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Tome premier.
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tangentes et des sécantes comme moyen subsi-diaire en certains cas plus compliqués, des arti-fices de calcul qui n’ont été imaginés en Europe que dans la première moitié du dix-huitièmesiècle : voilà ce que J.-J. SédiIlot nous donne d’a-près ces derniers chapitres d’Ebn-Jounis (1).

Mais ce n’est pas tout : il découvre dansEbn-Jounis et ses contemporains, les formulesdes tangentes et des sécantes, des tables de tan-gentes et de cotangentes pour tout le quart decercle. Les géomètres arabes en faisaient le mêmeusage qu’aujourd’hui dans les calculs trigonomé-triques; ils changent les formules des triangles ; ilsen bannissent ces expressions composées si incom-modes, où se trouvaient à la fois le sinus et le cosi-nus de l’inconnue; ils complètent enfin la révolu-tion dont l’auteur était incertain. On en faisait, sansaucun fondement, honneur à Régiomonlan, quin’avait jamais été plus loin , ni même aussi loinqu’Ebn-Jounis, et l’on n’en a joui en Europe quesix cents ans après l’invention première par lesArabes , dont malheureusement les ouvrages n’ontpas été assez répandus (a).

(i) Deiambre, Analyse des travaux de l'Académie royaledes sciences , 1817, p. 54 et suiv.

(a) Deiambre, I. c., et Hist. de l’astron. au moyen dgc,passim.