Heuausueueben vo.n W. Waciismutii.
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tres grandc consideration, qui meine ne demeurc pas dans ce pays-cy. Mons.de Grote m'a dit, que si celny dont vous m’aves parle, vouloil faire un touricy, pour se faire connoistre, cela dependroit de luy. Et moy je croy qu’il neferoit pas mal. Car si l’on l’agree je croy qu’il ne doit pas fort estre en peinedes conditions. — S. A.S. avecMadame la princesse, et quantite de daines et decavaliers de la cour ira dans peu aux bains de Wisbade. — Ce que je souhaittele plus de s^avoir du Nord, ce sont les personnes qui ont le maniment desaffaires
J’ecris aujourd’hui a Mons. le Chancelier Pufendorf: quand Mons. le Co-lonel Arendten viendra, je vous supplie Monsieur de luy demander pour moyune attestation bien circonstanciee. Je croy meine qu’il a une lettre de feuMons. Habbeus, ou il est parle de cctte affaire. Nous avous icy Mons. leBaron d’Autel et Mons. Clein, l’un envoyee d’Espagne, l'autre de Suede; Mons.de Gourville 1 ) ne prend point de caractere, et veut estre considere comme unamy. L’on croit qu’il ira au Ilumcling 2 ) quand S. A. S. sera partie pour alleraux eaux.
Je vous remercic Monsieur de la peine que vous aves prisc de vous in-former du Tale de Moscovie.
Je serois bien .aise de sgavoir si Mons. de Marenholz est a Ilambourg, etje vous supplie de luy faire mes complimens quand l’occasion s’en prcsentcra.J’ay *veu un assez joli livre de politique du clerge de France pour destruireles protestans de France 3 ). II y a pourtant des choses qui sentent un peutrop le ministre; c’est a dire ou il paroist de la passion. Par exemple lorsqu’ilfait parier un catholique qui blame l’Evesque de Condom 4 5 ), comme s’il detrui-soit l’essentiel de la religion Romaine, au lieu qu’il le faudroit louer de sa moderation. Il semble que Messieurs les ministres seroient Caches de perdre lamatiere de leurs invectives, si les papistes devenoient raisonnables. Au rostecet auteur dit des helles choses pour faire l’apologie des Huguenots de France.Mais je ne sfaurois souffrir qu’il donnc en passant une atteinte a l’ouvrage" deM. Huet’) pour la veritc de la religion chrestiennc comme si s’estoit un ramasde critique sans jugement. Et moy je trouve que Mons. Huct a joint unegrandc solidite avec une grandissime erudition, quoyque il y ayc des choses,dont je ne demeurc pas d’accord touclnint le parallele de la theologie payenneavec la juifve. Je suis avec passion etc. Leibniz
1) Air. de Gourville, französischer Abgeordneter am Hofe zu Hannover.
2) Hümeling, Höbe im ehemaligen niedern Stifte .Münster, wohin die Herzoge vonBraunschweig-Lüneburg zur Jagd zu geben pflegten. S. ltebtmeier S. 1 688.
.'!) La politique du clerge de France pour detruire la religion protestante, Amsterd.1 682, ist von Jurieu.
■4) Gemeint ist die .Schrift Exposition de la foi de l’eglisc catholique, die Bossuet alsBischof von Condom 1671 berausgegeben batte.
5) lieber Leibnizens Ycrhiiltniss zu lluet s. Gubrauer I. 155. 137. 362. Beil. 38. 46.