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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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997 CHRONIQUEURS FRANÇAIS DES CROISADES.

I.a Vie de Louis-Ie-Gros, par Sugcr { né en1081, mort en 1151) , est le morceau d’iiisloirele plus important du douzième siècle. Ellefait partie des Chroniques de Saint-Denis, etvade 1100 à 1137. (Col. Guiz., t. 8.J '

Lambert (mort en 1104) , moine de Liège , afait une petite chronique fort exacte qui va de938 à 1194. IB. Bouq., t. 11.)

VHistoire du monastère de Vézelai, parle moine Hugues de Poitiers, nous fait assisterà l'origine des communes. Elle va de 4140 à1167. (Col. Guiz., t. 7.) On attribue au mêmeauteur une chronique des comtes de Reverset une chronique depuis le règue d’AugusteJusqu à Louis-le-J eune.

Godclou Godeau, Anglais d'origine et moinede Limoges , a composé dans le douzièmesiècle une intéressante chronique qui com-mence à l’origine du monde et finit à 1173.

Geoffroy, moine de .Saint-Martial de Limo-ges, écrivit à la On du douzième siècle unebonne chronique qui s'arrête à 1183.1D. Bouq..t.U.)

Richard de Poitiers, moine de Cluni, sousPicrre-le-Vénérable, a composé une chroni-que de rilistoire de France qui va de 754à 1174. C’est un curieux travail, malgré beau-coup d’erreurs. {D. B. t. 11.)

On a d'un moine de Saint - Florent deSaumur un très-court, mais très-intéressantmonument: Ilistoria eversionis monast.SanctiFlorent. Vetens ( vers 1U2 ). (D. Bouq., t. H.)

L'Origine des comtes de Poitiers, par Hu-

E ues do Poitiers , moine de Vezclay , est unon ouvrage qui fut écrit vers 1160. I D. B.,t. U.)

Les meilleurs et presque tous les ouvragessur les croisades ont été traduits et publiespar M. Guizot ; ce sont :

Les Faits et gestes du prince Tancrède ,pendant l'expédition de Jérusalem, par Raoulde Caen , ouvrage intéressant, dont on n'aqu'une partie qui va de 1090 à 1105. (Col.Guizot. , t. 23.)

L'Histoire de la Croisade de Robert lemoine, qui écrivait dans le douzième siècle.C'est un des ouvrages où l'on trouve sur lapremière croisade les détails les plus authen-tiques. (Col. Guiz., ibid.)

L’Histoire des croisades de Guibert de No-çent (né en 1053, mort en 1124), intitulée Gestaa R er *' rancos (les actes de Dieu par la maindes Francs ) a cela de particulier, que la croi-sade y est vue d'Europe par un homme quinalla jamais en Orient. (Col. Guiz., t. 9.) Lavie de Guibert de Nogent , écrite par lui-même,est aussi un très-précieux monument. (Col.Guiz., t.o et 10.)

Ce Guibert fut un observateur plus habileduc la plupart de ses contemporains. Ce qui lejictermine, dit-il, a écrire élégamment, c’est• esprit d’émulation qui de son temps se ré-pandait dans les provinces pour l'étude de lagrammaire et des lettres, on lui reproche dei aiTectation et parfois de l’obscurité.

. A * '} d’Aix.dont on ne sait rien, sinon qu'ilvécut dans les onzième et douzième siècles,i écrivain qui nous a laissé le plus de dé-,taus sur la première croisade; par malheur,6on livre ne va que Jusqu'à 1120. (Col. Guizot ,

Fulchera Carnutensis gesta peregrinannum trancorum cum artnis HierusalerFoucher de Chartres a su mêleron récit (1095 à 1127) des détails et des observalions curieuses sur l'histoire naturelle. Sa nairation est gnupiejg ton qui y règne plein d'unrandeur charmante; l’auteur ne raconte pas u«ut événement sans rapporter dans le pli

grand détail toutes scs impressions personnel-les, joie ou douleur, crainte ou espérance, avecune naïveté qui fait quelquefois sourire, maisqui c.st une grande garantie de sincérité. (Col.Guizot , t. 24.)

