( 1 2 3 4 ^2 )
pide ce que l’on entend par Timourides de laTransoxiane. Maintenant nous revenons à Schah-Rokh, objet principal de notre attention.
II. 11 est peu d’époques de l’histoire orientale,comme le dit si bien M. Quatremère , qui présen-tent une série de faits aussi multipliés et aussi in-téressants que ceux du règne de Schah-Rokb (i).Protecteur éclairé des sciences, il attirait à sa courde Hérat (a)tous les hommes distingués par leursconnaissances, et les comblait de bienfaits. La bi-bliothèque qu’il avait formée, montrait assez sonamour pour les livres, et on sait qu’il entretenaitdes rapports littéraires même avec le sultan d’E-gypte (3). Né à Samarcande en 779 de 1’liégire(1377 de J. C.) (4), il prit part de bonne heure
(1) M. Quatremère , Mém. Inst, sur la vie de Schah-Rokh(Journal asiatique, 3 e série, t. II, p. ig3 et suiv.). —M. Price( Chronolag . rétrosp., t. III, p. /|85) avait laissé tout à faire ànotre illustre orientaliste, qui s’est principalement servi, pource travail, du manuscrit d’Abd-Errazzak.
(2) M. Quatremère , Hist. des Mongols de Perse , Yie deRaschid-eddin, p. 84. —Voy. aussi Mém. sur la vie de Schah-Rokh, 1. c., p. 213. M. Quatremère indique à ce sujet Gonzalèsde Clavijo, Vida del gran Tamorlan, 2 e édit., p. 129.
(3) M. Quatremère , Journ. asiat., 1. c., p. 196 et 197.—Mémoire sur le goût des livres chez les Orientaux, p. 32 et 44.— Hist. des Mongols de Perse, Yie de Raschid-eldin, p. 80;et voyez aussi p. 83 et 84.
(4) M- Quatremère , Journal asiatique, 1. c., p. 207. Ou litdans Pococke, Supplementum historiée Abul-Faragii, i663,