PHILOSOPHIE.
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a lkxan'dimr, où depuis les Ptolémées lousles systèmes de la philosophie n’avaienl cesséd élie enseignés, fut le principal ttiéâlre oùceile-ci se rencontra avec les idées orientales.I.ejuif Pliilon, esprit savant et orné (au tempsde J.-C.| , nul à prolit la connaissance qu’ilavait acquise de tous les systèmes grecs, et par-ticulièrement de celui de Platon , qui s’accordeà tant d’égards avec les idées religieuses del’Orient, pour représenter sa religion nationalecomme une doctrine parfaite et divine. LeJuif F. JosèpLie suivit la même voie quelquesannées plus tard
La Cabale (c’est-à-dire transmissionorale ) est une prétendue sagesse divine per-pétuée et propagée parmi les juifs par unetradition secrète dont l’histoire est enveloppéede fables; elle prit naissance après J.-C., etfut créée ou mise en ordre par Uahbi Akhibaet son disciple Siméon Ben Juchai, l’ Etincellede Moïse . On y trouve mêlées à une série derécits philosophiques sur l’origine du monde,uue foule de rêveries sur les démonsauxqueliesse rattache la magie. Les livres cabalistiques,Jezirah et Sohar , offrent un amalgamebizarre d’idées de toutes sortes où il est im-possible pourtant de méconnaître l'influencedes idées religieuses de la Perse. Les chrétiensn’ont connu qu’au quinzième siècle le nom dela Cabale, dont le mystère leur était soigneuse-ment caché par les juifs.
Le môme esprit de spéculation transcen-dante dominait chez les gisostiqcks; ils pré-tendaient à une connaissance, gnôsis, supé-rieure et secrète de l’être divin et de l'originedu monde, mêlant les dogmes religieux desPersans et des Ctialdéens avec ceux des Grecset des chrétiens. Les principaux gnostiques,venus de l'Orient poür la plupart, et consi-dérés comme hérétiques, bien que professantun christianisme plus ou moins mêlé, furent :Simon le magicien, Ménandre le Samaritain,le juifConntluis (1ersièclei, le éT/ne/iSaturni-nus, Rasilides d’Alexandrie , Carpocrales etValentinus , Marcion de Sitiope , Cerdon etüardesanes, Syriens (2* siècle) ; et Mânes, Per-san (3 e siècle); leurs sectes se consenèrentdurant les siècles suivants.
Ce mélange des idées orientales et platoni-ques se retrouve chez plusieurs Peres del'Eglise grecque, comine Justin, Clément d’A-lexandrie, Origène , qui plutoniscnt volontiers.Atumonius, portefaix d'Alexandrie entra dans cette voie philosophique [vers 193après J.-C.), et communiqua son enthousiasmeà ses disciples, Lougin (le célèbre critique),l’extatique Plotin , Ilérennius.
Le mysticisme philosophique de Jambli-que (de Chalcis, en Cœlésyrie ), compilateursyncrêtiste, sans génie et sans critique,était bieu accommodé au caractère supersti-tieux de son temps (4° siècle) ; il enseignait àattirer Dieu là où on voulait par certainsactes mystérieux (théurgie) : aussi eut-il ungrand nombre de disciples, Dexippe , Sopaterd’Apamée, Ædésius, Macrobe , Iiiéroclès, Olym-piodore,etc., etc.
Cette philosophie reprit un nouvel essorpar les travaux de Proclus , enthousiaste, né àConstantinople, nourri de Platon et d'Aristote ,mais initié de bonne heure a tous les my-stères de la théurgie. Erudit, subtil, minu-tieux, se disant prêtre de l'Univers , il re-gardait les poèmes orphiques et les oracleschaldéens comme une révélation divine, et seconsidérait lui-mômc comme le dernier an-neau et le plus précieux de la chaîne hermé-tique. Il mourut en 483, avec une réputatioude puissance mü’aculeusç. Comme tous les
philosophes en qui l'imagination a dominéla raison, il eut parmi ses disciples plu-sieurs femmes, telles que Ilypatie, Sosipatra ,Aédesie, Aselépigénie; de ce nombre furentaussi Iléliodore et Ammonius , Asclépiade,Ulpien, le compilateur Jean Stobée , etc.
La religion chrétienne gagnant de procheen proche tout le monde romain, la connais-sance que plusieurs de ses docteurs avaient ac-quise antérieurementdes systèmes de la Grèce ,et la nécessité de défendre leurs nouvelles idéescontre les païens, amenèrent une sorte dephilosophie propre au christianisme.
Beaucoup de Pères de l’Eglise , mais pourla plupart Grecs, considérèrent la philosophiecomme étant d'accord avec la religion cnre-lienne. La source commune de l'uiie et del’outre est, selon Justin le martyr, la révé-lation intérieure par le logos, et la tradition:selon Clément et d’autres, la tradition écritedans les livres des juifs; selon Augustin , c’estla transmission orale.
D’autres Pères de l'Eglise , et en particulier
n ues Latins, plus fidèles au vieux géniemie, comme Tertullien , Arnobe et soudisciple Laclance, surnommé le Cicéron chré-tien, regardèrent la philosophie comme uneélude stérile et décevante, comme une inven-tion du démon et une source d’hérésies. Maisl’opinion favorable à la philosophie prit in-sensiblement le dessus, et il en résulta quel’Eglise lit un usage éclectique de tous lessystèmes.
Origène d'Alexandrie, né en 185, faisait,ainsi que son maître Clément, consister lafélicité dans la contemplation de Dieu . etdistinguait la doctrine populaire de cettemême doctrine développée chez les savants, cequi l’a fait considérer par quelques-unscomme l’auteur de la philosophie au chri-stianisme.
La révélation fut considérée par les rères,non-seulement comme la source unique dudogme chrétien, mais en général comme lasource de toute connaissance positive. >énn-moins, on observe dans leurs ouvrages une in-tention marquée de s’adresser à la couvictionrationnelle et de l’éclairer.
Selon les Pères, il y a une triple maniéré d econnaître Dieu : par son image, par la natureextérieure et par une révélation extérieureimmédiate. L’essence de Dieu est inaccessibleà la raison, bien qu’elle soit accessible à l’in-tuition mystique. La doctrine de la Trinitéoccupe les Pères, surtout comme dogme ré-vélé. Néanmoins aggostin fit un essai pourlui donner un fondement rationnel.
Les Pères soutiennent contre les Mani-chéens et les Gnostiques la doctrine bibliquedu monde créé par la volonté de Dieu cl liredu néant. De là cette question: la créations'est-eüe faite dans le temps ? ce que soutien-nent Aihanase, Méthodius, Augustin ; ou detoute éternité? comme pensent Clément d A-lexandrie et Origène . . ,
Les Pères admettent une rrovidence gene-rale et particulière , et l'entretien et le gou-vernement du monde par le ministère desanges (Justin. Athénagore , Tertullien , Au-gustin, Jean Damascène ) ; quelques-uns sansce ministère (Némésius , etc.). Us combattentla fatalité des astrologues et des stoïciens,afin de sauver la liberté de l’homme; et cetteopposition va jusqu’à donner au monde unecondition contingente et fortuite (.\eme-sius.etc.t.
I.a plupart des Pères enseignent que le maiphysique et moral est nécessaire, etqu il nés e«produit ni par l'ordre ni sans l'ordre de Dieu ,