablementitaos tp^uu?. 860 e en be urre par le battagefa a |>r S icatirîn ,6 u eille8 80 , rle8 de barattes ; 2° lamaoi i ." des "ombreuses espèces de Tro-qui ne sont que differents états du
caillé séparé du petit-lait par la présure ouestomac d’un veau non encore sevré, et dontquelques-uns sont mous et frais ( fromage deYiry, fromage de Montdidier ), un plus grandnombre mous et salés ibondons de Neufrbfl-tel, fromage de Brie, fromage de Marolles.fromage persillé de l.imbourg, gerardmer ougeromé) ; d'autres à pâte ferme, soumis à lapresse et le plus souvent salés , soit qu'on lesfabrique ft froid (fromage anglais rieChesler,de Glocesler, de Wilt, fiomage de Hollande),ou qu’on emploie la chaleur ( fromage deGruyères, Parmesan ); un certain nombre,faits de lait de brebis (fromage de Montpel-lier , ou de lait de chèvre (fromage du Montd’Or ), ou bien encore de laits mélangés fro-mage du Motit-Cénis, fromage de Sassenage ,fromage de lloquefort); 3" le lavage à dosou sur pied, la tonte et le triage des laines,qui ont pour objet, l’un, de les débarras-ser de l'enduit graisseux connu sous b*nom de suint , l'autre, rie les classer selonleur degré de btiesse qu'on apprécie par l'ho-mogénéile et le lassé des toisons , la formedes mèches, ou par l'emploi des micromètreset du microscope; 4° dans l'éducation desvers è soie, la formation des cabanes, haiesou rames, où les chenilles nieront leursco-cons, puis la destruction des chrysalides deceux dont ou doit retirer la soie, destructionpour laquelle on emploie la chaleur du fourou d'une étuve; 5® dans l’éducation desabeilles, la récolté des rayons ou gâteauxet leur manipulation pour en extraire lemiel, par le repos d'abord , puis par la pres-sion, et pour amener le marc à l'état de. ciredu commerce, en le traitant par l'eauchaude et le soumettant à l'action du pres-soir.
$ 8. Economie agricole.
Par opposition è la partie technique de l’ariagricole, laquelle ne s'occupe que du produitbrut, l'economie a pour unique objet le pro-duit net vu le béneUce.
Parmi les conditions fondamentales del'enireprise se placent : \° les facultés phy-siques et intellectuelles de l’entrepreneur, ses
3 uahtés morales, et l'apprentissage qu’il a faite l'agriculture comme art, ou la connais-sance qu’il en a acquise comme science,chez quelque cultivateur habile, dans les in-stituts agricoles ou les fermes-modèles, par-les voyages, dans les livres, en ne négligeantpas l'étude des sciences accessoires; 2° le ca-pital consacré à l'acquisition du fonds deterre et celui qui doit sufüre à l'exploiter : cedernier comprend, d'ut» côté, le capital mobilier de cheptel ou inventaire, qui se con-vertit en bêtes de trait, bêles de rente etmobilier; de l'autre, le capital circulant ou derouiement; 3° le fonds de terre, dont la justeappréciation exige d’abord qu’on ait égard al’etat du pays sous le rapport des circonstan-ces physiques et naturelles , ou politiques,administratives, économiques, industrielleset commerciales, ensuite qu'on étudie plusparticulièrement le fonds lui-même sous cesdifférents rapports, qu'on en mesure l’éten-due, qu'on en prenne le plan et qu'on pro-cède à l'estimation de sa valeur, on obtientcelte valeur, soit indirectement par la com-paraison de la cote d'impositions du domaineavec celle des terres voisines, par la compa-raison de leurs fermages, par l’évaluation desfrais d'exploitation et par celle des récoltesmoyennes, qu'on déduit des récoltes extrêmes,des résultats positifs obtenus pendant plusieursannées, ou de la quantité de grains semés par