LITTERATURE.
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1362); D. Magnus Ausonius; I.atinus PncatusRrcpanius, Gaulois (380). Voy. Vane.gyrici've-tfinis : ed. princcps ( avec le Panégyrique dePline-le-Jeune ), sons indication de lieu, U7G,in-î u . — Rec. Jo. Livineius, Anvers , 1599,in-8°. — Cuni notis variorum , Paris , 1643.
— Ad usum Delphini, Paris , 1076. — M. Coupédonne dans son Spictlège de Jiltèr. anc. etmod. (Paris , 1802), unetrad. des Panégyristes.Voyez aussi lleyne : censura xn Punegyrico-rum Vet. Gott . 1803.
On possède quelques traités fort imparfaitssur Tort oratoire, des rhéteurs suivants :Aqiula Rornanus, Julius Itutluianus (contem-porain de Constantin ), Fabius Marius Victori-mis (I e siècle), ce dernier professeur publicd'éloquence à ltonic, Hhetor Irbis. I.eurs ou-vrages et d'autres du mêmegcnre se trouventdans les Antiqui rhetores latini, ex biblio-tlieca Franc. Pithœi, Paris , 1599. — Rec. etnulis anxit Cl. Cappcronerius, Strasb. , 175G.
— Ex recens, et cuni integris admit. D.ïiulinkenii. Ed. et locuplet. Car. II. Frotscher,l.eips., 1831, in-8°.
Pli I I.OSOPIl l K, 1IIS1 . NATURELLE, THÉOLOGIE.—
C'eslen vain qu'on demanderait à la littéra-ture romaine un seul monument comparablepour la puissance et l'originalité de la pen-sée, aux écrits d'Aristote et de Platon . Ce n'estpas ici le lieu d’examiner si ce long silencede la philosophie ne tourna pas à l’avantagedes vieilles mœurs et de la grandeur politiquede Rome .
Cicéron introduisit dans la littérature la-tine la philosophie morale des Grecs ; maisil ne semble pas avoir eu beaucoup plusde disposition que Caton et Drulus pour ccsvaines disputes métaphysiques,dans lesquel-les l'esprit subtil des Grecs aimait tant ùs'égarer : « Je ne sais comment il se fait, dit-il naïvement, quTI n’y ait rien de si ab-surde, qui n’ait été avancé et soutenu parquelque philosophe. »
C’est dans les dernières années de sa vie ,qu'éloigné du gouvernement par les guerresci wles, Cicéron composa ses nombreux écritsphilosophiques, dont il nous rosie : les Tus-cutanés, une partie des Academiques , leIra!lé ])es Devoirs, celui De la Nature desDieux, De la Divination, J)u Destin , DesJ.<>is, De. ta Dieiltessc , De T Amitié, Des■i-'rais Tiens et des vrais Maux, De laPépuhlique, puis des traductions latines dedivers fragments, du Timce, du Protagoras ,de VEconomique.
Simple ami de la philosophie , le grandorateur fait des idées grecques un choix très-sensé. On voit qu’il a une prédilection pourriaton, mois comme les Platoniciens étaientdevenus sceptiques, il lui arrive souvent derecourir à la noble morale des stoïciens. Laraideur stoïque le repousse-t-elle , il setourne vers Aristote qui, en morale commeen tonte chose, adopte volontiers un termemoyeu entre la rigidité de Zénon et la doc-truie relâchée d’Epicurc. Ce dernier est leseul philosophe pour lequel Cicéron eût de{'éloignement, en quoi il avait bien raison.
Les matières philosophiques étaient encoresi neuves à Rome vers ce temps, que les Latinsn'avaient pas môme de termes pour rendreles abstractions de la métaphysique des Grecs,et ce fut Cicéron qui créa pour son pays lalangue philosophique transportée depuis, tantbien quo mal, dans nos écoles modernes.
