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INDUSTRIE MINÉRALE. ÉCLAIRAGE ET CHAUFFAGE.
soit & l'état de vases de forme variée pour lesusages domestiques. La porcelaine, la faïence,les poteries grossières, out la môme origine.
Mais le travail du bois exige des procèdesplus parfaits que ceux de la charpenterie. Lemenuisier et l'ébéniste façonnent des ma-tières ligneuses de valeurs très-differentes,depuis les bois légers et blancs, peu résis-tants, de nos pays, Jusqu'aux bois durs, ma -gmllqueuient veines et inaltérables desdeuxIndes . Le matelassier et le tapissier garnis-sent les meubles, le sol et lus ouvertures del'appartement. Le fumiste prépare les four-neaux de la cuisine et les foyers de la ma -soii Le serrurier, le chaudronnier, le ferblan-tier, le lampiste , le coutelier, le lableitieret surtout le quincaillier compilent pres-que entièrement la fourniture des objets ne-cessaires aux usages domestiques.
On comprend sous le nom d'outils et demachines un nombre si considérable d’objeisde nature diverse, qu’il est impossible d en-treprendre leur énumération. Comme lesmachines 6e multiplient tous les jours, ellesse sont introduites peu à peu Jiisquedans l'in-térieur des habitations pour les usages or-dinaires de la vie. Les pendules et les mon-tres, les lampes à mouvement d’horlogerie,les tourne-broches, etc., offrent des exemplesvulgaires de ce genre.
Une application singulière de la force mo-trice en excès a été faite dans quelques tila-tiires. Les ouvriers et les employés de l éia-blissement, qui ont è circuler souvent d unétage à l'autre, sont transportes, sans fatigue,sur une plate-forme qui est contenue dansune cage tlxe, où elle reçoit alternativementun mouvement d’ascension ou de descente ;cette machine remplacel’escalier.
La destination la plus frequente des outilset de9 machines est de servir à fabriqu.Td'autres objets applicables aux besoins del'homme. Il est difficile d’établir, d'une ma-niéré tranchée, la séparation enire les outilset les machines : on peut dire cependantqu'une machine est un assemblage de plu-sieurs pièces dont chacune a un mouvementparticulier qui concourt au mouvement gêne-rai , tandis qu'un outil est simple de sa na-ture, ou du moins composé de parties qui outle même mouvement que l'ensetnhle.
Cbacffage et eciaiiuge. — Dans nos cli-mats l'homme n'est pas abrité, p >r son loge-ment , contre les rigueurs du froid, de ma-nière a pouvoir se passer de la chaleur arti-ficielle due à la combustion. Malgré tous lesprogrès que l'industrie du chauffage a faits .on doit reconnaître qu'elle en a encore beau-coup à faire.
Pour obtenir un chauffage rationnel et éco-nomique, il faut l° que le combustible soitentièrement brûlé par un courant d'air suf-fisant ; 2‘ que cet air ne soit pas pris aux dé-pens de l'espace que l'on veut chauffer; 3°que toute la chaleur développée par la com-bustion soit employée uniquement, autantque faire se peut, à échauffer l'air de l'espaieclos que l'on considère.
Le chauffage des appariements peut êlrefait, soit à l'air chaud, soit à la vapeur, soità l'eau chaude. Chacun de ces trois modes ases inconvénients et ses avantagesLe principal obstacle à la propagation de1 usage des calorifères économiques, enFrance , lient à ce que nous désirons voir lefeu. C’est dans le but de satisfaire cette exi-geuce de nos habitudes que l’on a établi lescheminées qui prennent l’air froid a l’exté-rieur et qui le rendent chaud è l'intérieur.
(.'éclairage est devenu presque aussi néces-saire que le chauffage à notre civilisation , etcette industrie a fan , depuis la lin du siècledernier, des progrès remarquablesOn est frappé d'étonnement lorsque l'oncompare le mode grossier de combustion del'huile dans la lampe antique, à la perfectiondu mécanisme de la lampe Carcel ; la lueurrougeâtre delà torche de goudron suspendueè la cheminée du paysan des Landes , de laBasse-Bretagne ou de quelques autres con-trées de la France , n’offre pas un contrastemoins étonnant avec l'éclat d’un bec de gaz.
La découverte de l'éclairage nu gaz est dm*à l'ingénieur français Lebon. Murdoch ta nulle premier en pratique en Angleterre, etClegg améliora les appareils. Un aulrc An-glais , M. Taylor, ajouta les huiles fixes- i ld'autres corps gras aux matières premièresindiquées par Lebon comme pouvant fournirdes gaz propres à l’éclairage, par une décom-position convenable. Fins lard, M. Chaussenotaîné a employé la résine; MM. Paye» et Be-rnrd , l'huile de résine et les huiles pyrogé-nées des substances animales; M. îMliguc,les huiles extraites des schistes, et debompo-sées è l’aide de moyens particuliers.
La lumière fournie par le gaz. ft Londres ,est maintenant égale à celle de 2i0 (HKl lam-pes d'Argand ; elle se montre, en Angleterre,jusque sur les grandes routes. A Paris , sonimportance a triplé de I83't à 1831); à celledernière époque un capital de 18 millions ,dans 7 usines , était appliqué à l'alimentationde 3(5 7(K) becs équivalant il 72 000 qninquets.
I.es appareils d’éclairage domestique ont étépartagés, pnr.M. le baron Séguicr.en Scias-ses , savoir : |o les lampes fixes à réservoirunique distribuant l'huile dans des he< s im-mobiles; 2<> les lampes mécaniques', où unepompe mue par un mécanisme d'horlogeriefait monter l'huile en excès Jusqu'à la mèche;3'* les lampes mixtes,où l'huile monte par lapression d'un ressort on d'un poids cxerçanlune action lente sur lu totalité de l'huile 8 lafois; /jo les lampes hydrostatiques; 5° leslampes à niveau supérieur, à niveau constantavec ou sans dégorgement.
§ 0. Faits divers mries procédés techno-logiques en ce qui concerne les arts etles sciences.
La technologie n'a pas seulement pour hulde satisfaire aux besoins matériels del'homme; une de ses fonctions les plus im-portâmes consiste à faciliter les relations so-ciales, le développement de l'mielligence , Inpropagation des résultats acquis è l’espri I hu-main, et à fournir les voies et moyeu» d'exé-cution nécessaires à la culture des beaux-artset des sciences.
Sous ce titre viennent se grouper tous les artsgraphiques et ceux qui s'y rattachent en quel-que façon, comme la papeterie, l’écriture, lasténographie, la télégraphie, l'art de calqueret de copier, l'imprimerie, la stéréolypie, lalithographie, la gravure, etc. L'admiraide in-vention de MM. Nièpce et Diguerre, à l'aidede laquelle on obtient la représentation exaciedes images formées au foyer de la chambreobscure, renlre dans celte catégorie.
La partie purement mécanique du dessin,de la peinture et de la sculpture, la plastiquegénérale, etc., sont aussi du domaine de latechnologie. Il en est de môme de la confectiondes instruments de musique.
I.es procédés des arts mécaniques ne sont p u»moins nécessaires aux sciences qu’aux beaux-