ggg PHILOSOPHIE A ROME . PÈRES DE L’ÉGLISE. 870
Voyez > pour l’histoire générale de la philo- fondu une école à Nicopolis, en Epire (vers l'anSophie en Grèce : 90 après J.-C.) ; Arrien , disciple du précédent,
Ciceronis Hisloria Philosophiœantiquœ; dont il recueillit la doctrine parécnt, et Marc-he omnibus illius scriptis collegit Fnd. Aurele-Antonin , empereur philosophe, dis-Gedike Berlin, 4782 — Fénelon , Abrégé des ciple du stoïcien Q. Nextus, de Chœronée : surmes des anciens Philosophes. Paris , 1705. le troue du monde, il sut égaler eu vertu l’es*
— Guill., Traugott Krug , Histoire de lu clave Epictète .
Philosophie de l'antiquité, principalement Voyez: Justi IJpsii manuductio ad stoi -chez les Grecs et les Romains. Leip., 4815-— cam philosophiam. Lugdun. Bat., 4GW.—Berchetti, Filosofia degli antichi popoli. Thoin. Gaiaken Diss. de disciplina stoicitI’erugia, 1812 — The Philosopha of an- cum sectis aliis col/ata, eu tète de soncient greece investigated by 1K. Arider- édition de Marc-Aurèle . Cambridge, 4053. —son , Lond., 4791 . — Plutarque , Diogène de F. de Quevedo, Doctrinastoica, in ejus. <)p.Laërte, Pbilostrate, Eunapes, l'histoire de la t. m. Btuxelles, 407t. — Dieir. Tiedemann ,philosophie connue sous le nom de Galien et Système de la philosophie stoïcienne.d’Origène, Stobée, Athénee, Aulu-Gelle, Sui- I.eips., 4776. — Sénèque, Marc-Aurèle . Epie-das, Clément d’Alexandrie, Origène, Eusèbe , teti enchiridium et Arriani dissertât.Lactance, Augustin , Kémésius, Photius, etc. Epicteteæ , Edid. de Schweighaeuser . Leips.,
4799.
$ 6. De la philosophie dans le monde parmi les péripatéticiens , on compte, après
romain /usqu au huitième siecle. Andronicus de uhodes qui mit en ordre et
Les Romains, nation toule guerrière, ne expliqua à Rome les livres d’Anstote ( vers 80commencèrent à connaître la philosophie avant J.-C. i, Cratippe de Mitylùne, Nicolas degrecque et en particulier les doctrines stoïque, Damas ou Damascène, et Xénarque de Séleucie ,pénpaiétique et académique, qu’aprés la qui donnèrent tou-, deux des leçons à Rome conquête de la Grèce (vers 155 avantJ-C.I. au temps d'Auguste ; Alexandre Ægœus, l'unMalgré des préjugés fortement prononcés et des maîtres de Néron, etc. ; Ammonius d’A-des interdictions réitérées qui témoignaient, lezaudrie, Themistius de Paphlagonie , Sy-ce semble, d’un grand sens politique, l'une de rianus et Simplicius .
ces doctrines, celle de l’Académie trouva cba- Pytbagore , dont la haute renommée etque jour plus d’accès à Rome , après que Lu- même la philosophie étaient déjà connues de-cullus et Sylla y eurent fait transporter des puis long-iemps parmi les Romains, eut versbibliothèques. Les autres doctrines subirent, ce temps un grand nombre d'imitateurs en-Consequemmenl à leur pratique et à leur thousiasies de sa vie exemplaire et mysté-caractère, les Romains montrèrent plus de rieuse. Ou distingue parmi eux Apollonius degoût pour la philosophie du Portique et celle Tyane en Cappadoce ( 70 après J.-C. ). discipled’tpicure que pour celle de Plaion et d'Aris- d’Euxénus d'Hèraclée, fervent sectateur detote, où prédominait la spéculation. Pytbagore, associant le mysticisme religieux
M. 1 Cicéron ( né a Arpmuni 408 ans avant aux doctrines morales, adonné à la divination,I-C ), avait étudie à Athènes et à Rhodes avec et dont pbilostrale voulut faire le Messie dubeaucoup d’autres jeune.' Romains la philoso* polythéisme.
