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« six pages de discours sans une seule figure ; je« le donne au plus habile de notre temps dette« aussi bref. » Il ne faudrait pas aller loin pourrépondre à ce défi; Bailly, Montucla , Lalandeont résolu ce hardi problème , et nous ne sachionspas que quarante pages d’une phraséologie ver-beuse et diffuse, fussent de nature à faire avancerd’un seul pas des questions scientifiques. Ce seraitassurément un très-grand mérite dans Aboul-Wéfa, que cette concision et cette netteté d’ex-pression qui sont l’attribut du génie ou du vraisavoir; mais, au reste, les chapitres où il déve-loppe la théorie de la lune manquent dans le ma-nuscrit que nous possédons, et les passages quenous avons cités dépendent d’une sorte d’appen-dice , où il résume ses propres idées et cellesqu’il a précédemment exposées et démontrées.
Il est aussi fort injuste d’accuser Aboul-Wéfade ne pas citer à tout propos Hipparque et Pto-lémée; puisqu’il commence par annoncer qu’ils’appuie, dans son ouvrage, sur les travaux de cesdeux astronomes, il n’a pas besoin de répéter sanscesse la même chose. A cette occasion, qu’il noussoit permis un simple rapprochement : M. Biot regrette, qu’aujourd’hui l’Almageste de Ptoléméesoit si peu connu, si mal étudié; on en conçoit ai-sément la raison : la science moderne suit d’autres