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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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APPLICATIONS SCIENTIFIQUES.

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qu'elles doDuent uue approximation bien sou-vent suffisante. au premier rang, parmi celles-ci, il faut placer la règle logarithmiqueimaginée par l'Anglais Guotber, mais qui doit

son principal perfectionnement à noire com-patriote Camus, de l'ancienne Académie deisciences. La combinaison de l'idée de tracer6ur une règle des longueurs représentant les

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logarithmes des nombres, avec celle d'em-ployer un cône pour remplir l'office d'uuesuite de roues d'eugrenage dont les diamètresdécroissent d'une mauière continue, commedans le plammëtre, a donné oaissance àl 'arithnio-planimètre, à l’aide duquel oneffectue les opérations les plus compliquées degéométrie et de trigonométrie. I Voir les An-uales des foni6-et-Cbaussées,2® sem. 1810,p. 3 , et les Comptes-rendus des séancesde l'Académie des Sciences , 2 e sem. 1839 ,P- 671, et ter ge m. 18Ï0, p. 671).

On a même imaginé de faire servir les loisde la mécanique è la confection de certainscalculs. La balance arithmétique et la ba-lance algébrique, auxquede» l'Académie desSciences a accordé son approbation ( voir lesComptes-rendus, 2 e sem 18 ; tu, p. 3l9ei 603, et2e seui. 18V0 p 0.10), peuvent servir, l'uneà fairetoutes les opérations ne l'arithmétique ordi-naire, l'autre à résoudre les équations numé-riques de tous les degrés.

La technologie serait ingrate si elle mécon-naissait les services que les sciences lui ontrendus. Sans les spéculations de Platon sur lessections coniques (col. 16V, Képler n'auraitpas découvert les belles lois qui president auxmouvements des a>tres icoi. 319), et Newtoun'auruit pu s'élever à la connaissance de l'at-traction universelle (col. 320). Or, c'est è Celleconnaissance que l'astronomie , et par consé-quent la navigation et la géographie, doiventleurs moyens d'observation et de calcul lesplus sûrs et les plus exacts.

L’hisioire de l’esprit humain présente unefoule de rapprochements de ce genre. C’estaux calculs d'Euler que l'on doit la construc-tion de la première luneite «chromatique.Dollond, célèbre opticien anglais , qui eut lagloire de réaliser celte belle idee, avait com-nieucé par la combattre comme fondée surdes considérations théoriques inadmissibles.Cest sur la theone des phénomènes de l'élec-tricité que Franklin a fondé l’inveniion duparatonnerre. La pratique pure aurait-ellesufll pour faire seulemeut soupçonner que la

propriété dont jouit l’ambre jaune, d'attirer adistance les corps légers lorsqu'on vient de lefrotter, conduirait à trouver le moyen demaîtriser la foudre ?

De toutes les applications des sciences.celles de la chimie tuoderue ont assurémentle plus d'influence sur les procédés technolo-giques. Il sufQra de justifier à l'appui de cetleassertion le blanchiment des toiles par lechlore, la fabrication de la soude artificielle,celle du sucre de betteraves la compositiondes mortiers hydrauliques d'après les prin-cipes de M. Vicat. l'extraction de la gélatinedes os, la distillation du vinaigre de bois, celledu gaz de l'éclairage, la confection des bou-gies stéariques, celle des allumettes influn-innbles et «les briquets, qui remplacent très-avantageusement les briquets à percus-sion, etc.

Quant è l'influence des autres sciences, ilfaut ajouter aux exemples cites plus baut :l'application du pendule aux horloges, parfluygens icol 291) ; l'etablissement, par Fres-nei, de lentilles à échelons dans les pharesemployés à l'éclairage de nos côtes; la con-struction de la roue à aubes courbes, parM.’Poncelet Icol. 746), etc.

$ 10. Faits divers relatifs aux principes età l'étude de la technologie.

Économie industrielle. Cette science estnouvelle; on doit la regarder plutôt comme àcréer que comme reposaut déjà sur des basessolides, îseonmoms elle possédé quelquesprincipes généraux.

Ses calculs dépendent, en premier lieu, dela constitution sociale; ils sont donc soumis,suivant les époques et les pays, è de grandesvariations. Ils doivent porter sur ia dépensed'achat des outils, des machines, des matiè-res premières, et de tout l'agencement né-cessaire pour produire ; sur retendue des de-mandes dont on peut être assuré, suc le tempsnecessaire pour recouvrer le capital en-gagé, etc- .. . ,

L'organisation intérieure des ateliers dot