Cicéron a suivi souvent la forme de Pla-ton , celle du dialogue; mais moins élevé etmoins profond, il réussit rarement à mettrece qu’il pense lui-mêiue dans uu accord par-
fait avec les idées qu’il emprunte aux Grecs;et c’est là sans doute ce qui fait perdre /» sonstyle quelque chose de celte perfection con-tinue qu'on admire dans ses œuvres oratoi-res.
Voyez Raph. Kuhner : M. T. Ciceronis inphilnsoplua/n ejusque partes mérita,Hambourg , 1823, et J. G. Zierlein : De Phi-losophia Ciceronis, Halle, 1779.
Ou a de Sénèque , précepteur de Néron , deslivres de controverse philosophique. Le ton dece rhéteur est celui d'un philosophe en chaire,et son style celui d’un écolier sur les bancs;niais il n'a guère de page qui n’offre quelquechose d'ingenieux ou même de sublime. Samorale est belle et sévère. Il tend partout àinspirer le mépris de la vie, à mettre l'hommeau-dessus de la mort et la vertu au-dessus detout. Voici quelques-unes de ses pensées :
« La vertu passe entre la bonne et la mau-vaise fortune, en Jetant 6ur l'une et sur l’autreun regard de mépris. »
« .Ne faites rien que votre ennemi ne puisse
savoir. »
« On donne des soins à tout : il n'y a que lavertu dont on ne s'occupe que lorsqu’on n’arien a foire. »
« Si vous avez à peser un service avec nueinjure, ôlcz au poids de l’une et ajoutez à ce-lui de l’autre : vous ne serez que Juste. »
« La lutte de l’homme de bien contrel’infortune est un spectacle digne des regardsdes Dieux. »
Dion Cassius accuse Sénèque de tous les vi-ces; niais Tacite , plus digne de foi, a rendudans ses Annales un bel hommage à sa vieet à sa mort. (Voy. Tacite, Annal . xiv.Güctsuiv.)
Voici les titres des principaux traités philo-sophiques de Sénèque : De Ira (lihri u\}\DeConsolatione ad Ilelviam matrem (ld nicrt-leur de ses ouvrages); De. Providentid; Deanimi Tranquillitate ; De Constantin stt-pientis; De Clementui (libri m, incomplet):De Ilrevitate vitæ; De Vitd heatd ; DeOtio (altéré) ; De Benijiciis ( libri vu).
Opéra : edit. princeps, Naples , U75. — Cujnnotis Mureti, Erosmi, etc , Paris , 1602; 1007;1627 ; in-foK — f.um notis l.ipsii, Anvers , 1005;1632, in-fol°. — Opéra philosophien cum yn-riorum notis illuslr. M. N. Bomllet, Paris ,1829. ï vol. in-8°. Collée!. Lemaire. — Lesœuvres complètes ont été trod. en français parLagrange, avec noies cnt., List, cl Htlér. ParNaigeoh, Paris , 6 vol. in—12- Nouv. édit., re-vue par E. P. Allais .avec le texte, Paris , Rc-lalnin , 1-i vol. in-12. Voyez aussi la collcd.l’anckouckc et la colleet. Duborhet.
Pline l’ancien a laissé trente-sept livres surl'histoire naturelle, qu’on a appelés avec rai-son VEnci/clopédie romaine.'ïow\. s’y trouve,astronomie , géométrie , physique , botanique,médecine, anatomie, minéralogie, agriculture,ans mécaniques , arts de luxe , etc. Quand onpense que l’auteurde cet effrayant travail avaitcomposé une foule d’autres ouvrages, qu'euoutre il fit long-temps la guerre et gouvernades provinces, on est forcé de voir en luil’un des hommes les plus laborieux qui aientjamais existé . .
A ne considérer Pline que comme écrivain,la beauté de son imagination et la richessede son style lui donnent une des premièresplaces parmi les auteurs du dernier âge deslettres latines. Mais il déclame quelquefois,et, eu cherchant la concision, il n’évilepa®toujours l’obscurité. . . ..
Pline disait qu'il n'y a si mauvais n»reoù l'on ne puisse apprendre quelque chose.