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Marlowe commença d’écrire. De ses 30 piè-ces , Sbakspeare iii représenter la pre-mière en J589 et la dernière en 1614. —Londres a 15 ou 10 théâtres ouverts environ2(M) fois par »n avec plus ou moins de succèset environ 30 théâtres de province qui ontpeine à se maintenir. En France , le goûtdu théâtre est dominant, et la papulation pa-rvenue remplit régulièrement ses 30 théâ-tres. — Les tnglais ont eu de Ires-grands ac-teurs : Belterlon , le célèbre Garrick, Markhn,Cooke, Heinicrson, les Kemble , mistress Lrit-chard, mistress siddons. mistress Canning ,la mère de l'Iiomiue d'Etat, etc. — On racontequ'un jour Betlcrton, jouant Harnlet , exprimasi bien la terreur en voyant le spectre,nue celui-ci , glacé d’elf'oi en le regar-dant, ne put jamais s’acquitter de son râle.La plupart des artistes qui ont exercé lapeinture en Angleterre étaient étrangers à cepays. Parmi les artistes anglais morts, voiciles plus fameux : Hogarth (1097-170% ) , pein-tre satirique, comique plein de verve etde talent Gainsborough (m. en 1788',peintre de paysages et de portraits; — Hey-nolds (J.) — Devonsluro, 1723-1792, très-habilepeintre de portraits, coloriste; ~ WilsonH7I’i-1782). bon paysagiste; — Lawrence,fameux peintre du portraits. — Les plus an-ciennes peintures connues de l'école anglaisesont un purlnm du Chaucer , peint sur boisvers no;). dii-on,et Un portrait d’Henri IV — d'est t*n Angleterre que se trouve au-joino hui le beau bustede bronze de Napoléon ,par Cauovfl, qui ornait les Tuileries .
C’est sans contredit pour l’Ai.Lt>UG>F. unegrande gloire d'avoir produit, en moins decent nus, 86>cz de grands poêles pour riva-liser avec les plus riches Iméiatures de lavieille Europe . — On ne sait pas, précisémentii quel peuple du Nord appartient eu réalitéla piquante épopée allégorique et satiriquedu iienani, dont la fortune a été immense.Les Allemands l’attribuent à leurs poètes duonzième siècle. On la trouve en HollandeH ’i8b, en Angleterre ( 1481 ), en France l des129(1), etc. —En Allemagne , chose étrange ! lacritique a précédé la poésie. L'ingénieux l.essinge>l venu avant Goethe et Schiller, qui n'ont faitque réaliser sa théorie en imitant l’Angleterreet non plus la France . Car jusqu'à lui liage—dorn, Getlurt, de Weis s'etaient modelés surnos grands poètes du dix-septieme siècle, etWiel.md, disciple du siècle suivant, a étésurnommé par son pays le Voltaire de V Al-lemagne. Klopsto<k ouvrit Fère nouvelle parla Messiade , monotone et diffuse composi-tion bien inférieure au poème de Millon,maisdigne encore d'admiration çà et là par debeaux éclairs, et partout par la pureté etI élévation du sentiment religieux. Gessner ,quoiqu'on en ait dit, n’est égal à aucun grandpoete bucolique, si ce n’est par l’innocencedes sentiments qu’il chante. Sous sa plutne,la Mort d Abel est encore une pastorale,ivurger, par ses ballades, est peut-être lepoete le plus populaire de l'Allemagne . — Cnregrette en lisant même les plus admirablespoemes de l'illustre Schiller , ses accointancesprolongées avec le métaphysicien liant. Bienne prouve mieux peut-être combien notreS'ecie, qui parle tant d’esthétique, manquepariois du véritable sentiment de l’art queo entendre si souvent mettre les travaux de2>c»iii er au-dessus des compositions de Goethe6'' qui l’intelligence domine encore sans(toute et règne trop exclusivement, mais* nns n,, ire presque jamais à l’inspiration,parce que ce merveilleux génie, tout chargé
