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Tome premier.
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( I2 7 )

sciences exactes qu’ils affectionnaient au plus hautdegré (i)?

Parlerais-je de la langue arabe, devenue la lan-gue savante de l’Orient et de tous les Etats mu-sulmans? Mais les écrits des Arabes forment unedes plus vastes littératures que l’on puisse citer,et ils ont rendu cet idiome, dont l’appréciationparaît facile à ceux qui n’en ont pas étudié leséléments , dépositaire d’un grand nombre de con-naissances belles et utiles, que les travaux, exécu-tés jusqu’ici chez les diverses nations de l’Europe depuis la renaissance des lettres, sont encore bienloin d’avoir épuisées.

Une considération doit surtout frapper les esprits,c’est l’ignorance où nous sommes des faits dont secompose l’histoire de l’astronomie, des mathémati-ques et de la géographie chez les Orientaux. Surquelques notions isolées, les uns ont vu dansl’Inde le berceau des sciences, les autres l’ontcherché à la Chine ; puis ces divers systèmes man-quant de bases solides, se sont successivementécroulés; le peuple arabe seul nous offre encoreune longue chaîne de monuments inexplorés;sans eux, l’histoire scientifique de l’école d’Alexan-drie ne sera jamais traitée d’une manière com-

(i) M. Jomard, Études sur l’Arabie, etc., p. 179. Voyez aussila notice que nous avons donnée de cet ouvrage, p. 19.