( «7 5 )
plus ou moins ingénieuses, tant qu’on met enavant des arguments d’une valeur équivoque, enlaissant de côté ceux qui peuvent porter atteinteà un système conçu à priori, toute liberté de dis-cussion subsiste, et le champ demeure ouvert àla manifestation de la vérité.
Ces observations nous sont suggérées par lamarche que M. Biot a suivie dans N son examencritique d’Aboul-Wéfa; examen fait, comme il ledit lui-même, et comme cela doit être pour toutequestion de science, sine ird el studio (i).
d. De Vinterprétation du texte d’Aboul-lVéfa .—La traduction que nous avons donnée du chapitred’Aboul-Wéfa avait été reconnue très-fidèle ( 2 ) :M. Biot ne prétend lui-même élever aucun doutesur son exactitude (3) ; mais il s’adresse à troispersonnes presque étrangères aux écrits et à lanomenclature scientifique des Arabes , et il enobtient trois versions mot à mot du chapitredont il s’agit ; de ces trois versions mot à mot.,strictement conférées ensemble, il résulte ce queM. Biot appelle une traduction littérale , traductionobscure et confuse qui lui suggère les suppositionsles plus hasardées.
(1) Journal des Savants , décembre 1843, p. 728.
(2) Comptes rendusdes séances de CAcad, dessc., 12 j 11 in 1843.