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Aussi avait-il tout lu, et il ne lisait rien sansextraire. Il travaillait partout, la nuit, le jour,au bain, à la guerre, à table. Un jour,son lecteur ayant mal prononcé quelquesmots, un des convives voulait l'obliger à re-commencer :« iSon, non, s’écria Tline, qu'ilcontinue; votre interruption nous a déjà faitperdre plus de dix lignes. »
Ajoutons à sa louange que, s'il est bien loind’avoir eu la portée d’esprit et l'intelligenceincomparable d'Aristote , il a eu la gloire deservir de modèle à notre immortel lîufîon.
Ed. priuceps, Venise , 1469, in-fol. (par Jeande spire). — Rome , 1*70. —Ex IlermolaiBarbari castigat. Venise , 1*97, in-fol. — I’aris,1532. — Cutn interpretum et suis notis, ed. J .Ilardouin , Taris , 1635 ; 1723 , 1741. — liée.,Brottier, Taris, 1770.—Taris, collect. Lemaire,1827.
Le plus ample commentaire qui ait été pu-blié sur Tline est celui du comte Ant. Jos.itezzonico, sous ce titre : Disquisitiones Pii-nianœ; Parmæ, 1763, et suiv.
Toinsinot de sivry a traduit l'histoire na-turelle de Tline , avec le texte latin rétablid'après les meilleurs manuscrits. Paris , 1771,1782. 12 vol. in-4".— Trad. nouv. par M. Ajas-son de Crandsagne, annotée parles profes-seurs du Jardin-des-Tlantes cl quelques mem-bres de l’Institut. Tans, 1829 et suiv. (collec-tion Tanckoucke).
l.e néoplatonicien Apulée, élevé à Carthage dans le second siècle, clôt la liste des philoso-phes romains. On distingue, dans ses œuvres,1 0 De Deo Sacratis ; 2° De Dogmate Plato-H'.v.Iibri 111 ; 3° De Manda lib. OEuvrescomplètes, edit. priuceps, Roma?, 1*69.—Cum varié lectione, Altenb , 1778. — La der-nière et la meilleure édition est celle qui «aété publiée à Leyde en 1823, 3 vol. in-*". —H y a une trad. franç. des œuv. compl. parM v. Betoiaud , Taris , 1835 et suiv. (collect.Tanrkoucke).
Parmi les pères de l’église latine, on dis-tingue :
fl- 8ept. Florens Tertulîianus de Carthage ,I-IOI, d’abord païen, puis prêtre chrétien etenliudc la secte des niontanisies opposée auxcatholiques; écrivain à demi barbare, maisd une imagination admirable et d’une extra-ordinaire énergie de sentiment. (Opéra, ed. pr.,laie, 152t.— Kniend. N., Rigoult, Taris, 1632,1 *6*. - Ed. J. S. Semler, Halle , 1769, « vol.,y La Célèbre Apologétique a été tro-18 ‘»» e 6n français P ar i’obbé Meunier. Taris,
Arnobc, Africain aussi, qui vivait vers 300en. priuceps. Rome , 1543 (pleine de fautes,p “ r rceens. Salmasii. cuiu notis variorurni-evue, 1051, in-8". — Recogn. cum notis alio1810) SU1SqUC edidit - J - c - Crelli, Leipzig
230, Africain comme leprécédents (ed. priuceps, Uoniæ, 1542. — Erec. jo. Davisii,cum cjusdem animadv. et net^uitegris lleraldi et Rigaltii. Cambridge
Lar.tancc , maître do rhétorique à Nicoméîw» en Gaule , à la cour impériale, lequeliJii aV j ec dans un style lieureuseinenimite de 1 antiquité classique. (Opéra edprmfcps in monaster. Sublacensi, 1665.— l.’ém ion la p i„ s complèle et la meilleure esri -r • ■'-douard. Rome , 1034-59).év.w‘a 5 r yp ,i 18nus ( Süint ) « m ort en 258nn» ri« e n Ca ^ ha8e ’ 83 l )alne - I Opéra ; editK 1542 ' “ Ed - De8id * Erasmus
t ?r Reco?n ' Steph. haluzius et PMaranu8, Pans, 1726. — Traduction français
par J. Tigeon, Paris, 1574.—Par Lambert, Pa-ris , 1672, in-*o.
