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Tome second. [Seconde partie. Du calcul intégral.]
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DES ÉQUAT. DIFFÉRENTIELLES A DEUX VARIABLES. 46gIl suit de quune courbe quelconque répond non-seulement à lasolution particulière de léquation différentielle qui comprend toutes sestangentes; mais aussi à la solution particulière de 1 équation différen-tielle qui comprend tous ses cercles osculateurs , et en général de léqua-tion différentielle qui appartient à lensemble de ses osculatrices demême espèce, quel que soit dailleurs 1 ordre du contact. Ces diverseséquations différentielles se formeraient aisément en éliminant commeune constante arbitraire labscisse du point de contact, quantité dontla valeur particularise losculatrice relative à chaque point de la courbetouchée. Si, par exemple, on exprimait en x , les constantes a, fi et yde léquation

ipc' «) 4- (/ /3) 2 = y (221) ,

lon aurait léquation commune à tous les cercles osculateurs, et com-binant cette équation avec sa différentielle prise par rapport à x seu-lement, on obtiendrait léquation différentielle de tous les cercles dontil sagit, et avec chacun desquels la courbe proposée a un contact dusecond ordre.

Au lieu de prendre x pour constante arbitraire, on peut laisser lunequelconque des quantités a. } fi , y, puisque ce sont des fonctions de xen vertu des équations (i), (2) et (3) du n° 221, et si de ces équationson élimine x , y et ses coefficiens différentiels, au moyen cellede la courbe proposée , on obtiendra, entre a , fi et y, deux équations,à laide desquelles on réduira léquation rapportée cndessus, à ne contenirqu une seule constante arbitraire.

Ces remarques montrent quil est possible de former un nombreinfini déquations différentielles du premier ordre qui aient pour solu-tion particulière une équation primitive donnée. Ce problème , dontM. Lagrange sest occupé le premier, revient à chercher léquationdifférentielle commune à toutes les osculatrices dune courbe donnée;et lon voit que la recherche de la courbe qui représente la solutionparticulière, est en quelque façon linverse du problème des osculations,puisque lon se propose de trouver la courbe touchée, lorsque lonconnaît les courbes touchantes. '

On a vu dans le n e 646, quon pouvait, par un changement devariables, dépouiller une équation différentielle de sa solution parti-culière. Les courbes comprises dans lintegrale exprimée par les nou-velles variables, ne sont plus touchées par la courbe correspondante àla solution particulière, ou, comme le dit M. Poisson, elles nont plus

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