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près les traductions arabes ; 2° vers 1270, parThomas d’Aquin; 3° dans le quinziéme sièclepar plusieurs savants, parmi lesquels on re-marque Bruno, Georg. Valla, Theod. Gaza etBessarion. Plusieurs de ces traductions ontété imprimées avant le texte grec.
11 n'existe point en français de traductioncomplète des œuvres d’Aristote , mais il y aquelques bonnes traductions de plusieursouvrages : YHistoire des animaux , par Ca-mus, Pans, 4783, 2 vol. in-4 ; — Morale , parThurot, Paris , Didot, 1823, in- 8 °; — La Poli-tique et les Economiques , par J.-F. Cham-pagne, Paris , 1797,2 vol. in- 8 ° ; — par Ch.Millon, Paris , 1803, 3 vol. in- 8 u ; — par Thu-rot, Paris , Didot, 1823, in- 8 °; — du Monde,par Batteux, Paris , 1768, in- 8 °; — de laPolitique , traduc. nouv. par M. BarthélemySaint-Hilaire .
Le successeur immédiat d’Aristote, Théo-phraste, l’auteur des Caractères (trad. par LaBruyère ; nouv. édit, avec des notes, Paris ,1790; — avec le texte et des notes nouvelles,par J. G.-Schweighauser, Paris , 1802.—Tradinouv. avec des notes et. un discours sur la viede Théophraste par Adam Coroy, Paris , I799),possédait aussi des connaissances généralesqu’il sut exposer dans un style didactiquesimple, noble et éloquent. Parmi les éditionsdes ouvrages de Théophraste , on distingue ;l’édit, prineeps , Aide, Venise , 1495-98, com-prenant: Historia plantarum,—De causisplantarum , — Metaphysica ; — et l’éditionJ. G. Schneider et D. 11. F. Link, Leipzig,1818. A l’exception de la métaphysique , quin’a pas été admise, c’est l’édition la pluscomplète.
Les écrits de rhilon, juif d’Alexandrie (40 ap.J.-C) , sont précieux non-seulement pour laconnaissance de la philosophie néo-platoni-cienne, maisencore pour I’mteIligencedes.te/>-tante et des écrivainsdu Nouveau-Testament,ses contemporains. (Md. prineeps, Paris , 1552,in-fol. — B. codd. rec. suppl. illustr. Th.Mangers, Lond., 1742, 2 vol. in-fol.). Yov. s.-G.-L. Grossmann, Questiones Philôneœ,I.eipz.,1829, in-4.
Plutarque , dans ses OEuvres morales, parmilesquelles on distingue surtout les Entretiensde table, les Traités sur l'étude des poè-tes, sur la différence de l’ami et du-flat-teur, les Maximes dei rois et des capitai-nes, adressées à Trajan , se fait remarquerpar un caractère noble et mûle et par unevaste érudition, on trouve dans ces différentsécrits une foule de faits curieux, qui ne sontque là, des préceptes utiles et de sages ré-flexions. Plutarchi opéra moraha. Edit,prineeps, Aldino, Venise, 1509, 5 vol. in-4. —Dans la collée. Tauchuitz, Leipz., 1829, 6 vol.in- 12 .
Alcinoüs (164 après J.-C } chercha dans sonexcellente Introduction à la philosophie dePlaton , à réunir cette philosophie à celle d’A-ristole. Ed. prineeps, chez Aide (avec Apu-lée). Venise , 1521, in- 8 °. — Il y a une traduc-tion française de cet ouvrage, par CombesDounous, Paris , 18 OO, in- 8 °.
Flav. Arrien, disciple de l’esclave Epictète ,recueillit 11 ‘élément ses leçons de morale etles publia. Outre un Manuel de morale stoï-cienne l Encheiridion), on a d’Arrien , ouplutôt d’I’pictète, quatre livres de discoursphilosophiques. Ces ouvrages réunis formentle monument le plus complet, le plus ingé-nieux et le plus exact que nous possédionssur la morale du Portique . | Dissertatinneiet Encheiridion . Md. Hier. Wolf, nûie, 1560,in- 8 °. — Cur. Jo. Upton, Lond., 1741,2 vol.
in-4. — Epicteteæ Philosophie monu-monta, rec. J. Schweighauser, Leips., 1799.— Les meilleures traductions françaises duManuel d’Epictète sont celle de Dacier (1715)etcelledeG. Camus (1796).
