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Tome premier.
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( * 3 ! )

Or, voyons sur quels fondements s’appuientces diverses assertions :

i° Nous n’avons point les ouvrages d’Arzachel ;2 ° sur les quatre-vingt-un chapitres dont se com-pose le Traité d’Ebn-Jounis, M. Caussin n’en a pu-blié que trois, et les extraits qui se trouvent dansl’Histoire de l’astronomie au moyen âge de De-lambre, et qui lui ont été, comme on sait, com-muniqués par mon père, d’après un travail restéinédit, font seulement regretter que la traduc-tion complète du manuscrit de Leyde n’aitpas encore été donnée au monde savant; 3° nousn’avons qu’une traduction latine, souvent in-exacte, d’Albatégni, dont le texte original n’existepas dans nos bibliothèques ; 4° les versions arabesde l’Almagesle qui nous sont parvenues sont unereproduction très-fidèle de la syntaxe de Ptolémée ;5° enfin, nous ignorons entièrement l’histoire dela vie et des écrits de ce savant hindou, très-versédans les connaissances astronomiques, accueillipar le khalife Almanzor (p).

Voilà cependant de quels éléments d’apprécia-tion se sert M. Biot pour juger les Arabes endernier ressort : quelques données vagues et in-certaines sur leurs premiers travaux, et trois noms

(i) Vovez plus loin, V e partie, de VAstronomie indienne.

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