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LITTÉRATURE,
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en 20 livres, recueil d'observations sur dessujets d'histoire, de grammaire et d’anli-q iiité, extréinement curieux et iutéressant |Ed.H Sfopluinus, Paris , 1585. — Ad usum DelphiniJ. Proust, Paris , 1l>8i.— Hec. indieibusque co-piosissimis instriixiiA. Lion. Gott. , 1825; lesA'uits atl/(/ues, trad. en franç. et accumpag.de notes, pur Y. Verger, Pans ( uouv. édit. J,1830.
i.es Romains n’ont aucun écrivain fi oppo-ser, dans les mathématiques, à Kuclidc et àArchimède ; dans la géographie, à Stra-)>on, etc. En revanche, ils ont une incompa-rable supériorité dans la jurisprudence, bienque leurs recueils de lois aient été dans l’ori-gine empruntés aux Grecs. L’histoire dudroit romain atteste chez ce peuple prodi-gieux une profondeur d’esprit, une étudeopiniâtre, solide et constante, dont lui seulsemble avoir été capable. \Voy. la partie dece livre consacrée à la Lkc.islation).
A. Wolf évalue à 1200 le nombre des écritsgrecs qui nous sont parvenus, et ceux des Ro-mains à 400.
Ihiu.ioiiiupiiiE.—rour l’hisloire de la littéra-ture latine, voy. SchcelL, Paris , 18115. — Jo.Alb. l'abricii Uibliotheca latina, Hamburgi,172*2; N a ne metius delecla , Jo. Aug. ICr-ncsli, bips., 1770. — Iiibliot. latina médiatet infinité, œlatis, llamb., 173-ï.—T.G.Harles,hrevior Nolitia litteraturat romantv , Lips.,1780. — Etudes morales et historiques surla littèrat. rom. depuis son origine jus-qu'à nos jours , Paris , 1820. — JohnDtmlop, tlist. de la littéral. rom . depuisles temps les plus anciens jusqu'il Au-guste, Lornl., 1820. — Le 2c vol. de Yllist.abrégée de la littérature classique anc.,trad. de l’allemand , do 1*'. Ficker , parM. Theil, Paris , 18;{7.
La littérature des Grecs et celle des Romainsnous apparaissent avec les caractères d’untout dont les parties s'enchaînent et se com-plètent parfaitement. L’étude des rapports etdos différences do ces parties d'un moine en-semble admirable est tout à fait propre àformer le goût des jeunes gens.
iVoy. : Répart. de littèrat. anc., par P.Schiell, Paris , 1808.— Manuel de la littéra-ture classique, par J. J. Eschenbnrg, Ber-lin , 182;5 —Manuel critique des principaleséditions des classiques grecs et latins,de leurs traductions et des commentairesdont ils ont été l'objet , P. Pétri, Llalbcrst.1822.
§ 3. Des lettres depuis la chute de l'Empire
jusqu'à l’époque de la Renaissance.
Eu quittant Home pour Byzance (328) Cons-tantin avait préparé la division de l'empirecl la chute de Rome . Julien régna trop peude temps pour combler l'abîme dont il avaitmesuré la prorondeur , niais il ranima ra-nima* des lettres antiques. Il les cultiva lui-même av - cc succès : il les honora dans Fora-ient Thémistius et dans le philosophe Liba-nais,qui, du sein du paganisme, prêchait auxsectes divisées des premiers chrétiens ledogme universel de la tolérance.
Le cinquième siècle fut le dernier siècle deRome . Alors la barbarie est de toutes partsvielurieusc. l.es Vandales sont maîtres del'Afrique; les Lombards de l'Italie , les Wisi-gots de l’Espagne, les francs de la Gaule .
I.e lemplcde la Victoire, déjà abattu par Con-stantin et un moment relevé par Julien, avaitété déllnitivement renverse par Théodose .
La plupart des peuples barbares Otaient
chrétiens avant l'invasion , mais ariens. LesBourguignons embrassèrent la foi catholiquesous leur roi Sigismond , vers l’an 510; le»Suôves d'Espagne sous Cnrioric, 551 ; les Wisi-gots sous Kécarède, 587; les Lombards sousAgiluse, f>02. Les Irlandais se convertirent aochristianisme grâce à saint Patrice vers 450;les Francs grâce à saint Rémy, 400. Les An-glo-saxons furent convertis par le moine saintAugustin, premier archevêque de Cantorbéry ,597 ; les Frisons par saint Willobrod, vers700; les Thuringiens , les Hessois par saintBoniface, 719—755.
Les belles lettres , suivant la destinée del’empire, semblent périr avec lui. Tliéodoncs'efforce vainement de les faire rouvre enOccident . C'est le temps de Cnss'iodorc, deBoôce, d’Ennodius, de Jornnndès.
En Orient, on vit la jurisprudence et l'his-toire un moment florissantes sous Justinien ,grâce aux travaux de Tribonicu , de Procopc,d'Agalhias.
Il y a là plus de dix siècles durant lesquelsl’esprit humain semble avoir rétrogradé. Maisles partisans du progrès continu du genrehumain prouvent assez bien que des pas im-menses furent faits sourdement, dans le coursde ces dix siècles, dans la vote de la civili-sation.
Il faut convenir qu’en Occident . dès lecinquième siècle, et méine dans la Gaule ro-maine, la littérature païenne élait tombéedans la langueur, îa corruption et la puéri-lité. I.e plus fécond et le plus célèbre poète dece temps, Ausone , après avoir occupé lesplus hautes charges publiques, passa sontemps à composer 140 épigrnmmes , 38 épita-phes, 17 descriptions de villes, et il n'a guèrecomposé que cela. La littérature, chrétienne est tout autre. Elle abonde en philosophes,en politiques, en orateurs; elle remue lesplus grands intérêts et les plus profondesquestions. — Vovez riiiLosorniE.
Dans l’histoire des Lettres chrétiennes nousciterons :
Durant le I«* siècle, saint Matthieu ,saint Marc, saint Luc, saint Jean (les évangé-listes), saint Pierre, saint Jacques, saint Ju-des, saint Paul, saint Barnabé, Dcnis-l’Aréo-pagite, saint Clément do Rome . I.cs écritsattribues à ce dernier sont regardés commeapocryphes. , .
Durant le II e siècle, saint Ignace, dontYossius a publié des lettres; saint Poly-carpe, dont on a une épîire aux Philippicns;saint Justin, platonicien, auquel on doit deuxapologies de la religion chrétienne , et d au-tres écrits ; saint I rénée , évêque de Lyon ,qui a beaucoup écrit contre les hérétiques,Tertullicn , qui donna entre autres écrits Mcélèbre apologie du christianisme ; sain»Clément d’Alexandrie, quia loissé plusieurslions et savants ouvrages ; Qundrnfu6 , évequd’Athènes, dont Eusèbecite un fragment; Me-nton , qui a beaucoup écrit sur les livres -crés des Juifs ; Ilégésippe, Grec, auteur d unehistoire ecclésiastique en cinq livres.
On trouve dans celte liste quelques ndéjà cilés. Nous les avons répétés a nesspour établir ici, entre 1 Europe grècniaine et l'Europe barbare, un synchronismeutile il connaître. , lt . , . „
Durant le Ille siècle : Judas, lliéolog en RJ •lequel composa un traité des septante,nos de la prophétie de Dame!, et “"«.fHJJit
graphie pour prouver que FAnle-rhri 8 J
paraître la dixième année du rogne ^, r t j ' C [c .Origène , fort savant catécheie d et
quel employa, dit-ou, sept tachygraphes