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siècle de notre ère, une découverte intéressantedans un de ses manuscrits, sans chercher à luidonner un retentissement inaccoutumé. Tycho-Brahé n’a point fait autrement, quoiqu’il eûtà sa disposition les presses de la ville de Pra-gue , et ce ne fut qu’après sa mort qu’on trouvadans ses papiers le plus beau résultat de ses tra-vaux.
Au reste, la seule réponse à faire, dans l’étatactuel de la question, à ceux qui s’étonnent dusilence des écrivains arabes postérieurs au dixièmesiècle, sur la détermination de la troisième iné-galité lunaire, est celle-ci : Qu’en savez-vous?M. Biot , par exemple, croit que si Aboul-Wéfa« a fait faire un si grand pas à la science astrono-« mique, sa découverte aura été vraisemblable-« ment connue des savants orientaux qui suivirent« après lui la même carrière ; que du moins elle« aurait été difficilement ignorée d’Oloug-Beg, puis-« que le manuscrit même où on la suppose con-« signée a fait partie de la bibliothèque de Schah-« Rokli, le père de ce prince astronome ; qu’Oloug-« Beg n’aurait donc pas manqué d’introduire des« rectifications si importantes dans les tables hi-er naires qu’il a construites ; qu’on en possède le« manuscrit écrit en persan (et même en arabe),« de sorte qu’on peut voir aisément s’il les a cou-