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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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g-29 MÉLANGES DE LITTÉRATURE GRECQUE. g30

.Syracuse . Aristole nomme ( Rhét. in, 9 ) ta'theodecteia comme un de ses ouvrages derhétorique. — La Rhétorique a été irad. enfranç. par Gros, Paris , 1822, in-8". — ParMmoïde Mynas, Paris , 1827, 2 vol. in-8°.

Sur la poésie : péri poiêtikès. Quelquegrande qu'ait été pendant tant de sièclesl'influence de cet ouvrage sur la poésie et sathéorie, on est encore cependant bien éloignéd'être d’accord sur la manière dont ou doitle Juger. Il n’est pas douteux que ce n’ait étéprimitivement un écrit d’Aristote , mais dontnous ne possédons qu'une partie (celle quitraite de l'épopée et de la tragédie), et unepartie qui n’est elle-même qu'un extrait, etil est encore à présumer que cet extrait, revuet retouché plus tard, aura subi plus d'unchangement dans la suite des déiailset danssa rédaction. Pour apprécier In Poétique d’A-ristotc, il faut consulter ses autres écrits, ilavait encore composé d’autres ouvrages qui,s'ils ne se fussent perdus, auraient été d'ungrand secours pour l’histoire de la poésiegrecque, par exemple, didascaliai , mcaiüionusiacai, etc. — La Poétique a été trad.en franç. par A. Dacier , Pans, 1093, in-12;Amsierdam, 172:}. — Par Batleux, Paris , 1771,iu-8°. — Par Micliaud, Paris , 1817, in-18.

Aristote a aussi écrit des poésies. Nous avorissous son nom : scolion eis tén aretèn, con-servé par Athénée (xv, 51) et par Diogène deLaërte |v, 5) ; un poème funèbre sur Herminsd'Alarné; eis tous par' Jlomerô /téniase^itaphia. Eustalhe ( II. ii, 557) raconte,d «près Porphyre, qu’Aristole avait fait unsemblable recueil de poésies, intitulé Peplôs.Mais dans le recueil qui se trouve aujourd'huidansl’Anihologie (édit, de Fr. Jacobs) on ne litrien de relatif nu nombre des vaisseaux dont,selon Eustatbe, le dénombrement y était fait,comme aussi le poème sur Ajax ne s'accordepoint avec ce qu'en dit Eustathe .

bu célébré liuclide ( 3U0 ans avant Jésus-Christ ), d'excellents tiAiiiés sur les mathé-matiques, encore aujourd’hui cités commem-s modèles, tant la méthode en est ingé-nieuse et le système rigoureusement enchaîné.

, a heureusement conservé ses Donnéeset ses Eléments, en 13 livres, que nous nepossédons que d’après la révision qui en futMile par Théon d'Alexandrie (Un du 4 e siècle),edu. princeps, Euclidis Opéra grœcè, cum\ii\ eon . l - s ex P os itione , curti Sim. Gn/nœi,1’ ~ OEuvres d'Euclide , eu

{■.!!’ ’ ™ J?! in el en lançais, éd. F. Pcyrard,Je, 1 ,! 8 ’ Le français seul par le même,

î ran ')- °- consultera avec fruit Jos8Ur les mathématiciens grecs engeneral et sur Euclide en particulier 6dinatrn «L m K de *7 50 av - Renie extraor-

ouvrâcfuK 0 nï l ° n dlgt,e dcsa R ioire » quelquesd’anr^L £ reCl ? ux > qui nous sont parvenuset sïn a a re V S1011 en fut fuite par Isidorece DS in! SC !- P V' :,, r ÜCius 10 e siècle). Ed. pria-» P ^Jh t *echauff Venatonus, Bâle , 154L -

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Paris . i807?ÏSl" ec commenL P»r

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Du firlvT; Ad C0 ™v. Paris , I8-22I;

Paris , I 53 % t ien ' sa Tacti( iue (ed. princeps,

dea Histoires

17 |i vr f s li.-e Histoire des Animaux en“al à otodos i ' Lessncr ont attribuéeDe fRn i*"™" Précédent,ne roiyeu (ico ap. j.-c.), nuit livres de

Stratagèmes de guerre (Ad. Coray, Paris ,1805).

