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jelés en avant, comme les seuls représentants dela science orientale! Et des trois astronomes dontparle M. Biot, l’un florissait en Asie au neuvièmesiècle ; l’autre en Afrique , cent ans plus tard; letroisième, en Europe , à la fin du onzième siècle.Mais, en vérité, l’on se ferait une idée bien faussedes services que peut rendre l’érudition , si l’ondevait se contenter de notions aussi superficielles,et si l’on en était réduit à condamner la littéra-ture de tout un peuple, parce que certains frag-ments d’un livre à peine examiné, auraientexercéla verve satirique d’un critique. Non-seulementon ne saurait mettre en doute aujourd’hui le hautdegré de civilisation auquel étaient arrivés lesArabes de Bagdad , de Damas et d’Alexandrie , deTolède et de Cordoue ; mais ce qui frappe surtoutd’admiration , c’est assurément cette persévéranceavec laquelle ils cultivèrent pendant plusieurssiècles, et sans autre mobile que l’amour de lascience elle-même, les diverses branches des con-naissances humaines. Nous avons déjà retracé letableau des progrès qui signalèrent leurs premierspas dans cette nouvelle carrière, et nos précé-dents Mémoires, lus à l’Académie des inscrip-tions , ou imprimés, auraient pu fournir àM. Biot plus d’un exemple des emprunts que leskhalifes Abbassides paraissent avoir faits aux écrits