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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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DECADENCE DES LETTRES

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une roule de Jeunes filles habiles dans l'art descopistes pour l'exécution de ses Hexaples,de ses Tétraples et de ses Octaples. L'A-fricain Arnobe , grammairien et rhéteur ,écrivit contre les gentils. Minutais Félix ,avocat romain , dont on a VOctavius, danslequel il introduit un chrétien et un païenqui disputent ensemble. Jules Africain, his-tonen dont Eusébe nous a conservé une chro-nique depuis le commencement du mondejusqu’en l’an 221 de l’ére chrétienne. SaintJlippolylc, dont il reste un traité sur l’Antc-cbnst. Saint Grégoire de Néocésarée , sur-nommé thaumaturge, pour ses miracles.saintCyprien, qui écrivit contre les libellatiques,ou chrétiens qui, pour échapper au supplice,so procuraient des billets qni attestaientqu'ils avaient sacrifié aux idoles. Saint Denisd’Alexandrie. Saint Méiltodius , qui écrivitcontre Porphyre et Origène .

Les belles-lettres commençaient à déclinersensiblement.

Durant le IV« siècle : saint Athanase sur-nommé le Grand, ardent adversaire desAriens; Euscbe, auteur d’une Vie de Constan-tin , et qui donna aussi la piemicre Histoiredo l’èghsc, une Préparation évangélique, uneChronique universelle, un traité des lieux hé-braïques; saint Hilaire, év. de Poitiers , nnta-gomsle de l’arianisme ; saintMacaire, dont lesHomélies sont vantées ; Optât , auteur desept livres du schisme desDonntistes; saintBa-Bile-le-Grand, dont on a les œuvres; saint Am-broise, qui s’appliqua à commenter FEcriture-J>iiinte; saint Jeau Clirysostonie, célèbre parson éloquence ; llufin, qui traduisit Jo>èphenu crée en latin et ajouta deux livres à l'Ilis-oireeccl. d’Euscbe; Lactance (Firmien), dont« style passa pour un modèle delà belle latinitéoiujs ces temps barbares; il fut surnommé6 ( '. lceron chrétien ; Jules Firniicus, qui aécrit un livre des erreurs des religions profa-nes; saint Epiphancs, dont le principal ou-vrage est le Panarium contre quatre-vingts

"Tics; Prudence | Aurelius Clémens ) ,nont les poèmes furent estimés ; Juvencus ,qui nm en vers latins l’histoire de l’Evangile ;

• . Jerome, prêtre d’un beau génie qm, retiréir« S i Un 7 10,,8Slèrcde Bethléem, écrivit con-ri.., -i S ,,6réti ques et sur l’Ecr ture-Sainte ;ri.'L Mn’ q "\ trart u*sit la Uible dan ; la langueh ,s ’» c est Plus ancien mouuuieut dela longue teutomque.

«n décadenc"e lettrCS ^ om ^ a ‘ cn ^ de plus en plus

,e , v * siècle : saint Augustin |Au-Doülü» ard ? n * °dversaire des Ariens, deslndrli s «®’ des Pélagicns, et l’un des plus il-am™'J*™ 8 dc t’église : on a de lui, entrem i« <, ? UD1 f ei,tsde son beau génie, d’ad-d'uol n?ct C ° ,irc8sl0n8 - Sulpice Sévère , auteuriiSp Vn! r -î , 8acr< ‘ e ' depuis la création dunui aJ^ 8 , qu à ,a Passion de J.-C, ; S. Cyrille,les* ûvec force sur incarnation contreinterSS?c e Iî 8; i T % dore1, un des meilleurs^ Bible. Socrate dit le Sco-H rt^°* 0I 5 ene ct Pbilostorgue ont éga-Saintisidn? 11 ^ ,lisloire8 ecclésiastiques.

quelques épllres ; saint

les Ariens' ïï. éC c-V l - C0Qtre ,es Plagions ,

de Clermont en’ ,® ldoine Apollinaire , évôque«eunhrpc H^n J , AuvergQe ’ dont nous avons*.Mart ?ÎÆ irei A e i vin B t P lèces eQ vers;do Ma eille d^ év * qi i e dc Tours ; Salvicn«le; s &2S? l SP. a des ouvrages de mo-

entre autres omraoo^n 1 !” 1116 ’ qu * oom P° saingrats-' rape * un poeiue contre Jes

Orme autlnp 8 i’ S,ql li 8 laissé des vers grecs:bse, auteur d une Histoire universelle.

