PHILOSOPHIE GRECQUE,
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philosophique ; le premier développementlogique des idées de matière, forme, sub-stance, accident, cause et effet, du simp lemouvement et de la liberté, de la réalité ensoi et de ['apparence; une idée plus explicitede Dieu et de ses attributs.
Selon Platon, Dieu , auteur du monde entant que lui avant donné la forme, c’est-à-dire ayant introduit dans la matière brûlel’ordre et l'harmonie, le gouverne par sa pro-vidence, et il a orgauisé toute chose pour quele mal soil vaincu.
La vertu est l'imitation de Dieu ou l'effortde l'bomme pour atteindre à la ressemblanceavec son auteur, ou bien l'unité de toutes lesmaximes et de toutes les actions, selon laraison . d'où résulte le souverain bien.
Il D'y a qu'une vertu qui se compose dequatre éléments : la sagesse éclairée, sophia,le courage ou la constance, atulreia; la tem-pérance, snphrosuné, et la probité ou la Jus-tice , dicaiosuné ; et la vertu est l’ouvrage dela liberté ou de l'effort qui uous élève au-des-sus des intérêts sensibles.
La politique est l'application en grand dela loi morale; car l’etat est la réunion d'unemasse d'hommes sous une même loi ; son butest la liberté et la concorde. Le bien , c’estl'harmonie par in raison : doue à la raisoul'autorité, au besoin sévère, mais autantque possible douce et aimable.
La beauté est la représentation sensible dela perfection morale et physique. Ne faisantqu'un avec le vrai et le bien, elle inspire l’a-mour, erôs, lequel conduit à la vertu. (Amourplatonique).
Platon attira autour de lui une foule dedisciples et d’admirateurs , parmi lesquelsse trouvaient des hommes d’état célèbres etbeaucoup de femmes, entre autres Axiothéede Phlionte, et Lasthènie de .Mantinée.
On distingue plusieurs Académies ou éco-les de Platoniciens : à ['ancienne Académie appartiennent Speusippe d'Athènes , morten 33.9, neveu de Platon et son successeur dansI enseignement; Xénocrate de Cholcédoine,mort en 3U; Polémon d’Atbènes, Cratésd Athènes, Crantor de Soli. La nouvelle Aca-Ÿaa sallac ^ a & faire ressortir l'incerti-tude de la connaissance humaine; et le néo-platonisme créa une école d’enthousiastes, çnreconnaissant une haute lumière intérieure.
Voyez la bibliographie sur Platon dans lapartie de ce livre consacrée à U Littéiutcregrecque (col. 9U2.)
né à Stagyre durant la 99 e olym-piade (38t ans avant J.-C.), reçut le coût desétudes naturelles de sou père Nicomaque, mé-aecin et anu d'Amynlas, roi de Macédoine,msciple de Platon pendant vingt ans, il devintten 3 ,.}) | e précepteur d'Alexandre-le-Grand ,^“vonsa de tout son pouvoir ses iuvestiga-L 1 ®"?* J 1 fo »do ien 33t) une école nouvelleAr,?io i P rome ! lade du Lycée : d'où vint à cettenm'nJ? C 0m de Pf n Putétique I qui se pro-u,fl ne \' Suspect d athéisme et banni d’Athè-Si l ^ 0 , urul 8 Chalcis . en Eubée (322). oncroit qu il s empoisonna.
tft],iûf l i 0le 8 l0l8Sé de précieux ouvrages surnar irnr parlle 1 de ,a Grecs, et, en
Kolr'V 'V'ilosoplne. Il poswdnit àlomi nut lu talent (te l'analyse,
livre»»? , p “’» st e s tonnaissances tirées .lesIl s'ê de obs ervatu,n (le la nature.
«oiUSSï» . do ,fl«*on el rejeta les Idées,élevée n e«n^ toute ? ,es pensées, même les plusdonne ’imn 6 P roduil de l'expérience, qui en
niais H U m n ^ Sei, e,llei,t ,cs développements ,mais la matière; qut k mou(le ^ 01crnel ’
môme dans sa forme, el non l’ouvrage d’uneProvidence; et procéda, non comme son maî-tre, de l'universel au particulier, mais toujoursdu particulier à l’universel.
Selon Aristote , ta philosophie est la sciencenée du pur désir de savoir, la science qui con-naît selon les principes. II y a deux sortes deconnaissances : l'une médiale, l'autre immé-diate; la seconde est nécessaire pour que lapremièresoit possible. C'est immédiatementpar l’expérience que nous apercevons d’abordle particulier, tà fcath’ekasta; l’universel, tàkatolou ; et que c'est par tà que le réel et lenécessaire arrivent à notre connaissance ex-primés en detimtion et en axiome. De la con-naissance immédiate, nous lirons la connais-sance médiate par des raisonnements dont lathéorie est l'ouvrage de la logique; car l'objetde celle-ci est de montrer comment nous pou-vons, par le raisonnement, reconnaître les cho-ses pour certaines ou vraisemblables. La logi-que est l'instrument (orgnmun) de toutescience ou philosophie, mais seulement quantà la forme ( restriction qui, plus tard, fut sisouvent méconnue); car c'est l'expérience quidoit fournir la matière pour être travaillée etconvertie en principes généraux.
Aristote élargit plus qu'aucun autre le champde la philosophie ; il y comprit toutes lessciences empiriques, rationnelles et mixtes( uniquement à l'exclusion de riiisloire), et ilparaît l'avoir divisée tantôt en logique, phy-sique et morale , tantôt en spéculative etpratique. Spéculative, la philosophie a pourobjet l'ordre réel qui ne dépend point de notrevolonté ; pratique, elle a pour objet ['acciden-tel et le 'volontaire. La philosophie spécula-tive est:
En raison du degré d'abstraction auquel ons'élève, ou la physique, ou les mathématiques,ou la philosophie première (appelée depuismétaphysique ),*
En raison de ses objets, elle devient physi-que, cosmologie, psychologie, théologie.
(.a philosophie pratique comprend la mo-rale, la politique et l'économie.
Le monde, /cosmos, ou l’ensemble des êtressujets au changement, est lui-même éternelet immuable ; la terre est le point centrai, leciel est la limite. De là résultent trois mouve-ments simples : vers le centre ( les corps pe-sants, la terre ) ; du centre à la circonférence( les corps légers, le feu); enlin autour ducentre ( le cercle supérieur ou ciel}.
L’âme est exclusivement et par excellencele principe actif de la vie, la forme premièrede tout corps physique capable de vie, c'est-à-dire organisé. L'âme est une, distincte ducorps, mais comme forme elle en est insépa-rable. Les facultés de l'âme sont la générationet la nutrition, la sensibilité, la pensée, la vo-lonté ou le mouvement. Il y a dans l'âme uneintelligence passive et une intelligence ac-tive; celle-ci, semblable à l'élément des étoi-les, a le privilège d'être impérissable (im-mortalité sans conscience ni mémoire).
Dieu , cause absolue du mouvement régulier,est l'intelligence (en grec, nous], la plus par-faite à laquelle appartiennent, par sa propreessence, l'activilé pure et indépendante et lafélicité la plus accomplie; eu un niot il est lalin de la nature.
La philosophie pratique devint, par l’analysesavante d'Aristote , un système dont le pointde vue empirique se convertit en une théoriemorale du bonheur. Le point fondamental estl’idée du souverain bien ou du développementselon le but Muni. Le but final est le bonheurqui résulte de l’exercice parfait de la raison,