PHILOSOPHIE.
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tique à la fois, et rapprocher les branchesdivisées du socratisme.
Les cyniques , sous prétexte que rien n'est
f ilus beau que la vertu, dédaigoaient et fou-aient aux pieds toutes les bienséances so-ciales. De là leur nom \kuôn, chien). AprèsAntisthènes , les priucipoux cyniques furentce Diogèue, qui vécut, dit-oo, dans un tou-neau; Oratès son disciple, et Ilipparchia deMaronéa, sa femme ; Onésicrite d'Egine , Mé-troclès, frère d'ilipparchia ; Mooime de Syra-cuse, Ménédème et Ménippe . L'école cyniques'ennoblit plus tard, et tluit par être absorbéepar l'école stoïque.
L'écol t cyrénaïque Taisait consister la flnde l'homme dans les jouissances accompa-gnées de bon goût etde liberté d'esprit, et dé-Uuissail la science l'art de jouir de la vie.Aristippe , son fondateur, eut un petit-Ols,surnommé Mélrodidacle | parce qu'il fut in-struit par sa mère, Arété ), lequel développaen un système complet la philosophie duplaisir, edonismos, dont le point de départest la sensation. Les autres cyrénaïques furentThéodore de Cyrène , surnommé VAthée ,ttion de Borystéois, Evhemère de Messèue,llégésias, qui enseignait à Alexandrie , A nui-cens de Cyrène, qui s'attacha surtout à la vo-lupté de )'âme, se rapprochant ainsi d'Epicure ,qui détrôna le cyrénatsme.
Pyrrhou et son école professaient commeSocrale , mais plus expressémeni,que, hors lavertu , tout, même la science , est inutile etimpossible. Selon eux, le sage doit examineret retenir son jugement; c'est ainsi que cemot, skepsis (examen], déjà maintes fois em-ployé précédemment, prit alors une acceptionplus spéciale; sceptique, comme pyrrho-men, siguilla qui doute. Après Pyrrtion vintTimon , 6011 ami et son disciple, qui ne litpoint école en philosophie, mais auquel ouattribue k*6 dix motifs de doute tropoi tésepochés. Il était médecin à Phlionte .
Platon , né à Athèues, la troisième ou laquatrième année de la qualre-vingt-septiémeolympiade (430 ou 429 av.l’ère vulgaire!, étautl 1 s d’Ariston et de Périclioue, de lu race deCodrus et de Solon . La carrière politique luidéplut bientôt à cause des révolutions de 6ontemps, de la licence démocratique et de ladécadeuce des mœurs. II voyagea beaucoup,particulièrement en Italie et eu Sicile , et per-fectionna parmi les pythagoriciens de laGrande-Grèce la culture philosophique qu'ildevait à Socrate , dont il avait suivi les entre-tiens pendant huit années. Il fonds dans \'A-cadémie (Jardin d’Académus) une école illus-tre , d’où sortirent une multitude d'hommesvertueux et de penseurs éminents. Platon ,qu'on a surnommé le divin, mourut 348 ansavant Jésus-Christ , la première auuee de la108« olympiade.
Les ouvrages de Platon , la plupart sous laforme de dialogues, chefs-d'œuvre de l'espritpoétique et philosophique réunis, sont lesseules sources incontestables où l'on puissetrouver quelques résultats positifs de ses tra-vaux, mais non 6on système entier, auquel onne peut arriver que pur conjecture, parcequ'il avait aussi sa philosophie ésotérique etses dogmes oon écrits.
Platon considérait la philosophie théoriqueet la philosophie pratique , ou, si l'on veut,la science et la politique , comme les partiesindivisibles d'un même tout, ce qui est eneffet la plus haute théorie philosophique.Malheureusement la nature des choses hu-maines échappe sans cesse à cet idéal, qui est]oin d'être parfaitement réalisé même dans la
science pure. Voilà la grandeur et le défautde Platon , plus brillant que son maître So-crate par l'ambition de la pensée et 6on géniepoétique; mais si on en juge par ses écrits ,bien inférieur à ce sublime bouffon de l'At-tique (Atticus scurra, comme dit Cicéron |,pour le bon sens et la connaissance pratiquede la nature intime de l’homme,et des hom-mes.
Selon Platon , l'humanité ne pourra attein-dre le terme de sa destination que par lavraie philosophie ; et sous le nom de cettescience, qui est la science, il comprendla connaissance de l'universel et du néces-saire, de l'absolu ainsi que des rapports et del’essence des choses. La source de la connais-sance n'est pas le témoignage de nos sens, quine s'adressent qu'au variable; ce n'est pasnon plus l’entendement et le raisonnement ;mais la raison , laquelle a pour objet l'inva-riable , l'être en soi, to ontôs on. Il existecertaines mitions, noémata , propres à la rai-son (innées), qui sont dans rfime comme labase de toute pensée, y résident antérieure-ment à toute perception particulière, et s’im-posent à nos odes comme principes de de-termiuation. C’est là ce que Platon appelle lesIdées, ideai , modèles divins , types éternelsdes choses et principes de notre cou naissance:d'où il suit que toutes les connaissances dedétail des objets individuels ne sont pointproduites par l'expérience, mais seulementdéveloppées par elle.
L'âme se rappelle les idées à mesure qu'elleaperçoit les copies faites à leur image dontce monde est rempli, et c’est pour elle commele souvenir d'un état antérieur où elle vivaitsans être encore unie à un corps.
Si les objets de l'expérience répondent enpartie du moins aux Idées, il doit y avoir miprincipe commun, etde ces objets, et de l'amequi en a connaissance : ce principe , c’estDieu , qui a formé les objets sur le modèle desIdées.
De là le principe philosophique célèbre deYidenlité et de la contradiction ; de là ladistinction de la connaissance empirique elde la connaissance rationnelle . correspondantau monde des sens et à celui de la pensee.
On doit à Platon la division de la philoso-phie en logique (dialectique) , métaphysique(physiologie ou physique) et morale ipoun-que) ; division qu'il ira nulle part formelle-ment établie, mats qui résulte clairement d«plusieurs passages de ses écrits.
Platon considéré l'âme comme une forceactive par elle-même, se inou' ont elle-mènu\auto eauto kinoun ; et relativement à sonunion avec le corps , il admet en elle deuxparties , merè , savoir : la partie raisonnable .logistikon, nous , et la partie déraisonna-ble ou animale, alogistikon ou epithuineii-kon, unies l’une a lautre par le thumos ou iethumoeides.
La partie animale a commence avec iexuou l'emprisonnement de l'âme decliue dm sle corps; mais l’esprit immortel, par la P°™raisonnable, a la conscience des Juees. relles il peut retourner à la vie bienheureusdes esprits. , „ -.
On trouve dans Platon la division des focutés de connaître , de sentir et de vouloir.
des lois
de la pensée : la distinction de
litè et de la substantialite dans la pt»^
d'avec la particularité et I
caractères propres de la vente, ainsi que ,
rigine du phénomène et de tapparence,
le premier essai pour fonder une ian n