D’Arrien , la Tactique (trad. par Guischard,Lyou, 17G0|; un Tiailé de la Chasse ttrod.par M. Gail, Paris, 180l|; un Périple duPont-Euxin , où l’on trouve la premièredescription exacte de la presqu’île occiden-tale de l’Inde (édit, dans les Geog . qrœciminores d'Hudsou , Oxford, 1698, 4 vol.iü-8o).

On appelle petits géographes grecs tousles Grecs qui ont traité ne la géographie, àl’exception de quatre, auxquels ou doune lenom ae grands géographes:

1° Strabon , d'Amasie en Cnppadoce (versle commencement de l’ère vulgaire), le pre-mier géographe de l’antiquité. Un Grec in-connu, do dixième siècle, a fait de son excel-lente Géographie générale un abrégé quenous possédons, et qui sert à rétablir le lextodu grand ouvrage, fort corrompu en beau-coup d'endroits ; mais il y a malheureuse-menl dans l’un et dans l'autre des lacunes ir-réparables (éd. Ad. Gorav, Paris , 1815), trad.franç. par MM. Laporte,* Coray, Gosselin etI.elronne, Paris , 18o5|.

Strabon avait parcouru toute la Gaule , et ila écrit ces lignes remarquables : « Il semblequ'une providence tutélaire elevn ces chaînesdes montagnes, rapprocha res mers, traça etdirigea le cours de tant de fleuves pour faireun Jour, de la Gaule, le lieu le plus florissantde la terre. » Et plus loin il ajoute : « Une siheureuse disposition du pays, par cela mêmequ'elle semble être l'ouvrage d'un être intel-ligent plutôt que l'effet du busard, subiraitpour prouver la Providence. »

2" l’ausanias, de Césarée en Cappadoce (170ans ap. J.-C.), auteur d'une Description dela Grèce , en dix livres, que l’on désigné parle nom des contrées qui s'y trouvent décri-tes: l'Attique, la C>rinltiie, la Laconie , laMessénie, l'Elide, l'Actinie, l’Arcadie , la Héo-tie et la Phocide (trad. nouv. avec le textegrec, collationné par Et. Clavier, Paris , 1814,avec des notes de Courier; in-8 0 ).

3 U Plolémée, de Péluse en Egypte (vers MOaprès J.-C.), qui fait aussi époque en astro-nomie, donna le premier l'indication exactedes lieux d'après les degrés de longitude etde latitude l le texte grec a été publié avecune traduction française accompagnée denotes par llalma, Pans, 1828).

4° Etienne de Byzance (500 après J.-C.), le-quel avait écrit un dictionnaire où il s’atta-chait à marquer l'origine ancienne des nomsdes peuples, des villes, des rivières, etc. Nousn'avons de cet ouvrage que des fragments etun abrégé fait par Hcrmolaus, sous Juslinieu(ed. princeps: Aide, Venise , 1502. — Junta,Florence, 1521. — Ed. Diudorf, Leipz., 1825, 4vol. in-8° }.

Le fondateur de la médecine scientifiquechez les Grecs fut Hippocrate , de Cos, néolymp. 80,1 ; av. J.-C. 460. Son principe fon-damental était celui-ci : « C’est la nature quiguérit les maladies. » Aussi recommandait-ild’observer soigneusement la marche de lanature. Parmi les 72 traités qu’on lui attri-bue, 'on estime surtout les Aphorismes ensept livres, le Traité des Airs, des Eauxet des lieux, les Epidémies , etc. ( Ed. prin-ceps. Aldina, Veuise, 1526. — Opéra omniarecens (gr. lat.). Anulius Foesius, Genève ,1657. — Hippocratis et Galem opéra. Ed.B. Chartier, Paris , 1679. — Ed. C.-G. Kuhn,Leipz., 1825.) — Les œuvres d’Hippocrate ontété traduites en frauçais par Tardy, 1697