cloches, le king, le kin et le ché, les flû-tes ty , siia et koan, le cheng, le hiue/i,les tambours, le tchou, \e ouetlesplanchet-tes. Les Ctimois ont plutôt une police qu'unetbéone d'architecture. Ces lois de police pres-crivent, dans le plus grand detail, commentdoit être le tou. (palais) d’un prince du pre-mier , du second ou du troisième ordre ,de ta famille impériale, d’un mandarin;le nombre des tours , la hauteur de laplate-forme sur laquelle sont bâtis les rez-de-chaussée, la longueur des bâtiments et l'é-lèvatiou des toits vont en augmentant pro-gressivement du simple citoyen au lettre, dulettré au mandarin, etc-, et ta disposition in-térieure des bâtiments n'est pas moins réguliè-rement uniforme. — On remarque quelquefoisen Chine des portes formées par un cercleparfait, qui semblent mieux convenir à l’en-trée d’une cage ou d'une voliere qu'à celled'mte habitation humaine. — La plus fameusepagode e>t le Temple de la Reconnaissance ,dans la ville de Nai.km : on l'appelle coinmu-nemeut la Grande-Tour ou la Tour de Porce-lamc, parce qu’elle est incrustée de cette ma-tière; commencée en 1103, achevée en 1'*32,elle n’a pas coûté moins de 2 483 48$ oncesd’argent. — Les annales de la Chine fontmention de 3036 personnages pour lesquels ona eleve des arcs de triomphe, ornés de figureso'hommes, d'oiseaux, di* fleurs fort ressem-hl.imes et travaillées a jour. — Les pools defer sont usités à In Chine . Le plus be.<u pontde la Chine est le pont de pierre de Sueno,Tcheou-t-'ou, bâti sur la pointe d’un bras demer, ayant 2 520 pieds chinois de longueuret 2o de largeur. Il est soutenu par 252 grospiliers, 120 de chaque côte. — Les murs deTckiiig, en briques, sont flanqués de petitestours carrées. Mais le puis célèbre, et mainte-nant le plus inutile des monumenis de ta•'tune, esi, sans contredit, l'immense boule-vard connu sous le nom de Grande Muraille ,qui commence, à l'est de Pékmg, par un mas-sif élevé dans la mer, et qui n’a pas moins de2 lot) kilométrés; elle est terrassee et garniede briques dans toute la province de Tchi-li,qu’elle suit au nord ; plus à l'ouest, dans lesprovinces de Cban-8i. de Chen-si et de Kan-sou , elle est de terre seulement. Hautede 8 mètres , bien pavée, et assez largepour que six cavaliers puissent y marcherde front, la grande muraille suffisait, quandelle a été bâtie (244 ans avant notre ere),pour arrêter les incursions des Tartares no-mades, mais elle n’a jamais empêché les in-vasions des Turcs, des Mongols et des Mand-chous. — Pour connaître l'architecture chi-noise, voyez les planches de la Chine illus-trée de Duhalde ; celles des Voyages de tordMacarthney, et surtout le Traite des édifi-ces chinois, par Chambers, trad. en français .— Les Chinois négligent absolument la per-spective, non qu’ils l'ignorent; mais, commetes anciens, ils la dédaignent, ils font despaysages, et semblent n’avoir aucune idéedes plans, tu du feuillé des arbres, ni de18 tuile des lointains. Pour eux, une figurecourte et ventrue est du plus beau style. -wu a vu des miniatures chinoises et desgouaches exécutées avec une rare perfec-tion - La sculpture que les Chinois appli-quent rarement à des sujets d’une certainedimension, ne se distingue que par un finiprécieux et pèche le plus souvent du côté deleiegance et de la correction des formes. —Lés Chinois n'emploient pas la gravure surmétaux; mais ils exécutent sur te bois desgravures eu relief d’uue ûuesse remarquable.
