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bien d’autres encore, dont les efforts ne peuventavoir été complètement stériles, et qui précèdentimmédiatement Aboul-Wéfa, mort en 998, etinventeur présumé de la variation.
Avec Aboul-Wéfa l’école de Bagdad semble s’é-teindre; du moins ne pouvons-nous recueillir dedonnées certaines sur les savants arabes qui sesont distingués dans les États musulmans d’Orientau onzième siècle. Il n’est point permis, cepen-dant , de croire que les sciences exactes aient cesséd’être cultivées; les travaux du célèbre Albirouni,qui n’existentpointenentierdansnosbibliothèques,mais dont l’importance nesaurait être mise en doute,si nous en jugeons d’après les témoignages deshistoriens orientaux; et, d’un autre côté, la ré-forme du calendrier persan, en 1076, qui atteste ,chez ses auteurs, un mériteéminent (1), suffiraientpour démontrer le contraire. Mais il semble quel’activité intellectuelle des Arabes change de di-rection, et se porte plus particulièrement versl’Occident . L’Égvpte venait de se séparer défini-tivement de la cour de Bagdad ; les Fatliimilesavaient fondé le khalifat du Caire ; et, sous leursauspices, Ebn-Jounis, élève d'Aboul-Wéfa , ap-préciant comme lui les avantages de la méthodeexpérimentale, élevait un observatoire et eons-
( 1 ) Voy. nos Prolégomènes il’OIong-Bog, pag. ï5.