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11 ne s’agit plus, en effet, pour M. Biol, d’inter-polation ; le chapitre d’Aboul-Wéfa est bien au-thentique; mais il n’offre aucun rapprochementpossible avec la théorie de Tycho-Brahé , ce n’estqu 'une paraphrase confuse, embarrassée, inintelli-gente du cinquième chapitre du cinquième livre deV'Almageste (i).
Une telle conclusion a lieu de surprendre; de-puis sept ans, les savants les plus illustres ont prispart au débat qui s’était élevé à l’occasion de notremémoire; ils ont suivi la discussion avec un véri-table intérêt ; ils ont eu sous les yeux et l’Almageste rie Ptolémée , c’est-à-dire, le chapitre V de son cin-quième livre sur lequel nous avions appelé leur at-tention, et le passage d’Aboul-Wéfa, et ils n’ontpoint été frappés de la concordance des textes, oumême des idées. Bien plus: quand, en 1 843, on asaisi l’Académie des sciences de la question, nousaurions montré les différences radicales qui sépa-raient Aboul-Wéfa de Ptolémée ; et l’on aurait pucroire le problème résolu contre le premier deces deux astronomes, alors même qu’aucune desdifférences signalées n’aurait été expliquée d’unemanière satisfaisante? C’est là une thèse vraimentinacceptable.