— Les lettrés cultivent la poésie , qui e6t as-sujettie en chine au double joug de la mesureet de la rime : ils ont des poèmes lyriques etnarratifs, et surtout des poèmes descriptifs,des pièces de théâtre, des romans demoeurs, des romans où le merveilleux est misen usage. Les formes extérieures de lu poésiechinoise sont maintenant assez connues : cha-que vers chinois doit renfermer un seus com-plet el les enjambements n'y sont nullementtolérés, de sorte que le mot qui sigmliephrase s’applique egalement aux vers. Lesver» chinois n'etaient d abord que des lignesrimées. Aujourd’hui ils sont -oumis à des loistèlleo qu'il n'y a peut-être pas un seul systèmede versillcation plus oppose 8 l’expression justeet naturelle de la pense*-.—On a pubieà Lon-dres , en 1829, une traduction d'une tragédiechinoise intitulée : La douleur ( l'Automne )dans le palais de Han ttree d’un recueil in-titule : les ( eut drames de Yuen, et d'où leP. Premare avait déjà tiré l'Orphelin deChaou , imite par Voltaire sou., le titre del’ Oiphehn de ta Chine . M. ttrugmére» deSorsUm a traduit en fi ançais : Le vieil héri-tier. — L'ex.ictitude extrerne particulière auxChinois imprime à leurs drames non un butde poesie mais un but moral ou même un butprosaïque Néanmoins, ce calque tldele demœurs et d’habituoes si loin des nôtres, asouvent un ^rand charme pour nous, quelquedénué qu'il soit d'imagination.— Chaque per-sonnage, en entrant sur la scène , vient décli-ner poliment son nom et ses qualités, énumé-rer ses vertus, et qui pis est tousses vices.Ainsi, Maouyenshow , mauvais ministre del'empereur : « j'accuniule les lingots de l'oréblouissant, je Yiole et corromps toutes les lois ;que des lacs de sang couvrent la place, peum’importe I que me Tout les malédictions deshommes apres ma mort?» Cette naïveté gros-sière , cette gaucherie rappelle ces personna-ges de nos vieiLes peintures dont le uom etl’état sont indiqués par un rouleau de parche-min qui leur sort de la bouche.— Tou-Fou,né à Syang-Yang , donna ( de 742 à 755 denotre ere ) trois de ces poèmes descriptifs ,qu'oti nomme en chinois fou. Ses vers font en-core aujourd’hui les délices des gens de lettreschinois. On les trouve dans les salons et dansles cuisinés; on les reproduit sur les paravents,les éventails , les bâtons d’encre, etc. — Tou-fou et Li^thaïpe, son rival et son contempo-rain, passent pour les priuces de la poésie mo-derne , à la Chine I voy coHlOG). C'est euxqui ont llxé les règles qu’elle observe encoreaujourd’hui. — Le monument le plus anciende la poésie chinoise est le Chi-King, cotn-po.'é de vieux chants lyriques recueillis parConfucius. — Il existe à la Biblioih. de Paris une description, avec planches, du cabinetd’antiquités d’un empereur chinois.
La science semble reculer devant l’effrayanteantiquité des iraditious de I’Inde, qui don-nent à ce vaste empire et nu monde plusuursmillions, plusieurs milliards même d’anneesd’existence. Alexandre défit Poru6 en 317, et àpartir de cette époque ou ne sait plus rien del’histoire de l’Inde jusqu’à Lan 1000 de notreère. Il faut reconnaître que nulle part lapoésie n’a eu autant de puissance sur les âmesqu'aux bords du Gange ; nulle part elle n'ajailli en sources plus fraîches et plus in-tarissables qu'au pied de cet Himalaya devant qui l'Olympe grec s’abaisserait 6angdoute, si ridenle beauté des dieux de Phidias et d’Homère pouvait jamais être mise en com-paraison avec les dimensions quelque colos-sales qu’elles soient d’une grandeur informe