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traite à cette pression. Quand le piston P estparvenu au haut de sa course, il est ratuené«liins sa position primitive par un contre-poids,i.mdis que l’eau qui remplit le cylindre oùsenti ut ce pistou s’écoule librement dans leréservoir inferieur Cet appareil produit unmouvement rectiligne alternatif, qui est or-dinairement employé à faire marcher despompes.
Quelquefois la machine à colonne d’eau està double effet : le jeu de pistous auxiliairesmet alternativement la face supérieure eila face inferieure du pistou moteur P en com-munication avec In colonne d’euu qui prendson origine dans le réservoir supérieur. IIest évident d’ailleurs qu’en plaçant verticale-ment les cylindres, ce qui présente plus defacilité pour la construction, on perd sur lahauteur de la chute la hauteur occupée parres cylindres. I.a machine à colonne d’eaun'étant guère appliquée qu'à des chutes d'unetras-grande hauteur, cette perte est générale-ment peu importante.
Les observations recueillies sur les machi-nes à colonne d’eau employées a faire mar-cher des pompes indiquent un effet utile quivarie entre le tiers et la moitié de la quantitédiction représentée par la chute de l'eau,faute de connaître exactement la portion decette quantité d’action consommée inutile-ment par le jeu des pompes ; on ne peut éva-luer celle qui est transmise par la machine àcolonne d’eau considérée dans la tige de sonpiston. Cette dernière quantité d’action peutvarier beaucoup avec la disposition de la ma-chine; elle dépend de la grosseur des tuyauxoù l’on fait couler l’eau , de la Ügure des cou-des et de la ligure de la paroi près des ou-vertures ou soupapes que l’eau doit franchir.
Moulins a vent.— Ils se partagent en deuxespèces.
I. Les moulins à axe horizontal sontceux que l’on emploie le plus généralementet qui peuvent produire les plus grands effets.La roue ou volaDt est formée par quatrerayons sur chacun desquels est placée uneaile qui reçoit obliquement l’action du vent.La figure de cette aile est ordinairement rec-tangulaire. Elle est formée par une surfacegauche, offrant au vent une surface légère-ment concave, et dont les éléments formentavec l’axe de la roue et la direction du vent,des angles d’autant plus grands qu’ils sontplus éloignés de cet axe. La figure la plusavantageuse est celle de l’aile à la hollandaise,dout les éléments transversaux ont les incli-naisons suivantes, le rayon de l’aile étantdivisé en 6 parties, le premier élément audelà de l’axe est désigné par t, et le dernier,à I extrémité de l’aile, par 6.
Numéros deséléments.
Angle faitavec l’axe.
Angle Tait avecle plan du
mouvement.
72°
48®
71
4!)
>72
48
74
40
77 4/2
42 4 2
83
7
( 5, r ^’ eur . ne doit pas surpasser I
,^ e 8 ~ l° Q Rueur. Elle en est ordinairement le t/S ou le 1/6. On doit plutôt diminuer 1 angle des éléments avec le plan dtmouvement que l’augmenter.
renonçant à la figure rectangulaire , oieut former f aite de manièrequ’enemplovan?J 8 . ur foce de toile, le moulin triinsmeue la plus grande quantité d’action qu’i
est possible, la ligure qui réussit le mieux engrand, est celle d’une aile élargie formée enplaçant à l’extrémité du rayon un barreauégal au 1/3 du rayon, et partagé au point ouil lecoupe dans le «apport de 3 à 2. Les incli-naisons des éléments transversaux doiventêtre réglées d’après la table précédente. Lesailes étant disposées de l'une ou de l'autremanière indiquée ci-dessus , on doit, pourobtenir le maximum d'effet, maintenir leurvitesse rie rotation dans un rapport con-stant avec celte du vent. Celte vitesse de rota-tion à I extrémité de l’aile doit être égale a2, 7 ou 2, 6 fois celle du vent.
Pour cette vitesse, le travail mécanique dumoteur est proportionnel à l'aire des ailes, etcroît un peu moins rapidement que le cubede la vitesse du vent ; en sorte que la vitessedu vent devenant double, il s’en faut de 1/2»que la quantité d'action transmise devienneoctuple.
Pour calculer l’effort P exercé sur une ailedont faire est a par l'action du vent dont lavitesse est 4/,dans le sens du mouvementeir-culaire, supposé appliqué à l’extrémité del'aile et exprimé eu kilogr., on emploie laformule
dans laquelle le coefficient C est égal à (Ui“>pour les ailes hollandaises, et à 0,63 pour lesmoulins des environs de Paris .
Les moulins à axe horizontal présententplusieurs inconvénients dont les principauxsont la nécessité de faire varier la vitesse disailes quand celle du vent varie, la nécessitede les orienter, et le danger qu’ils courentquand la vitesse ou la direction du ventchange brusquement.
On peut changer la vitesse en faisant varierles engrenages de communication de mouve-ment.
L’orientation automatique peut avoir lieu,soit par une queue portant une girouette, soitpar un petit moulin auxiliaire qui agit surdes engrenages propres à faire tourner lesystème. Enfin le mouvement même du vo-lant peut être employé à serrer ou à car-guer complètement la toile des ailes.
11. Parmi les moulins à axe vertical,on peut distinguer : 4° ceux dout les ailessont formées de plusieurs volets mobiles surdes axes verticaux qui présentent leur largeurau vent quand ils doivent recevoir son action,et leur épaisseur quand ils doivent s'y sous-traire; 2 ° ceux dont les ailes sont fixes etprotégées dans leur retour coDtre le vent parune enveloppe cylindrique. Us doivent êtreorientés comme les moulins à axe horizontal;3° les moulins dits Panémores , dont la sur-face des ailes est une sorte de conoïde pré-sentant alternativement à la direction duvent sa concavité et sa convexité. I.e’ mouve-ment est imprimé au moulin en raison de ladifférence de l'action du vent sur les deuxfaces des ailes.
Aucune de ces dispositions n’est exempted'inconvénients, et toutes, à dimensions éga-les, ne peuvent transmettre qu’une faiblepartie de la quantité d’action qui serait trans-mise par un moulin à axe horizontal. On' n'apas publié d'observations propres à en fsireapprécier exactement l'effet. Il y a aussi unmoulin à axe vertical, de construction assezcurieuse, inventé par J. Jackson, qui l’a décrudans le Repertory of arts, t. vin, 1806 .
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