PHILOSOPHES ET NATURALISTES GRECS.
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Ont mérité de D'être pas confondus avec lessophistes :
t u Lucien de Samosate en Syrie (entre 422-200après J.-C.}, rtiéteuret philosophe éclectique,dont il nous reste un très-grand nombred'écrits, la plupart en forme de dialogues.On y trouve un tableau lldèle des mœurs dece temps, une gaieté intarissable, un rare es-prit d'observation, un bon sens 'vottanïen,aiguisé de malice et de saillies, une haineimplacable contre le charlatanisme et les fo-lies des prétendus philosophes de ce sièclecorrompu. Ou distingue dans ses nombreuxécrits ses Dialogues des Alorts, ses Dialoguesdes Dieux, le jugement des Philosophes, leSonge, la Manière d'écrire l’IIistoire, les His-toires véritables.
Dans sou traité iur la Manière d'écrirel’Histoire , Lucien prêche, comme on l’a faitau dix-huitième siècle, celte théorie fausseet d'ailleurs impossible, que l'historien doitn’avoir ni religion, ni opinion, ni patrie.
« Lucien , dit M. Villemain, est le plus spi-rituel des rhéteurs, un rhéteur qui sc moquedes autres; mais euün c'est un rhéteur. 11n'est attentif qu’aux procédé» du langage; etdans cette revue si piquante, si maligne,qu'il a faite des historiens de son temps , ilne voit que la forme extérieure, que te vê-tement de l'histoire. >»
OEuvres complèles de Lucien , edit. prin-ceps, gr. lat. G. Cogna tus (Cousin), et J. sam-bucus, Bêle, 45G3. — Bourdelot, Paris , 4015.
4 *C. Ticmann a écrit sur la philosophie etla langue de Lucien (en ailem.j. Zerbst , 4804.
Perrot d’Ablancourt a traduit Lucien, Paris ,4654. — Massion, Paris , 4781. — La meilleuretraduction est celle de N. Belin de Bailu, Pa-ns, 1788.
2° Athénée, dcNaucrale en Egypte (quivécutvers‘>uO après J.-C.), connu par son Banquetdes Sophistes , en quinze livres; mine pré-cieuse et inépuisable de (O maiisances de toutgenre sur l’antiquité. La forme en est trèsimparfaite et le texte très-coriompu (edit.princeps, Venise , 4514, — cum Casauboni«üorumque et suis adnotationibus, ed. J.ûChwelghauser, Strasb. , 4801 ).lia, .. Beru,w .gène de Tarse qui vivait auoeuiieme siècle, auteur d'une rhétorique es-l,, Prin^ps in : Rhetores prœci,apud Aldum , Venise , 4508) ;hl cél , ebre Lon g*n (né en 2l3),Voy.Ruhn-47761 Longini a)itti et scriptis , Leyde ,
_J* 110 reste ^ fies nombreux écrits que?.?,fff nK, - quabIe traité Du Sublime, traduit1 mi» i? a,s ! par Bo,leau Despréaux, avec le, 177 g j’ d’iris, to9i, (Par cii. Lancelot, Paris ,
P1--CI. Julien, surnomméfttnl'm 1 ™ |, '?ǰ, slat tné en 331 '. écrivainli Ko Æ 3 U 1 /! 11 é,milenl P»r l’intel-erfrora dp |Kl l K[ue ‘ t>ious possédons
qneî, plusieurs ouvrages . parmi Ics-orin?. 8 dlscours remarquab'es, ( Onera edprinium gr et inf Parie 1 r y •
couiuiète^mr-r ’ J 083, — traduction
Parmi ’| P 1- ! 0urI et, Paris , 4821.)
comme oratpnr rct,ens cn?C8 » 011 distingueélu e Vr if, i sauîl fir cgorre deXazianze,tanthiûDie î nrfiî 8 ® arcl »êpi*copal de Cons-
«allHSSWiaas;
surnommé Chrysostome , c’est-à-dire -che d’or, le plus éloquent des pères de l i.-glise grecque, elevé en 308 au siègeépisc. deConstantinople I Opéra, gr. et lat., ex re-censione Car. Morclli, Pans, 16(19 ) ; Synesiusde Cyrène , évêque de Ptolémaïs Opéra re-censât Denis Peiau, gr. et lat., Pans, 4CI2).
