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Tome premier.
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voies.Mais peut-on supposer que lesArabes, qui pen-dant plusieurs siècles ont fait des tables grecquesla base de leurs recherches et de leurs observa-tions, ne les aient jamais comprises , et qu’actuel-lement il suffise à un savant français de jeter uncoup d’oeil superficiel sur le livre de Ptolémée ,pour en apprécier les détails avec plus de jus-tesse, que ne l’ont fait pendant plusieurs sièclesdes astronomes dont il était presque le seulguide? Pouvons-nous affirmer, lorsque nous necomprenons pas un passage grec ou arabe, quel’auteur de ce passage ne s’est pas sans doutecompris lui-même ? C’est cependant à une telleconclusion que se trouve entraîné forcémentM. Biot ; et il semblerait plus rationnel de recon-naître qu’avant de juger les astronomes arabes etde leur délivrer un brevet d’incapacité, sans avoircompulsé leurs livres, il vaudrait mieux chercherà les réunir, à les traduire, et ne point formulerson opinion sur des données incomplètes et in-certaines. Quand on considère le peu de docu-ments que nous possédons encore sur les écritsscientifiques des Arabes , on reconnaît qu’il existedans l’histoire de l’astronomie une lacune très-re-grettable, et cette lacune ne sera jamais comblée,si, au lieu de multiplier les recherches et d’étu-dier avec soin les manuscrits , on accepte des