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Un million de faits : aide-mémoire universel des sciences, des arts et des lettres / par J. Acard ... [et al.]
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1195-1196
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POESIE ET BEAUX-ARTS.

1195

1) DG

regardés comme les fondateurs de l'école fia- indigènes dans tous les pays ; mais, sein-monde ; Jean Van Eyck, dit Jean-de-Bruges , blables aux productions de la terre, ils pren-l’un d’eux, est d’ordinaire désigné comme nent des formes différentes, suivant la na-l’inventeur de la peinture S l’huile. — J. de tare du climat et ils demeurent eu arrièreMabuce , 1499-1562.—De 1570 è 1671) , l’école dans les contrées sauvages. — Chez tous lesflamande fournit cinq peintres remarquables, peuples sauvages comme chez les Grecs pri-portant tous le nom de Breughel : Breughel mitifs, les danses comiques semblent n’a-le vieux, Breughel de velours , Breughel voir été d'abord que l’imitation des animaux.d'enfer, Breughel le napolitain et enüu — Les nègres de l’tle de France revêtentJean-Baptiste Breughel.—Trois autres pem- aux jours de Tète le plumage de certainstrès célèbres du nom de Porbus , fleurirent oiseaux dont ils s’efforcent de reproduire leségalement de 1510 a 1622; — Martin Van lleius- mouvements habituels. S’agit-il del’autruclu*,kerk, 1498-1574; — Paul Bril , 1554-1626; — le ils allongent le cou et se frappent les flancsgrand Rubens , 1577-1640; — Brovver 1608-1640; de leurs coudes. Chez plusieurs princes de

— Van-Dyck, 1599-1641 . — Les deux Téniers , l’inlérieur de l'Afrique , le boa, ce rot des rep-1582-1694;—Snyders, 1585-1657;—Feuquières, tiles, est représenté par un homme enfermé1580-1059;- (î.Krayer, 1585-1669; — Jacques dans un grand soc, et qui joue d'ordinaire loJordaens , 1594-1678; — Yan-dgr-Meulen, 1084- rôle principal. — Tons les nègres, en général,1090. — 2° Hollandais: Lucas de Leyde , 149'»- aiment avec passion à danser. Epuisés par Is1533,regardécouimelefondateurdecetteérole. travail du jour, on les voit, le soir, faire une

— Orlavt* Van-Yeen, 1550-1634 ;— Paul Potier, longue route à pied pour passer la nuit à

1621-1054;—G. Metzu, 1615-1058; — Corneille desdansesqui semblent réparer leurs forces.Poeleiiiburg, 1586-1660; Gérard Dow, 1613- — Au Pérou, on jouait, b la cour des Incas ,

1660;— l*h. Wouwermaus , 1620-1668. — J. bien long-temps avant l’arrivée des Espa-David de lleem, 1604-1674;—Rembrandt, 1006- gnols, des tragédies et des comédies moins1674; — Pierre de I.nar dit Bamboche, 1075 ; barbares que la plupart de celles de l’Europe—Ruisdael, 1G30-16S1. — De 1035 à 1703 , qua- à la même époque. — Les hymnes el les éle-tre peintres remarquables du nom de Miens, gies du Mexicain Nezahualcojotl (mortvers—Nicolas Bergheru, 1624-1683 ; — Adrien Van- 1 400) ont été traduiles en espagnol par sonOstade, 1010-1085. — Cinq peintres cé'êbres petit-neven. — Les chaussées et d’autresdu nom de Vnn-der-Velde , de 101(1 à 1707; travaux qu’avaient fait exécuter les Incns,t-A drien, 1639-1672; — Scalker, 1643-1672. — ont été comparés, pour leur grandeur etGérard Lairesse, 1640-1711 , le plus remarqua- leur importance, au mur de la Chine et auxble de huit peintres distingués de sa famille; voies romaines. — La pyramide de Cho-

