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POÉSIE ET BEAUX-ARTS.
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romains , de flèches gothiques ; on y marchedans certains quartiers entre deux rangs deFarthénons, de temples de Vesta etde Jupiter-Stator ; mais ces magnificences sont pour la plu-part en mastic et toutes chamarrées d'ins-criptions marchandes. « Les Anglais , dit unvoyageur, 6ont riches, actifs, industrieux ; ilspeuvent forger le fer, dompter la vapeur, tor-dre la matière en tout sens, inventer des ma-chines d’une puissance effrayante ; ils peuventêtre de grands poètes ; mais l’art, à proprementparler, leur fera toujours défaut, la forme enelle-même leur échappe. Ils le sentent et s'enirritent; ils comprennent qu’au fond ilsne sont que des barbares vernis.» - Le donde la plastique semble refusé aux racesdu Nord; le soleil, qui met les objets enrelief, assure les contours et rend à chaquechose sa véritable forme, éclaire ces pâlescoutrées d'un rayon trop oblique que nepeut suppléer ta clarté plombée du gaz. —I,e8 artistes anglais savent que la valeur dufer foudu est à celle du bronze dans la pro-portion de 1 à *20; ils ont donc conçu.J'idéed’employer la première de ces matières acouler des statues, et ils espèrent obtenir pro-chainement de nombreux débouchés. « Mais,dit ce Français de Diderot, au moment où l’ar-tiste pense à l'argent il perd le sentimentdu beau. »— N’est-ce pas précisément à ce quela civilisation anglaise offre de prosaïque etde mercantile qu’il faut attribuer l’essor pro-digieux, l'audace excentrique, la sublimitéque déploient souvent les poètes anglais , unefois brisée l'enveloppe étroite qui les empri-sonne en naissant? On assure que c’est chezles nègres qu'il y a le plus d'albinos, et c’est1â qu'ii faut les étudier. — Quoi qu’il en soit,le monde entier n’offre pas de plus grands
poètes que W. Shakspeare ( I5G-4-10I6 ), JohnMilton (1608-1674), lord Byron 11788-1824}.—On sait avec quelle violence lord Byron a ana-thémati&é lord Klgtn pouravoir sncnlégementvolé à la Grece et apporté à Londres les bas-reliefs du Parthénon . Vol inutile! tous lestrésors de la Grece apportés à Londres n'yinspireront personne. — Selon M. de Chateau-briand, le protestantisme est une religionmortelle pour les arts. Mais est-il vrai,comme on s’est bâté de le dire, que l'artistene saurait être que païen ou catholique? —La poésie brilla plus que la prose pendant lerégne d’Elisabeth. L. .Spenser (1553- 1598)donna la Heine des Fées, qui est considéréeencore aujourd’hui comme un admirableouvrage. Comme Chaucer , Spenser se mo-dela sur les poètes italiens. — .Sous Jac-ques Ier |a poésie devient un jeu ou un tourde force : nous citerons pour exemple lessonnets de lord North , dont chacun com-mençait par une lettre de l’alphabet; il y enavait 2C, commençant à l’A , Unissant auAu temps de la renie Anne, quelle qu’ait étéla gloire de Pope et de Dryden, c’est surtoutla prose qu’on vit briller. — On a dit quePope est le poète qui a donné aux vers an-glais le plus de précision, et Milton le plusd’énergie. — « Pope, dit l’Anglais spenre, futsix ans à traduire l 'Iliade , qui lui rapporia150 ü(J0 fr. L 'Odyssée lui prit moins detemps et lui rapporta davantage. — Drydenfut trois ans à traduire VEnéide, qui luirapporta 20 000 fr. » La critique américaineaffectionne eucore plus ces étranges for-mules. — Voici comment et dans quelle formel’Anglais Akenside appréciait et classait ausiècle dernier, sous l’influence de l’école clas-sique française . les différents poètesdumonde:
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«Aux temps où vivaient Spenser, Shakspeare,Milton, l’imagination parlait en souveraine,et semblable à l’alouette , la poésie planantdans une atmosphère supérieure, faisait en-tendre des chants plus suaves à mesure
3 u’elle s’élevait plus près du ciel. Au tempseCowper, Burns, Byron , Crahbe et Scott ,
ceschnnis viennent assez souvent d unç re*gion moins haute; les sommités P oe,| d“ont été envahies , et la muse chercheretraites plus obscures pour y poriçidouces créations. » f d. Cunninffna , n>i .C'est en 1531 que l'évêque Mil!premier drame dialogué anglais , lu »
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