( 251 )
904 (1498 de J. C.) parles Uzbeks (r), Baber, filsd’Omar-Scheikh, fut obligé de se réfugier dans lesIndes , où il fonda une dynastie nouvelle, illus-trée par son petit-fils Akbar.
Telle est la série chronologique des princes dela famille de Timour qui ont régné dans la Trans-oxiane ou Ma-wara-alnabar, et il est fort difficile,en étudiant leur histoire, de percer l’obscuritéqui entoure les descendants d’Abou-Saïd. Il étaitnécessaire, pour l’intelligence de ce qui va suivre,que nous fissions connaître par une esquisse ra-
(1) D’Herbelot, Biblioth. orient., p. i63, 4^6, 762, 916.On se ferait difficilement une idée de la confusion et des con-tradictions où tombe à chaque instant d’Herbelot, dans tout cequ’il dit au sujet des derniers Timourides de la Transoxiane.On lit, pages 456 et 566 : « La postérité de Tamerlan fut dé-« pouillée du Maouarannahar parSchaïbek, sultan desUzbeks,« l’an 904 de l’hégire; Mirza Babur, fils d’Omar-Scheikh et« successeur de son oncle Ahmed, fils d’Abou-Saïd, fut le der-" nier de la race de Tamerlan qui y régna. » — Et. pag. 38 :« Sultan-Massud (autre petit-fils d’Abou-Saïd) jouit paisible-« ment de Samarcande et de la Transoxiane, après la mort« d’Ahmed, et y régna jusqu’à l’an 906 de l’hégire.» On trouveaussi (pag. 762) que Schaïbek-khan reprit sur les enfants deTamerlan la Transoxiane, l’an 904 de l’hégire , après la mortdu sultan Mirza-Houssain, et nous voyons (pag. 464) que lesultan Houssain régnait encore dans le Rhorasan, où il mouruten l’an 911 de l’hégire (i5o5 de J. C. ; voy. plus hautp. 25o).Les anachronismes ne sont pas moins fréquents ; on lit, pag. 6et 7 : « Année de l’hégire 85o, de J. C. 1481 ; de l’hégire 854,« de J. C. 1485, etc. »