qu'il fût de la science de son siècle, savaitêtre libre et jamais systématique en vers;parce qu'il vivait du moins en chantant etqu’alors il lui était donné de voir naturelle-ment la lumière et de la peindre simplement,d'un trait, sans plus l'analyser. Inferieur èShakspenre en génie dramatique, Goethe nelui est peut-être pas inférieur comme poète.Son Théâtre , et surtout ses Poésies lyri-que v* ont pris rang à jamais parmi Ie9 plusparfaits monuments de tous les âges et de tousles pays. Ce grand homme admirait trop l'an-tiquité pouf méconnaître la France ; il l’ai-ma it, lui. On peut voir dans ses Mémoiress'il l’avait étudiée, et si Voltaire et nos clas-siques ont eu sur son développement moinsd'influence que sur son rival de gloire, lordByron — Voici les principaux peintres de VEcoleallemande : Guillaume ou Wilhelm Meister ,Cologne 1380-1410, fondateur de l’Ecole alle-mande ; — Martin Shoen, dit le beau Mar-tin , t'»20-1486; — Albert Durer , dit le Ea-phaël de VAllemagne, 1428 I47U ; — J. Cal-car, ni. I.ViO; — Luc de Cranach, 1470-1553;— Jean llulbein. Bâle , 1493-1.»3i ; — Van-Or-lov, 1490-13(50 ; — lis deux Van-Streenwyck, —Rijttunhauier, 1364-1004 ;— Elsheimer , 1574-1020 ; — A. Mignon. 1(540-1679, eut deux Olles,peintres remarquables; — Gaspard Netscher ,1036-1684 ; — Backhuysen , 1631-1709 ; — Ma-ne-sibvlle Merian , 1647 - 1717 ; — Kneller ,1048-1717; — Raphaël Menas, 1728-1779; — An-gelica Kauffmann, 1741-1807. — Apres Cart-zens, les arlisles les plus admirés de l’Alle-magne contemporaine, sont : Cornélius, Ower-b?ck, Hess, Veit, Kaulbach , Schadow,Schuorr, etc. On trouvera de curieux détailssur ces peintres dans le brillant ouvrage deM. 11. Fortoul : î)e l'Art en Allemagne , •—On vaille beaucoup les peintures des Niebe-lungen, par M. Schnorr ; le Christ devantPilate, de M. Hemsel , et le tableau déM. Scliorn, représentant le pape Paul III contemplant le portrait de Luther. Mois il nefaul pas oublier qu'en peinture , comme enmétaphysique, les Allemands ont un grandhomme, un révélateur incomparable, tousles ans. quand vient la saison. Aussi qu'ar-rive-t-il? Six mois après leurs combinaisonsles plus fortes, les plus éminents d'entre cesartistes si célébrés de l’autre cOté du Rhin,voire ailleurs , sont souvent obligés de fabri-quer un gros livre pour faire comprendre untableau.—Il parait qu'un de ees messieurs, dontle nom nous échappe, a jugé convenable d'ex-clure absolument la France d'un certain ta-bleau du Parnasse moderne , ne trouvantpas qu'un seul de nos compatriotes fût dignede ligurer entre les Wieland et les Uhland ,entre Burger, Beer, Kœrner, Werner, Rabe-ner, Grillparzer , Drolhnger, etc. — Le sculp-teur Ernest de Bandel prépare une statue debronze, qui doit avoir 12 mètres, représen-tant l’eftlgie du vainqueur de Varus , pourcouronner le monument national d’Arminius ,élevé ( 37 mètres ) au milieu de la forêt de,Teutoburg, à l’endroit où l'on suppose queles légions romaines furent exterminées.Quand donc la France répondra-t-uile enélevant sur sa rive du Rhin une statue à Na-poléon ? le jour sans doute où elle élèvera aCalais ou à Cherbourg , en face de l’Angleterre,celle de Jeanne d’Arc.
Voici les principaux peintres des écolesflamande et hollandaise , qu'on rapporteen masse à l'Allemagne , bien que la plupartappartiennent réellement à Fart français : —1° Flamands : l.es deux frères Van Eyck ,qui vécurent de 1370 à 1450, sont généralement