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applications qu’ils en ont faites? C’est là unequestion de philologie fort délicate; mais elleservira à éclaircir un point curieux de la nomen-clature scientifique des Arabes , et sous ce rapportelle offre un intérêt réel.
Nous avons dit, dans la dernière note que nousavons soumise à l’Académie (v. plus haut, p. 107),que les points de l’orbite lunaire que nous dési-gnons sous le nom d’octants , avaient été appeléstvine et sextile , tathlilh et ^3 lasdis,
par les savants de Bagdad. M. Biot repousse cettehypothèse comme contraire à l’analogie gram-maticale; c’est une erreur, et je ne conçois pasque les orientalistes auxquels il s’est adressé , que/ui-inérne , aient pu se demander si, dans les déri-vés de trois et de six, il serait possible de décou-vrir le nombre huit ( 1). Qui supposera jamais quetrois ou six renferme l’idée du nombre huit ? Mieuxeût valu se reporter aux triens et sexlans , qui,multipliés l’un par l’autre, donneraient ce nombre(4 X 2 8). M. Biot oublie-t-il donc que le mot
octant est un terme de convention, imaginé parTycho-Brabé au dix-septième siècle de notre ère,et que par conséquent on n’a aucune raison decroire que les Arabes en aient jamais eu connais-sance? Il s’étonne qu’on ne trouve pas dans les
(1) Journal des Savants , décembre 1 843 , p. 736.
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