Odon de Deuil ( Odonus de Diogilo ), précis,énergique, animé, a laissé nne chroniqueintitulée: De LudoviciVllFrancorum regis,cognomento junioris, profectione in Orten -tem y où il ne s’occupe guère que de son héros,Les pensées de l’auteur donnent souvent parleur hardiesse, et le goût moderne ne repous-serait pas toujours ses descriptions; cellequ'il a faite de Constantinople est un morceauvéritablement remarquable. (Col. Guizot, . 24).

Guillaume de Tyr , dans sa Chronique : His-toria rerum in parti bus transmari/us ges-ta ru m a tempore successorum Mahometis,usque ad annurn üomini 1184, édita avenerabili Willelnw > T y rensi archiepis -copo), se montre supérieur à son siècle par lavariété de ses connaissances et par la noblessede son caractère. On désirerait plus do aréci-sion dans sa narration et plus de méthode;souvent il s'arrête au milieu d’un événementpour en raconter un autre ; mais il fait parfoispreuve d'une critique Judicieuse, et décritles lieux assez exactement. Les couleurs d’I-saïe, d’Ezéchiel, de Jérémie , heurtent dure-ment et sans goût dans ses tableaux cellesde Virgile,.de Juvénal, d’Horace ou d'Ovide ;mais les discours qu'il met dans la bouche deses personnages, sans être éloquents, ne man-quent pas de vérité et sont toujours dictés parla raison. Dans une courte, mais curieuse pré-face, Guillaume fait connaître à la fois le butqu'il s'est proposé et le plan qu'il a suivi, ilparle avec effroi des difficultés et des dangersqu'on trouve à écrire l’histoire des rois. Si l’his-torien dit la vérité . quels ennemis puissantsva lui susciter sa franchise; s’il ment, c’estvioler son premier devoir et commettre unpéché mortel. Pourtant l’amour de son payset l’honneur du nom chrétien remportent, etGuillaume commence son mémorable récit.

L’histoire «le J.ouis-le-Jcune n’est qu'unfragment incomplet dont on ignore l'auteur.Elle va de U37 a 1165 (Col. Guizot , t. 8.'

La vie de Chnrles-lc Bon, comte de Flandre,par Galbet t, est un tableau poétique et aminéde la vie du douzième siècle. Elle vu de 1119à 1127. (Col. Guizot , t. 8 }

La vie de saint-Bcrnard (né en 10911, écritepar Guillaume de Saint-Thimi. et continuéepar Arnould , abbé de Bonneral, et Geoffroy,moine de Clairvaux, est un des plus impor-tants morceaux d'histoire que nous ait léguésle douzième siècle. (Col. Guizot , t. 10.)

On a du moine Cuillaume, secrétaire de Su-per, une histoire delà vie de ce grand homme.(Col. Guizot , t. 8.)

Hugues Foucaud, Normand d’origine, quisuivit Tancrède dans l'expédition de Sicile , alaissé une histoire de Sicile qui lui a fait oc-troyer libéralement par dom Rivet le surnomde Tacite du douzième siècle. ( D. Bouq.,t.U.)

l'histoire de Normandie d’Ordoric Vital ( néen 1075, mort vers 1141), Historia ccclesias-tica,c st un des premiers momuuenis de noirelittérature qui méritent le titre d’histoire. Ellecommence à la Genèse, selon l’usage du temps,et va jusqu’à l’année 114t. (Col.'Guizot, l. 25,20,27, 28.)

Nous ne terminerons pas cette rapide revuedes monuments historiquesjriu douzième siècle,-sans mentionner plusieurs généalogies desrois de la première race, précieuses, quoique