phie grecque, particulièrement les idées de Parmi les néoplatoniciens, ou partisans(’Académie et celles du Portique . 11 consacra les d’une nouvelle école platonicienne qui, forméeloisirs de sa vieilli sse.dans une intention touio dès le siècle d’Auguste , développa la doctrinepatriotique,à traiter des questions de plnloso- du maître et la fondit en lin dans un mêmeplue,essayantdetransplanter sur le sol romain syncrétisme aveê cellede Pytbagore et d'À-les théories des Grecs. Académicien dans la nstote, on distingue: Thrasylle de Mondes,spéculation, il préféra en morale les austères dit l’astrologue it cr siècle); Tliéon de Smyrneprincipes de Zenon, et rendit d'ailleurs jus- (2 e siècle); Alcinotis; Albinus , le maître detice à Aristote et même à Epicure. Ses ouvra- Galien ; Plutarque de Chéronée, précepteurges philosophiques manquent de profondeur, d’Adrien ; Apuleius de Médaure, en Libye ; leniais ils sont devenus une source d’instruction rhéteur Maxime de Tyr ; lç médecin Galien ;pour les siècles suivants. Favorinus d’Arles, en Gaule .
Dans Rome dégéuérée et maîtresse des ri- Ænésidème, natif de Gnosse en Crète , etchasses du monde, la doctrine d’Epicure ne qui vécut à Alexandrie , renouvela au tempspouvait mauquer de partisans, à cause de oe Cicéron le scepticisme, et voulut le faireson caractère léger et commode, et parce servir à relever les opinions d'IIeracliie, au-qu'elle tendait à dégager l’âme de tout souci quel il était “attaché. U admit et soutint lesdu ciel et d’une autre vie. Lucrèce l'exposa dix motifs de doute attribués aussi à Pyrrhon ,daus son poème De rerum naturd , ou- pour justifier la suspension de tout jugementvrage supérieur sous le rapport de la poé- nécisif. Ces motifs sont tirés : 4° de la diyer-On cite parmi les premiers partisans de sité des animaux; 2° de celle des hommes1 épicuréisme, Catius et Amafanius , C. Cassius, pris individuellement; 3° de l’organisationTU. Pomponius Atticus , le grand poète llo- physique; 4° des circonstances et de l’étatface,etc. variable du sujet; 5° des positions, des di-
. Le stoïcisme, tout en exerçant à Rome une stances, des diverses conditions sociales; 6° desloiluence marquée sur la législation et sur le mélangés et associations dans lesquels lesoroit, acquit bientôt lui-même un esprit plus choses nous apparaissent ; 7<> des diverses di-pratique. Outre a tbénodore de Tarse (vers l’an mensions et de la conformation diverse des• a pres J.-C.), C. Musonicus Rufus, Annœus choses; 8° des rapports des choses entre elles;Cornatus, ce« deux derniers chassés de Rome 9° de l'habitude ou de la nouveauté des sensa-par Néron . vers l’an 66, Chœrémon d'Egypte, tions; tü° de l’influence de l'éducation et demon Chrysostflme, on peut citer comme s’é- la constitution civile et religieuse. Depuistam rendus célébrés par leur philosophie mo- Ænésidème parut une successiou de scepti-j®' e ° u l eur sagesse pratique, Sénèque néàCor- ques la plupart médecins; nous ne citeronsoueen Espagne,précepteurde Néron; hpictète que Favorinus, Agrippa, Ménodote de Nico-rtfln B e [ a ^° ,s en i’brygie, esclave qui conserva mèdie, et Sextus, surnommé Empiricus , dontdft h' 8 T ltude UDe P' us libre que celle la formule dernière est que nulle chose n’estue Dieu des empereurs; banui de Rome , il préférable à une autre, ouden malloi\.