Philosophie. Hist. natcrf.llk, eic.~ Dans lecanon dressé, à ce qu'on prétend, par Aristo-phane de Byzance et par le célèbre Aristar-que , sont déclarés écrivains classiques seule-ment les philosophes suivants :
Platon, Xeüophon, Eschine, Aristote, Théo-phraste .
Platon et Aristote , dont nous avons succinc-tement fait connaître les idées ( voyez col.803,865), sufilraieut , considérés seulementcomme écrivains, pour faire admirer à ja-mais l'étendue et la perfection de la civilisa-tion grecque.
Platon u élé regardé par tous les ancienscomme le premier des prosateurs. L'éléganceattique la plus exquise, Vironie socratiquela plus fine, subtile parfois, un dialogue fa-cile, rapide, plein à la fois d’imagination , deraison, d'enjouement, de mesure et de goût,font de ses écrits la plus parfaite expressiondu plus beau siècle d’Athènes .
Cicéron disait que si les dieux voulaientparler la langue des hommes, ils parleraientcelle de Platon .
Platonis Opéra. Il Estienne cum J.Sarrani interpret. lat. etnotis perpet. 1378;recens, et annot . cnt. instruxit C. E,Cbr. Schneider, Breslau , 4830.
Ou lit dans une des lettres attribuées à Xé-nophon ; « Il vient de tomber entre mes mainsun morceau de Platon ; le nom de Socrate etquelques-uns de ses discours y sont mention-nés d'uue manière fort agréable. Je dois tou-tefois déclarer que je n'ai jamais rien entenduni ne puis transmettre par écrit nen de sem-blable. Je ne suis pas un poète commelui, etc. »
Que la raison supérieure du divin PlatODait glissé quelquefois dans les vices d’espritdes sophistes que son maître Socrate haïssaittant, c'est ce que de bons esprits inclinent àpen>cr en relisant ccrinim Dialogues et parti-culièrement ce chef-d'œuvre éternellement ad-mirable, la République. Jefferson a dit sévè-rement ; « Il est heureux pour nousqne la po-litique de Platon n'ait pas obtenu chez leschrétiens la même faveur que sa métaphysi-que; s'il en eût été autrement, nous serionstous à cette heure, femmes, hommes et en-fants, vivant pêle-mêle , comme les bêtes dela forêt. Comment le bon sens de Rome a-t-ilpu se laisser séduire ainsi, et comment Cicé-ron a-l-il pu tant louer Platon ? Les Dialoguesde Platon sont des libelles contre Socrate . »Jefferson est Américain, mais Béranger nel'est pas, Dieu merci, et il appelle Platon unpâte-Socrate et un pute-Jésus.
« Platon est un grand philosophe, s'écriait LaFontaine.—Mais, répliquait Fontenelle, trou-vez-vous ses idées fort claires ?—Oh ! non, ilest d'une impénétrable obscurité.—Me le trou-vez- vous pas plein de contradictions ? — Cer-tainement, c'est un grand philosophe. »
La traduction latine des œuvres complètesde Platon , par Marsilc l'icin, parut avant letexte, Florence, \ î83. La meilleure édition estcelle de Venise , 4 îi)|, in-fol°.
On a de limée, sophiste du huitième siècle,un dictionnaire spécial sur Platon , édité parD. litihnkcn , Leyde. , 475L Nouv. édit, parKoch, Leipz, 4828.
Aut. Dacier a traduit en français les œuvre§
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