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d’exactitude. Lorsque les déterminations qu’il ex-pose sont conformes à celles de Ptolémée , onpeut en conclure que ses observations ne lui ontfourni aucun élément nouveau, et que, par con-séquent, il n’a rien eu à rectifier; mais quand ils’écarte des données de l’astronome grec, pour serapprocher de la vérité, quand il s’appuie sur unexamen plus attentif des phénomènes pour pro-poser d’utiles corrections, on ne peut dire qu’iln’a fait qu’amoindrir, tronquer et lacérer le traitéde Ptolémée . Si M. Biot s’était dégagé de touteprévention, au lieu de voir dans Aboul-Wéfa unplagiaire ignorant, il lui aurait tenu compte desimportantes modifications qu’il apporte aux mé-thodes grecques, et des perfectionnements qu’il aréellement introduits dans les tables astronomi-ques de ses prédécesseurs, en ce qui concernenotamment le mouvement de l’apogée des pla-nètes ; il lui aurait su quelque gré de l’emploi destangentes et des sécantes dans les calculs trigono-métriques, innovation dont on faisait honneur àRégiomontan. 11 n’aurait pas enfin comparé auxliypotyposes de Proclus un livre qui porte enlui un cachet d’originalité incontestable.
M. Biot n’est pas plus heureux dans ses autresappréciations : « Toute la théorie des moyens« mouvements et des inégalités de la lune occupe