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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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OPERATIONS COMMERCIALES.

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Arts , par M. Dumas. 3° L'Economie desMachines et Manufactures, de M. Babbage;l' Economie industrielle , de M. Bergery.40 l'ourla statistique industrielle et pour sesrapports avec les besoins du commerce, lespublications officielles du gouvernement, le

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Dictionnaire du Commerce et des Mar-chandises, et Y Annuaire général du Com-merce et de l'Industrie, publié par MM. Fir-nnu Didot freres, etc., fourniront des docu-ments utiles.

XIX. COMMERCE.

§1, Nature des opérations commerciales.

Défimtion. — Le Commerce consiste àtransporter d'un lieu dans un autre certainsproduits utiles ou agréables a l'homme, et àles échanger contre d’autres produi.s.

Pour le commerçant, toute opération com-merciale doit être conçue dans le but de réa-liser un bénelice par des moyens honnêtes.Il faut donc que les opérations de ce genresoient étudiées d'avauce et suivies jusquedans les moindres détails d'execution, d'aprèsles principes rationnels qui dépendent d'uuefoule de conuaissances différentes.

AKITHMÉTIQGE APPLIQUEE AO COMMERCE. — Le8

mathématiques élémentaires et surtout l'a-rithmétique sont au premier rang parmi lesconnaissances que te commerçant doit appli-quer lous les Jours.

La règle de trois (col. 651 est le fondementde celles qui se présentent le plus habituelle-ment. Les règles d'intérêt simple et compo-sés icol. 040), les annuités (col. 648), la règled’escompte (col. 05b), les assurances (col.0551 ont été exposées dans I'Aiiitiimktiqce so-ciale. Il y en h encore quelques autres quijouent un rôle fréquent dans les calculs com-merciaux.

I" La règle conjointe, dans laquelle onréunit eu un seul rapport compose plusieursrapports simples. Ainsi on demande combien1-0 franc» valent de deniers sterling d'An-gleterre, sachant que 3 francs valent 55 de-niers de gros d'Amsterdam ; que 65 deniersdegros d'Amsterdam valent 32 sous lubs deHambourg, elque 216 sous lubs de Hambourg valent 240 deniers sterling. On posera les pro-portions :

•3 : 55 : : 120 : x

03 • 32 : : x : x'

2tC : 214 : : x' : x"

Puis les multipliant terme à terme et sup-primant le facteur x x' commun aux deuxderniers termes de la proportion ainsi obte-nue, il vient

3 X 05 X 210 : 55 X 32 X 214 : ; <20 : x"

HW, <• 55X32X 214X 120 40

doux =- —— (203 — d.

3 X 05 X 210 117

De lè, une règle pratique facile à saisir et« énoncer.

2° La règle de société sert A parlager enplusieurs associés le bénéûce ou la perte ré-sultant d'opérations faites par eux en com-mun. r

Exemple : 3 personnes ont mis en société lapremière 3o<)0 fr. qui ont été pendant 0 mois2 8us la société; la seconde 4000 fr. qui y ontété pendant 5 mois ; la troisième 8 000 fr. quifi 16 P en ^ HT >t 9 mois. Combien chacuneG 050 fr avo * r 8ur Ie bénéfice monte à

On dira : 3000 fr. pendant 6 mois ont aàproduire autant que G fuis 3000 ou 18 000peuaant uq mois; 4 000 fr. pendant 5mots ont produit autant que 5 fois 4000 ou

20 000 pendant un mois; 8 000 fr. pendant &mois ont produit autant que 0 fois 8000 ou72 000 fr. pendant un mois; et. fuisiiiil laMinime MO 000 des trois mises, <8 (HH), 20 (HH),72 U00, on pOMîia les proportions suivantes,qui détermineront les gains respectifs x, x’,i ‘ des trois associés.

110 000 : 18 000 : : 12050 : x = 1971 f. 82 c.

110 000 : 20 000 : : 12030 : x / = 2 ( 00 , 01

110 000 : 72 000 : : 12050 : x" = 7887, 27

Total égal au bénéfice à par-tager 12050 »

30 La règle d'alliage, dont voici uu exem-ple simple.

Cri marchand mêle ensemble 50 litres devin à 2 fr. l'un, 70 litres A 1 fr. 50 c., 50 à 1 fr.25 c., et 30 à 1 fr. ; à combieu lui revient lelitre du mélange ?

50 l

itres à 2

fr. font

100 fr. 00 c

70

id.

A 1

50 c.

105 00

3(1

id.

a 1

25

62 30

30

Ht.

à 1

:io 00

200

id.

du

mélange coûtent 297 ou

et par conséquent le litre du mélange coûte1 fr. 4875, ou un peu moins de t fr. 49 c.

L'expression algébrique de l'inconnue dansla règle de société ou dans la règle d'alliageest donc de la forme

ab + «7/ -f a"//' +. . .

a (- u' a" -f-. ..

a, a', a"... sont les sommes mises par lesdivers associés dans la première de ces réglés,et les quantités partielles mélangées dans laseconde; b, b', b"... sont les temps pendantlesquels les diverses sommes ont été placées,ou les prix respectifs des matières mélan-gées.

4" La règle d’échéance commune serésout par la même formule.

Exemple ; Un commerçant a vendu unepartie de laine montant à la somme de 12000fr., payable comme il suit : 2000 fr. à G moisde date, 4000 fr. à 9 mois, 0000 fr. à 12 mois ;on demande quel est le terme moyen x des3 traites que l'acheteur doit souscrire pourpayer le vendeur ?

2000X6 + 4000X94 0000 X 12on trouvera X— -

2000 4- 4000 -

GUOU

ou x = 9 mois.

L'engagement pris par l'acheteur envers levendeur est donc le même que si le paiementdevait avoir lieu eu une seule fois à 9 mois dedaie.

Comptabilité commerciale.— C'est une véri-table science, fondée sur des principes d'é-«onotuie, «u finances et d'administration,dont la tenue des livres est la pratique. Onpeut tenir les livres de deux manières, eopar-de simple ou en partie double.

Il n’existe pas de règle fixe pour la première

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