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Tome premier.
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deux exposés , nous n’aurions point songé à pu-blier un travail qui n’eût été qu’une édition nou-velle et très-peu intéressante de quelques para-graphes de l’Almageste grec. C’est le fond deschoses qu’il faut considérer; et nous en dironsautantà l’égard d’une seconde assertion deM.Biot,qui ne veut pas croire qu’Aboul-Wéfa ait déter-miné la troisième inégalité lunaire, parce qu’il nel’annonce pas comme nouvelle. Qu’importe lamanière dont l’astronome arabe expose ses idées?La troisième inégalité lunaire est-elle, oui ou non,dans l’ouvrage d’Aboul-Wéfa : voilà toute la ques-tion. Aboul-Wéfa intitule son chapitre: De la troi-sième inégalité que l’on trouve à la lune, appeléeinégalité du muhazat. Or, on n’aperçoit nichezles Grecs, ni chez les traducteurs arabes de l’Al-mageste , une inégalité ainsi dénommée; et jus-qu’au moment où l’on nous prouvera, les textesà la main, qu’un astronome de l’école de Bagdad ,antérieur à Aboul-Wéfa , s’est servi des mêmestermes que lui, et a décrit très-exactement la mêmeinégalité, il nous sera permis d’en attribuer la dé-couverte à celui qui le premier nous l’a révélée.— M. Biot lui-même (i) n’hésite pas à voir dansAlbatégni l’inventeur d’un procédé géométrique

(i) Journal des Savants , décembre i 8 /| 3 , p. 726.