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Tome premier.
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vingts ans, l’école de Bagdad était fondée; desobservations avaient été faites avec un très-grandsoin et sans interruption. Non-seulement l’Alma-geste avait été traduit, mais on avait vérifié, parde nouvelles expériences, toutes les détermina-tions qu’il renfermait : les Eléments d’Euclide , leTraité d’Apollonius étaient enseignés dans lesécoles, et l’application de l’algèbre à la géométrieprouvait déjà chez les savants arabes un esprit sin-gulièrement porté vers l’élude des sciences exactes.

M. Biot voit dans Albatégni un inventeur;maisil aurait dû rechercher d’abord si ses devanciersne pouvaient revendiquer l’honneur des décou-vertes qu’il lui attribue. Albatégni a joué chez lesArabes le même rôle que Ptolémée chez les Grecs :tous deux ont présenté le tableau des connais-sances acquises de leur temps , et leurs ouvrages,ayant seuls surnagé au milieu des révolutionspolitiquesqui ont tant de fois bouleversé le monde,on s’est accoutumé à les considérer comme ladernière expression de la science grecque et de lascience arabe. Du seizième au dix-neuvième siècle,Albatégni a été aux yeux des Européens le seulastronome de quelque mérite qui eût paru sur laterre depuis Ptolémée jusqu’à Régiomontan , pournous servir des termes mêmes de Bailly ; mais il ya cette différence entre l’auteur de l’Almageste eÇ