— Deux Van-der-Werf, de 1659 à 1722. l'un lulo repose sur une base de 480 mèlres deires célèbre. — Van Huysum , 1082-17 49;— chaque cftté; elle avait 60 mètres de haut.Philippe Van-Dyck. 1080-1752, regarde par les D’autres pyramides et des ruines de villes,Hollandais comme leur dernier grand peintre, annonçant une civilisation assez avancée, ont

Les Flamands et le» Hollandais déployèrent été également decouvertes dans l’Amérique dudans le paysage tout le talent d'observation Sud. Le peuple auquel on les attribue (leset i>» merveilleuse habileté pratique dont ils Toltèques ou Aztèques ) a depuis long-faisaienl preuve dans la peinture de genre, temps disparu du sol, et n'existe plus quesans que jamais ni Rubens , si admirable de dans la tradition indienne. On a aussi re-fougne et d’imagination, ni Rembrandt , ni trouvé de curieux monuments de sculpture.Kuysdtiël, soient parvenus à égaler Poussin. — Les anciens Mexicains peignaient tout enApres avoir esquissé le développement de une sorte de mosaïque faite, avec une adressel'art antique dos G nées chez les principaux infinie, en plumes de toutes couleurs, etpeuples de l’Europe moderne, si nous repor- les peintres y abondaient comme cheztons nos regards vers le pays qui en fut jadis nous les écrivains, car c’était là leur seulelo berceau , nous trouverons que , loin du écriture. Los premiers missionnaires, peu-joug des Turcs, la langue grecque réfugiée saut que des idées superstitieuses étaient cn-dans la cabane du ktephte y puisait une vie chées sous ces tableaux , y mirent mal-nouvelle, une fraîcheur pleine d'éclat, qui, heureusement le feu et les détruisirent.—

pour briller, n'attendit pas le réveil de la pa- Les ruines d'une grande cité, Palenqtiee,

trie qu’elle a hôié; les chants populaires de la récemment découvertes dans l'Amérique ouGrèce sont comme le début d’une autre Iuade. Nord, donnent, par leur beauté, l'idee d’une

«Le soleil disparaissait, et Dimos donnait civilisation ancienne dans ce pays. Elles sont

ses demi' rs ordres : « Vous, mes enfants, allez situées au milieu d'une vaste foret qui, loin achercher de l’eau pour votre repas du soir ; l'entour, est semée de décombres el de verita-toi, mon neveu, assieds-toi là près de moi, blés objets d'art, ainsi que les ruines de Go*prends mes armes, el sois capitaine; et vous, pan, decouvertes plus récemment dans lames enfants , prenez mon sabre dévissé , môme montrée.

coupez de verts feuillages , jonchez-eu la En Chine , les beaux-arts sont cultivés depuis

terre pour que je repose. Amenez-moi le un temps immémorial, principalement la

f 1 ère spirituel, aün qu'il me confesse et que musique, qu’on y regarde comme la sciencee lui dise tous les péchés que J’ai faits Je des sciences, la science universelle. M y «dansTus trente ans armotoleet vingt ans klephte: ce pays deux instruments nommés le km etmaintenant, la mort est venue , et je veux le ché , qu’un dit réunir à eux seuls ions te»mourir: faites mon tombeau ; faites-le tnoi systèmes de musique imaginés et imagina*large et haut, pour que j'y puisse combattre blés — Les Chinois distinguent huit espere»debout ; laissez à droite une fenêtre pour différentes de sons, et ils prétendent que*que les hirondelles viennent m'annoncer le pour les produire , la nature avait forme nprintemps, et les rossignols me chanter le 6orles de corps sonores sous lesquels ,ou ?. ,beau mois de mai. » Voir le beau recueil de autres pouvaient se classer, savoir : ’ e/ — 1 '

Ri. Faune!. la pierre. In soie , le bambou , la calebasse.

On aurait tort de penser que l'invention la terre cuite , la peau des onin \ au f' ! . ti ,des beaux-arts u'est due absolument qu’à un bots. Chacun de ces buit sons, naturels suiseul peuple , et que, de là, ils se sont répan- eux,»‘st artificiellement produit par u .dus sur toute la terre. Us 6ont, au contraire, instruments suivants qui lui correspoua .