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Tome premier.
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le savant arabe , qu’on a perdu tout espoir deretrouver jamais les ouvrages d’Hipparcjue, dontPtolémée a fait un si grand usage, tandis que lesTraités des mathématiciens qui ont précédé Alba-tégni subsistent encore; et il sera permis de rendreun jour à chacun le bien qui lui appartient réel-lement. Nous savons déjà à quoi nous en tenirsur quelques points principaux de leur histoire.Ainsi Delambre, dont M. Biot loue très-fort lesappréciations judicieuses, n’avait pas hésité à af-firmer qu’Alfragan avait servilement copié certainschapitres d’Albatégni; c’est, au contraire,Albatégniqui s’est approprié une partie de l’ouvrage d’Al-fragan, écrit plus de cinquante ans avant lui.Montucla attribuait à Albatégni la correctiondu mouvement de précession des équinoxes,supposé par les anciens d’un degré en cent ans.Celte correction avait été faite dès le règned’Almamoun. Il en est de même du mouvementde l’apogée du soleil, inconnu à Hipparque et àPtolémée , et de l’excentricité de l’orbite de cetastre; et il serait téméraire d’affirmer qu’Albatégnieut la première idée de la substitution des sinusaux cordes, tant qu’on n’aura pas compulsé lesécrits de ses devanciers. Nous nommerons parti-culièrement, parmi eux, Mashallah, Ahmed-ben-Mohammed-al-Nevahendi, Hégiah-ben-Iousef, la-