Théodose II crut vainement arrêter la bar-barie croissante en fondant une académie ôConstantinople . Il y en nvait de pareilles àEdesse, à Carthage , a Trêves.

Durant le VI 8 siècle : Procopc de Césa-rée, secrétaire de Bélisaire pendant toulcsses guerres, en écrivit l'histoire, et une autreHistoire secrète où il décrie Justinien ;Agathias a dounéla suite de ce dernier ou-vrage; Gildas, moine anglais , a écrit sur laruine de son pays; Agapet, diacre de Cons-tantinople, auteur d’une lettre b Justinien sur les devoirs des princes ; Anastase II , év.d'Antioche; Jean IV, patriarche dc Constan-tinople ; Evngre, dit le Scolastique, auteurd’une Histoire ecclésiastique ; l’illustre Boèce ,auteur des Consolations de In philosophie ,l’un des meilleurs et des plus savants nom-mes de son temps ; Cassiodorc , auteur d’unehistoire des Goths; Denis-lc-Fetil, Scythe donaissance, lequel introduisit l'usage dc i'erechrétienne (530). Jornandes . Goth d'origine,évêque de Knvemie , a fait l'histoire desGoths. Saint Grégoire, dit le Grand, pape; Gré-goire de Tours , le poete saint Fortitnnt.

Dans ce siècle saint Didier, archevêque deVienne, en France , fut Iwimé par le papeGrégoire de ce qu'il apprenait la grammaireet prononçait de la même bouche le nom deJésus et Celui de Jupiter.

8. Isidore, dans ses canons, défend auxmoines de lire les ouvrages des gentils et de®hérétiques, et S. Benoit fut loué pour avoirquitté l’etudo.

Durant le VI1° siècle : Théophylacte ,dit Simocalla, de l.ocres, écrivit l’histoire del’empereur Maurice. Sophrone, év. de Jéru-salem , a laissé une vie de sainte Marieégyptienne. On a les œuvres de Pau ) Egi-nelte, médecin grec. Fiside, diacre de Cons-tantinople , composa un poème de trois millevers de l'œuvre des six Jours. On lui attribuela fameuse Chronique ;VAlexandrie , unehistoire de l'empereur Héraclius et d’autresécrits. André, archevêque de Crète , ditl’Hiérosolymitain , est connu par sept homé-lies en faveur de différents saints. St. Isidorede Séville a conservé beaucoup de fragmentsdes anciens dans ses Origines sive elymo-logicum. il donna aussi une chronique desGoths, des Vandales et des Suèves jusqu'à l'an025. S. Ildéfonsc, archevêque de Tolède , aécrit un traité de la pureté de la Vierge.Aldhelmc, abbé de Malmesbury , a laissé entreautres ouvrages un traité d'arithmétique etun autre de la doctrine des philosophes.Marrulfo, moine français , a donné un recueilde formules de droit qui sert à faire connaî-tre l'état des lettres dans 6on pays à cetteépoque barbare.

En ce siècle, les belles-lettres achevèrentde tomber dans l’oubli, malgré les Acadé-mies de Home, dc Bologne, de Carthage etde Trêves, déjà exist mtes, et celles de Cam-bridge, en Anglelerr.* {fondée par le roi $i-gebert, en 630), d’Erfurt dans la Thuringe (fondée par Dagobert l c r, roi des Francs, en050). On n’enseignait dans ces académies quele trivium et le quadrivium ou les sept artslibéraux

Du sixième au huitième siècle, on peutdire qu’il n’y a plus en occident de litté-rature profane. Les deux principaux genressacrés sont les sermons et les légendes, pro-ductions originales et bicu réellement uéesdu christianisme.

Ces sermons (homélies, instructions), parleur nombre et par le Ion qui y règne, at-testent un mouvement d’esprit prodigieux