Marc-Aurèlc (empereur en 161) écrivitdouze livres d 'Entretiens avec lui-même{Ton eis heauton, scil. hupoihécôn), em-preints de la plus pure sagesse de l’antiquité,et où respiren t une piété et une charité doucequi étonnèrent les premiers chrétiens. Ed.Adam Coray, Paris et Leipz., 1817. in-8°. —Réflexions morales, trad. par madame Dacier ,Paris, 1691 ; par de Joly, Paris , 4742. — Avecdes remarques, par A. Dacier, Paris , 4800,iu-4,
Les ouvrages du néoplatonicien plotin fu-rent mis en ordre par son disciple Porphyre et publiés sous le nom d'Enneades , c'est-à-dire réunion de neuf livres. Ces Enneades sont au nombre de six, ce qui fait en toutcinquante-quatre livres, il y en a une excel-lente traduction latine, par Marsile Ficin ,laquelle parut avant le texte, Florence, 1492.
Il n'y a pas encore eu d’éditions complètesdes œuvres de Porphyre ni de celles de Jam-blique. De ce dernier on n’a guère que desfragments.
Parmi les philosophes grecs chrétiens, nousmentionnerons :
Justin le martyr, né 89 ans ap. J.-C., enPalestine (opéra apud Bob. Slephanum, Paris ,1551 ); Alhénagore d’Athènes, qui adressa àMarc-Aurèle une éloquente apologie des chré-tiens (ed. priuceps apud Henr. Mephanum,Paris, 1557); Irénée, évéque de Lyon en 178(cinq livres contre les hérésies, édition du 1*.Massuel, Paris , 1710) ; Flav. Clément d’Aleian-drie, (200 ap. J.-C.), le plus érudit des doc-teurs chrétiens lédit. prineeps : Pet. Victo-rius, Florence, 1550. — Trad. française assezpeu fidèle, par Nicolas Fontaine, Paris , 1G961;
. le célèbre origène lopera orunia gr. et lat.,recens, et illustravit Charles Delarue, Paris ,1733j; Eusebe [Préparation évangèl., éd.Itob. Stephanus, Paris , 1544, Ilist. ecclésiast.,rec. II. Stephanus, Paris , 1544. — Traductionfrançaise par Cousin, Paris , 1686); Athanaseledit, prineeps, Heid., 1601. — Ed. Bernard deMonlfaucon, Paris , 1698. — Ed. Giustiniaui,Padoue , 1777).
Mélanges. — Nous ne pouvons que men-tionner ici:
De Xénophon : le Traité de la Chasse , quitémoigne, en outre d’une grande connaissancespéciale et pratique du sujet, de l’aversion deXénophon pour les sophistes, de son amom'pour la vie active, considérée comme la plusmorale, et partant la plus heureuse; leTraité des revenus de VAttique, un de sesmeilleurs ouvrages; l 'Hipparchique, ouïeMaitre de la Cavalerie et VEquitation,dont P. L. Courier a douné des traductionsfaites de main de maître.
D’Aristote , sur les mathématiques : Mecha -nica problêmata ; — péri atomôn grain-mon (de lineis insecabilibus). Quelques au-teurs attribuent ce dernier traité a Théo-phraste . .... .
Sur la Rhétorique : te.chrrhêtorike, trotslivres;— rhétoriké pros ^exandron. l' estfacile de reconnaître, non-seulement aux du-férences notables qui distinguent ce derniertraité du premier louvrage précieux a touségards), mais encore à son esprit et à son exe-cution en général, qu’il appartient a unauireauteur, qui, selon Ficker, était un orateurpratique. OueSques-uns l’ont attribué à Anaxi*mène do Laoipsaque, et d'autres à Corai ne