Si 1
TECHNOLOGIE.
•rtf. La géométrie pratique, l’astronomie, laphysique, la chimie, la géodésie, l'histoire na-turelle, ne sauraient se passer des instrumentset des moyens d'observations que leur four-nissent l'opticien, le mécanicien, le construc-teur d'in6truments de précision. Le verre, lecuivre, l’argent, le bois, doivent être façonnésde mille manières différentes dans un butuniquement scientifique.
Une des applications les plus singulièresque l’on ait jamais faites de la leilmologieaux sciences spéculatives, consiste dans l'em-ploi de procèdes purement mécaniques poureffectuer des calculs qui semblent exiger l'ac-tion de l'intelligence. I.apremièreopplicationde ce genre est due à Pascal. La fameuse ma-chine ariihmétique dans In conception de la-quelle s'est épuisé ce merveilleux génie.existe encore aujourd’hui au Conservatoire desarts et métiers ; elle se compose d'unesérie decompteurs qui ne sont guère propres qu’à opé-rer les additions et les soustractions.
Pour des operations de ce genre, il n'est pasnécessnired'avoir recours à unemarbine aussicompliquée et aussi coûteuse que celle de Pas-cal. Le petit appareil représenté par notrefigure 30 est fort habilement manié par lesRusses , qui le désignent sous le nom destchote (compte, calcul! Des baguettes tlxéesdans un cadre rectangulaire horizontal enbois portent chacune 10 boules en bois, en osou en ivoire, qui y sont enfilées. Le nombrede chacune des boutes abaissées représenteun chiffre qui exprime des unités, des dizai-nes, des centaines, etc., suivant le rang de lacolonne, à partir de la droite vers 18 gauche.On opère les additions en ajoutant tes unitésaux unités, les dizaines aux dizaines, etc., eten repurtam h chaque colonne les retenuesprovemmtde la coloune pré>édente, absolu-ment comme dans le procédé ordinaire del'addition. (Col. 8.}
Le stchote n'est autre chose que Vabax desGrecs, Yabacus des Romains et le souari-pandes Chinois. 11 est probable qu'il vient del’Inde .
Les bâtons de Néper servent à faire con-naître, presque à vue, les 9 multiples simplesd'un nombre de plusieurs chiffres ; ils sontdonc très-utiles pour effectuer les multiplica-tions et les divisions de grands nombres. La fi-gure 31 montre le bâton qui correspond auchiffre 8, au-dessous duquel sont rangés lesmultiples 16. 24, 32, ...72. La figure 32 fait'Oir comment les bâtons en haut desquels setrouvent les chiffres 1, 2, 9, 6. servent è ob-tenir les9 premiers multiples de 1296. Il suf-fit de placer à gauche un guide portant les 9premiers chiffres dont chacun indique lerang de la tranche horizontale correspon-dante. Pour ayoir 2 fois 1296. par exemple, on
81 J
n’a qu'à prendre 2 à droite de la secondetranche horizontale ; 8 plus 1 ou 9; 4, plus <ou 5:2 plus 0 ou 2, ce qui donne 2592. On trou-verait de même que la tranche horizontalecommençant par 3 donne le multiple 3888,chaque nombre devant s'ajouter à celui quiest en diagonale immédiatement au-dessusvers la droite.
3l 32
I
I
2
9
6
2
0
/ 2.
o
/ 4
i /
y'" 8
i /
3
o /
-'3
0 /
'G
2 /
y 7
i /
/ s :
4
o // 4
0 y
/‘*
3
/e
% / :
/ 4
5
0 /
/ 5
i /'
/' 0
4 //' s
3 •' 1
/ o|
6
O /'
6
I /
y 2
a // 4
3 . j
'' 6
7
0 /'/l
i y
/&
6 y
V
4 /
2
8
0 /
/'* 8
I /
/e
7
/ l
4 /
/ 8
9
0 .//b
i ,/
8
6 // r
/ 4 |
I
6
2
4
3
2
4
/
/' 0
4 /
y*
%
5
6
6
4
7
2
Une heureuse disposition imaginée parM. délie et représentée sur la lig. 33, est denature à rendre de grands services aux cal-culateurs. Les bâtons de Néper sont sous formede cylindres fixes dans un cadre rectangu-laire, mais mobiles autour de leurs axes.Chacun d'eux porte 9 bandes correspondantaux 9 premiers nombres; une seule de cesbandes est visible à cause des intervalles encanon qui les séparent et sur lesqu-ls desfléchés sont tracées obliquement. Les boutonsau bas du cadre servent è amener dans levide correspondant à chacun des cylindres,la bande que l'on veut. Dans la fig. 33, cescylindres ont été ajustés de manière à pré-senter les 9 premiers multiples du nombrede dix chiffres, 6 912 083 475. Les flèches in-diquent les chiffres qui doivent êire ajoutésensemble, à vue, pour former chacun de cesmultiples. Ainsi, en ce qui concerne le pro-duit du nombre ci-dessu.s par 8, on trouveraen allant de droite à gauche, 0; 6 plus 4 ou 0et I de re<enue; 2, plus 5 , plus I de retenueou 8; 4, plus 3 ou 7; 4, plus 2 ou .6; 0 et 6 ou6; 6 et 0 ou 6; 8 etl ou 9 ; 2 et u ou 2; 8 et 7ou 5, plus 1 de retenue; 4 et I ou 5.
M. Babbage, savant anglais , a imaginé unemachine à calcul que l’on peut rapporterai!genre de celte de Pascal, parce que les résul-tats des calculs y sont donnes exactement etnon pas par approximation.
Les machines graphiques , quoique nedonnant que des résultats approximatif», sontprobablement destinées à rendre de plusgrands services que les machines numériquesdu geure de celle de M. Babbage , parce qu'ilest possible de les établir à bas prix, et pirce