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Tome premier.
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d’Almamoun pour la mesure nouvelle d’un degrédu méridien (i), pour la vérification et la correc-tion des tables grecques, l’importance,"en un mot,que l’on attachait dès cette époque reculée auxspéculations purement scientifiques, on compren-dra difficilement le jugement sévère dont M. Biot frappe, en dernière analyse, l’école de Bagdad .Comment croire, en effet, qu’un peuple, entraînépar le seul désir 1 de s’instruire, renonçant à l’a-mour des conquêtes, pour cultiver exclusivement,à l’ombre de la paix, les lettres et les arts , por-tant dans cette nouvelle direction l’ardeur qu’il

trouvé par M. Sédillot confirme la conjecture de Montuda,et en fait l’un des points les plus importants et l’un desmonuments les plus précieux de l’histoire scientifique desArabes. »

On nous a prêté, au sujet de la résolution des équationsdu troisième degré et de la géométrie de position, des asser-tions toutes gratuites, que M. Chasles, en examinant notretravail, n’avait pas même aperçues. Ceci nous dispenseraitde toute observation à cet égard, si nous n’avions prisle soin de repousser, dans le Compte rendu des séances del’Académie des sciences , les attaques dont ces questions ont étéle sujet.

(i) Voy. notre Mémoire sur les systèmes géographiques desGrecs et des Arabes. Si les opinions que nous avons soutenuesn’ont pas eu complètement l’assentiment de M. Biot, l’appro-bation qu’elle ont reçue des plus illustres géographes del’Académie, MM. Walckenaer , Jomard, Letronne, etc., a bienadouci nos regrets.