( 222 )
tion qui frappera tout le monde, c’est qu’Aboul-Wéfa renvoie son lecteur, dans la dernière partiede son exposé, à un autre chapitre de son ouvrage,qui malheureusement ne nous est pas parvenu,et qu’il faut avant tout examiner si les explica-tions qu’il donne, en parlant de la troisième iné-galité, coïncident avec celles de Ptolémée ; c’estlà que réside le nœud du problème; et si nousn’avions reconnu nous-mêmes des différences pro-fondes entre les deux auteurs, nous n’aurions ja-mais eu la pensée d’attribuer aux Arabes une dé-couverte qu’ils auraient empruntée à l’Almageste .Ces différences profondes , nous les avons déjà si-gnalées, mais elles ont passé inaperçues sousles yeux de M. Biot ; nous allons les rappeler enpeu de mots, et tant qu’on ne les aura pas expli-quées d’une manière satisfaisante , nos objectionssubsisteront dans toute leur force.aa. L’inégalité de Ptolémée est intimement liée àYévection; celle d’Aboul-Wéfa, selon les propresexpressions de l’auteur, en est indépendante.bb. L’inégalité de Ptolémée résultant du mouve-ment oscillatoire de l’apogée lunaire , n’est ap-préciable que dans une période de plusieursmois ; celle d’Aboul-Wéfa se renouvelle quatrefois dans chaque lunaison.cc. L’inégalité de Ptolémée présente des éléments