Saint Jérôme (né en 330, mort en 419), deStridon en Dalmalie, écrivain de génie ethomme supérieur. (Opéra emendata cumsclioliis Desid. Erastni, Bâle , 1516,1520; stu-dio ac labore Dominici Vallarsii, Vérone ,173* ; Venise , 1770.)
saint Ambroise (né à Trêves, mort évêquede Milan en 397), éminent par ses vertuschrétiennes , non moins que par la supé-riorité de l’esprit et la grâce du langage.Edition : Opéra monachorum ordinis snnetiBened. è congreg. sancti Mauri, Paris , 1686.
Saint Augustin (né à Tagastecn Nuimdieen 33i, mort en 4301, évêque d’Hippone. Parmiles pères de l'Eglise il en est de plus savaniset de plus diserts, il n’en est pas de plus élo-quents. ( OBuvres complètes. Opéra monach.ord. s. Bened. è congreg. S. Mauri, Taris,1679. — 1701. - Venise , 1729. — 1735.).
La plupart des ouvrages de saint Augustin ont été traduits en français . Les plus recher-chés sont : La Cité de Dieu , trad. par Lam-bert, Taris, 1673; 1736. — Les Confessions ,trad. dans le dix-septième siècle par Arnaudd’Andiliy et Dubois; dans le dix-huitième, parDom Martin, Taris, 1741 ; dans le dix-neu-viemp, par M. de Saint-Victor ( Bibliothèquedes Dames).
Snlvien ivers 450), (Kniend. et illust. Slcp.Baluzius, Paris , 1663; trad. par le T. Am.Bonnet et par le jés. Mnrouil.)
Boèce (né à Rome ou à Milan vers 470)
{ Opéra : Venise . 1491, 1492, in-fol. cum com-ment. s. Thomæ). Le fameux trailé de Con -solatione philosophiœ a été traduit en fran-çais par Dufresne de Francheville, Berlin ,17**, et par Léon Colesse, Taris, 1771.
Euûn Cassiodore ( né dans le Brutium 470après J.-C |, philosophe, rhéteur et grammai-rien. Sa vie a été écrite par l'.-D. Sainte-Marthe, Taris, 1694. { Opéra ad tldem Mss.codd. emendata et aucta et illustrata opéraet studio G. Gareth, Uoucd, 1679 ; Venise ,1729. *
Mélanges. — Le premier qui rédigea parécrit ses expériences agronomiques fut. àRome , M. T. Caton (l’ancien), son ouvrage, in-titulé : De Ile rustied, est écrit sans mé-thode et sans aucune élégance. Les 62 chapi-tres dont il est composé sont autant de recet-tes, souvent superstitieuses, écrites pêle-mêle,à mesure que l’expérience lui en donnaitI idée et qu'il en avait l'occasion. ( Cato-niana, sive M. P. Catonis quie supersuntoperuni fragmenta ; ed. U.-A. Liou, Gott .1820.)
Les Romains durent l'introduction parmieux de l'étude approfondie du langage à unaccident arrivé au grammairien grec CraiesMallotès, contemporain d’Aristarque , envoyéà Rome par Attale, roi de Tcrgame (160 avantJ.-C.); lequel Cratès s’étant cassé une jambeet forcé de faire à Rome un assez long séjour,y ouvrit un cours de littérature grecque, quifut suivi avec empressement par les jeunesRomains.
Les écoles des rhéleurs et grammairiensfurent fermées à Rome par un décret du sé-nat (Tan 161 et Tan 92 av. J.-C.)', sous lescenseurs Cn. Domitms Ahenobardus et !.. Li-cinius Crassus; mais elles reprirent bientôtfaveur.
C'est un fait bien connu, mais qui étonnotoujours un peu, que les premières re-cherches grammaticales sur la langue la-tine aient été faites par Caton l’ancien. Ontrouve des fragments de ses recherches daus40.