Buch 
Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
Entstehung
Seite
789-790
JPEG-Download
 

REGLLMK.VI.s SVR 1,F..'•< APPAREILS A VAPEUR. EXPLOSIONS.

700

789

vapeur coûtait annuellement 700 fr. dans ledepartement de la Seine , ce qui exige quel'un ne compte guère plus de 230 à 240 joursde travail complet dans l'année.

La quantité <Je vapeur produite dans lachaudière est sensiblement proportionnellenu poids du combustible. Mais une partienotable de cette eau est entraînée encore àl'état de liquide par la vapeur qui sort desmachines à haute pression. Dans une 6eried'expériences faites par M. de Pambour, cettequantité d’eau, pour les locomotives, s’esteievee moyennement à 0,32 de la vaporisa-tion totale de la chaudière , comptée aprèsdéduction de la perte des soupapes. La quan-tité d'eau qui échappe ainsi à l'évaporationvarie dans chaque machine avec sa vitesse,avec le mode de construction de la chaudière,et surtout avec la grandeur de l’espace réservéà la vapeur pour sa formation ; l'intensité dufeu et la malpropreté de l'eau tendent aussià augmenter la perte. L'étendue de cette perteexplique comment certaines chaudières dé-pensent l'eau si rapidement qu'il est impos-sible de les maintenir pleines à une vitessemême très-modéree, et comment il est arrivéquelquefois qu'en changeant seulement ledôme à vapeur de la machine, on a pu pro-duire une réduction de près de 25 pour 100sur la dépensé de combustible.

En déünitive, à chaque kilogramme decharbon brûlé correspond une dépense de 5à 7 kilogrammes ou litres d'eau. Elle s'élèveà 780 litres au moins par force de cheval etpar heure, compris l'eau de condensation dansles machines à basse pression. Les machinesà détente et à condensation n'exigent plus que295 litres.

Pour déterminer le poids en kilogr. de l’eaud'injection dans les machines à condensation,on a la formule :

^ __ q ( 550 4- t - t" )ë' -t?

dans laquelle q / exprime en kilogr. le poidsde l’eau à t? degrés à mélanger avec le poidsq de vapeur à t degrés, pour que le mélangeue soit plus qu'à la température t".

Enlln le poids de vapeur q à la température? qu'il faut condenser dans un poid* q' d’eauà la température t' pour que le mélange soit àune température t" , est donnée par l’ex-pression :

55o-f- t — t"

Cetle dernière relation est utile pour réglerla production de la vapeur dans les blan-chisseries, dans les tanneries, etc.

Voici les prix des machines à vapeur telsqu ils étaient établis il y a peu d'années.

FORCE

machines fixes.

denseurs, et généralement tous les accessc

res indispensables, 6ont compris dans cesévaluations; maison paie séparément les fraiede pose qui se monteut à t 000 fr. et au delàpour des machines de force moyenne.

Une machine ordinaire de la force de 8 à10 chevaux, en y comprenant tous les acces-soires, tels que les fourneaux, chaudières, etc.,n'exige guère moins de 35 à 40 mètres cubesd'un espace dont la majeure partie demeurevide. Quant au poids desmachines fabriquéesen France , les recherches de M. de Chabrolout appris que,pour la moyenne des construc-tions faites de 1800 à 1825, il s'élevait à < 460kilogr. par force de cheval ; un seul fabricantavait pu le réduire à i 000 kilogr. On peutl'évaluer maintenant, dans les appareils lesmieux disposés, à 7 ou 800 kilogr. par forcede cheval, sans y comprendre une constantede 1 500 à 2000 kilogr., qui se répartit surtoute la machine. Dans les bonnes locomo-tives marchant avec leur maximum d'effetutile, le poids de la locomolive et de sontender n\ xcède pas 500 kilogr. par force deCheval développée.

Dispositions réglementaires relatives auxappareils a vapeur. — Elles sont contenuesdans les ordonnances royales des 2 avril et 29octobre 1823, 7 et 25 mai 1828, 3 septembre1820, 25 mars 1830, et dans les instructions mi-nistérielles ou circulaires administratives endate du 19 mars et 1 <r avril 1824, 7 et 19 mai1825, 12 et 46 juillet et 4«août 1828, 5 juin4830, 23 juillet 1832, 44 août 4832, 42 mars,22 août et 31 octobre 4833. En voici le ré-sumé.

Toute chaudière en fonte est essayée à unepression quintuple et toute chaudière en tôleou en cuivre à une pression triple de celle àlaquelle elle doit être soumise, laquelle estévaluée, en défalquant la pression atmosphé-rique extérieure de la pression qui aura lieuà l'intérieur, et qui est marquée sur un tim-bre appareut. Pour faire l'épreuve, on baisseles soupapes de sûreté, après les avoir conve-nablement chargées pour la pression voulue,et on refoule de l'eau dans la chaudière àl'aide de la presse hydraulique, jusqu'à ceque les soupapes commencent à se soulever.

Les tubes bouilleurs sont essayés et timbréscomme les chaudières.

L’épaisseur e des chaudières en tôle estdéterminée eu millimètres, par la relationtrès-simple

e = 1,80 d p + 3

dans laquelle d représente le diamètre ex-primé en mètres, et p la pression effective enatmosphères t relie du timbre diminuée d'uneunité}. Cependant on 8 fixé 0 m., 014 pour lemaximum et 0m, 0045 pour le minimum decette épaisseur.

Une chaudière à hante pression doit êtreétablie dans un local ayant au moins 27 foisson cube, percé de deux côtés de larges croi-sées avec légers châssis ouvrant en dehors, etséparé des murs mitoyens ou des murs d’ate-liers intérieurs, par un mur d’un mètre d'é-paisseur, placé à 2 mètres au moins de lachaudière.

l’oute chaudière doit être munie de deuxsoupapes de sûreté de diamètres égaux, dontl'une est recouverte d'une grille fermée à clef.Le diamètre d est donné en centimètres parla formule

dans laquelle c est la surface de chauffe en