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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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TECHNOLOGIE,

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courbure bien continue, conformément auxrègles posées par M. Poncelet, et que le Jeu,dans le coursier, est réduit à O m ,üt au plus,l'effet utile peut s'élever de0,55 à 0,67.

Ces roues sont particulièrement avantageu-ses pour les petites chutes de 1®,50 et au-«lessous, 8vec forte dépense d'eau. Leur lar-geur, celle de l'orilice et celle du coursier,sont, à f-rce égale, bien moindres que lesdimensions analogues pour les roues à aubesplanes, ce qui rend leur constrüctiou pluseconomique, leur poids moindre, et permetde les établir dans des localités où celles-cine pourraient trouver place. Elles peuventmarcher noyées Jusqu’à une hauteur auinoms égale à celle de la couronne ou autiers de la hauteur totale de la chute, ce quiles rend précieuses dans les pays de plaiuesexposées a des inondations.

Leur inconvénient est de ne pouvoir mar-cher à nue vitesse sensiblement moindre quecelle qui eprrespond au maximum d'etfetsans que l'eau rejaillisse dans la roue, ce quioccasionne une perte notable dans l'erfet utile.

V. On appelle roue en dessus, par opposi-tion à la t le et à la 4 e espèces décrites ci-dessus. qui sont des roues en dessous , et àla 2* et 3*. qui sont des roues de côté, cellequi reçoit l'eau, soit au sommet, soit un peuau-dessousdusommet. Les roues en dessus re-çoivent ordinnirementl'eau dansdes augets ,mais quelquefois aussi entre des palettes oudes aubes tournant dans un coursier concen-trique. L'usage des augets parait convenirdans le cas où il y a une très-petite quan-tité d'eau et une grande hauteur ; et l'usagedes aubes, dans le cas contraire.

Leur effet utile varie des 0, 60 aux 0, 70 etmême aux 0, 78 du travail absolu du moteur.Comme l'eau doit y arriver avec une vitessede*2 m. 50 à 3 m. au moins, et que la chute estconsidérable, elles peuvent utiliser des coursd'eau très-puissants, sans avoir une largeurexagérée. Elles peuvent encore marcher,même noyées au-dessus de la bauieur descouronnes.

VI. Les roues pendantes montées 6ur ba-teaux et plongées dans un courant comme in-déllni par rapport à leurs dimensions. Les au-bes ou palettes doivent avoir au moins 0 m.,33de hauteur, être espacées d'une quantité auplus égale à leur hauteur, êire inclinées enavant, et former avec le rayon un angle égalà t/3 d'angle droit quand la roue plonge de1/4 ou de 1/5 de son rayon, et un angle moitiémoindre si la roue plonge de 1/3 du rayon.On trouve de l'avantage à leur donner de laconcavité du côté où l'eau les frappe.

Une observation de M . Christian, sur unepetite roue de 0 m., 63 de diamètre, a donnéil, 23 pour l'effet utile comparé au travail mé-canique d'une portion du courant dont lasection serait la surface même des aubes.

Vil. Turbines. — On désigne sous ce nomdes roues très-différentes quant aux détails deconstruction, mais qui ont toutes un axe ver-tical, et dont les palettes, quelquefois plaoes,mais habituellement courbes, se meuvent parl’action d'une veine fluide qui y entre parl'intérieur et sort par ta circonférence exté-rieure, ou vice versd.

Dons les anciennes turbines, l'efret utilen’est guère que de 0,35 ; M. Burdin dit avoirobtenu de 0,65 à 0,75 pour celle qu’il a établiedans le système proposé par Borda. Maiscelles que M. Kourneyron a construites depuisune douzaine d'aouées sont bien supérieuresaux autres. Elles conviennent à toutes les chu-tes, depuis les plus faibles jusqu'aux plus

grandes que l'art puisse utiliser; leur effetutile s'élève à 0,70 et souvent môme à 0,75 ;elles peuvent marcher à des vitesses très-dif-ferentes de celle qui correspond au maximumd'effet, et même fonctionner sous l'eau , à desprofondeurs très-grandes, sans que l'erfetutile soit notablement diminué; o’où il suaqu'en les plaçaut, lors de la construction, auniveau des plus basses eaux d’aval, on utiliseeu tout temps la chute dont on peut disposer ;elles occupent peu de place; elles marchentgénéralement à des vitesses bien supérieuresà celles des autres roues, ce qui dispense derecourir à des transformations de mouvementcompliquées, notamment pour la mouture desgrains. Ces roues doiveui donc être placéesau premier rang parmi les moteurs hydrau-liques.

On a proposé d'établir sur le grand bras dela Seine, à Paris , a la hauteur du pont Notre-Dame, un barrage qui soutiendrait les eauxdans le petit bras, de maniéré à permettre d'yétablir la navigation, et dont la ebute, d'uneforce de 1500 chevaux-vapeur, utilisée par devastes turbines, approvisionnerait d’eau toutParis .

Norias ou cuapelets. — On remplace quel-quefois une roue à augets par une noria ouchapelet, appareil qui consiste eu une chaînesans Un, garnie de seaux ou augets à pa-rois latérales, et tournant sur deux tambourscylindriques placés verticalement l’uu au-dessus de l'autre. Cette disposition a l'avan-tage que les augets gardent l'eau plus long-temps et que la machine occupe moins d'es-pace ; mais les pertes de force dues aux frot-tements et a la roideur des chaînes sont plusconsidérables.

On a aussi proposé de remplacer les rouesde côté par une chaîne garnie d'aubes qui semeuvent dans un coursier incliné, autour dedeux tambours à axes parallèles équidistantsdu plan du coursier. Cette disposition a lesinconvénients de la précédente saus en offrirles avantages.

Balanciers uvdracuqües. — Le principe desmachines désignées sous ce nom consiste daDsl’emploi successif de la force d'une ebute d'eaudisponible. Un seau susceptible de monter etde descendre, en parcourant verticalement lahauteur de chute, est entraîné du haut en baspar le poids de l'eau du réservoir supérieurqui l a rempli, et soulève un poids. Arrivé unpeu au-dessus du niveau du réservoir infé-rieur, il se vide ; un contre-poids le fait en-suite remonter.

Ce principe peut être appliqué de diversesmanières. On peut rendre la paroi cylindri-

ue du seau tixe, en laisf-ant mobile le fond

e ce seau. Ce fond devient alors un pistonqui se meut dans un cylindre vertical occu-pant la hauteur de la chute. On peut em-ployer deux seaux ou deux pistons, assujetti»aux deux bras d'un balancier, en sorte quel'un descend pendant que l’autre monte, etréciproquement. L'action de l'eau produitdans tous les cas un mouvement rectilignealternatif qui peut être employé à faire mar-cher le piston d'une pompe, ou à produired’autres effets.

Cet appareil est peu avantageux pour lespetites chutes. . .

Machines a colonne d’eac. — Leur principeest aualogue au précédent, dont il différénéanmoins. Un piston est contenu dans un cy*hudre. Par l’effet du jeu d'un piston auxiliairep la face intérieure du piston moteur P estalternativement exposée à la pression de lacolonne d’eau dans un tuyau , et sous-