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Tome premier.
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On concevrait très-bien que l’interprétation d’untexte original laissât quelque chose à désirer, etque notre version du passage d’Aboul-Wéfa donnâtlieu, sur certains points, à d’utiles corrections;mais la substitution de mots sans aucun sens àdes termes techniques, dont la valeur ne peut êtrecontestée, n’est assurément pas de nature à éclair-cir telle question que ce soit ; l’esprit de précisionmoderne que nous cwons transporté, selon M. Biot ( i ),à notre traduction, consiste uniquement dansl’emploi d’expressions consacrées qui constituentle langage astronomique des Grecs et des Arabes,ainsi qu’on le verra plus loin. « Maintenant qu’il« s’agit de faits et non de style, ajoute M. Biot , il« m’a semblé essentiel de conserver à l’auteur« arabe les formes propres sous lesquelles il a pré-" senté ses conceptions, afin que, par leur carac-« tère arrêté ou indécis, on puisse reconnaître la« netteté ou le vague des idées qu’il en avait lui-« même (2). » Il n’y a de vague et d’indécis danstoute cette question , que le mot à mot reproduitpar M. Biot ; Aboul-Wéfa savait très-bien ce qu’ilvoulait dire; les expressions dont il se sert 11’of-frent aucune incertitude, et nous maintenons

(1) Journal des Savants , décembre 184B , p. 729.

(2) Id., id.