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quel point ils portaient la précision et l’exactitudedans la fabrication des quarts de cercle , des as-trolabes , etc. On a prétendu que les Arabes con-naissaient le pendule; c’est une question encoreen litige, mais que des recherches ultérieurespourront résoudre affirmativement ( 1 ). Chaquejour amène quelque découverte nouvelle, et vientdémontrer l’extrême importance d’un examen ap-profondi des manuscrits de l’Orient. Le travail deM. le chevalier Amédée Jaubert sur la boussole ,employée dès le douzième siècle par les Arabes,n’en est-il pas encore unepreuveévidente ( 2 ). Quantà l’opinion qui leur attribue l’invention du téles-
(1) Voici le passage d’Ed. Bernard qui a donné lieu à cette
assertion : « Inter codices arabicos in nnisæo Mcrtonensi.
« milita sane comniendant astronomiam Orientalium. Félicitas« quidem et claritas regionum ubi observation; machinarum„ granditas et accuraLio, quantas plerique nostri credere no-te luntcœlo ipso obvertisse. Contemplantium insuper nunierus« et scribentium decuplo major quam apud Græcos Latinosque« eelebratur. Adde decuplo plures munilicentiores ac poten-« tiores principes qui viris boni ingenii sumtus et aima coe-„ lestia dederunt. Quid vero astronomi Arabtim in Cl. Ptole-« mæo, magno conslructore artis cœlestis, injuria nulla re-« prehenderent ; quam illi sollicite temporis minutias, per« aquarum guttulas, immanibus Sciotberis, imo (mirabere)« fili penduli vibrationibus jampridem distinxerint et mensu-u rarint; quam etiam perite et accurate versaverint in magno« molimine ingenii humani de ambitu intervalloque binorum« luminarium et nostri orbis una cpistola narrare non debet.»
(2) Klaproth, Mém. sur l’invention de la boussole.