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Tome premier.
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Jes traducteurs arabes s’étaient indifféremmentservis des mots muhaznl et maïl pour rendre leterme grec irpociveuffiç dans la version qu’ils nousdonnaient du chapitre V du livre Y de l’Almageste,seulement qu’Aboul-Wéfa le prenait dans un sensabsolu, nous avons dû tout naturellement iden-tifier les mots itpdcrvÊuati; et rnuhazal. S’ensuit-ilque le chapitre d’Aboul-Wéfa soit la reproductiondu chapitre de Ptolémée , qu’on a présenté commeune espèce de découverte , quoiqu’il se trouve ana-lysé par Delambre, signalé par nous dans notrepremier mémoire, et qu’il ait exercé plus d’unefois l’esprit des commentateurs? Certes, on nesaurait accepter une semblable conclusion; parcela seul que nous aurions fait suivre le muhazatde irpo'cveuciç placé entre deux parenthèses , nousaurions donc nous-mêmes résolu la question con-tre les Arabes! et.si nous avions écrit au lieu de-repoTVEucnç le mot variation , la découverte d’Aboul-Wéfa aurait pu être admise sans difficulté. L’ab-surdité d’une semblable thèse ne permet pas des’y arrêter, et la méthode qui devait nous dirigerdans nos recherches, était indiquée par le simplebon sens; nous avons examiné avec une scrupu-leuse attention le passage d’Aboul-Wéfa et le cha-pitre V du livre V de Ptolémée, et si nous n’avionspoint reconnu des différences radicales dans les